Aria des Brumes et autres trucs


Noël en pente raide

Publié dans Ecriture par Don Lorenjy sur le 26 octobre, 2007
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Vu d’ici, cette histoire a un côté circulaire. Je l’ai commencée avec une planète à sauver… et me voici, au bout de trois cents pages, avec cette même planète, toujours à sauver.
Il a dû se passer plus de trucs que prévu sur Aria. J’accuserais volontiers le rythme d’un chapitre par jour, si j’étais d’une mauvaise foi pourrissante. Mais non, ce n’est pas ça.
Alors quoi ? Rien d’autre que de l’arithmétique et un calendrier.

D’une part, je finis le chapitre 13 alors que je ne m’en suis accordé que 14 (le billet « Bascule… »). Un chapitre et l’épilogue, c’est tout ce qu’il me reste pour résoudre les problèmes en cours, faire exploser la menace qui couve, sauver Aria, et accessoirement rendre mon héros un peu plus humain.
D’autre part, nous sommes le 24 décembre. Et pas moyen de trouver un cadeau de rechange dans cette campagne normande (à part une motte de beurre ou une bourriche de moules, à la rigueur, c’est bon les moules au beurre, Chérie…).

Alors c’est le grand schuss. Je fais fumer le clavier et cracher l’imprimante. Pete Townsend les doigts en sang sur sa Gibson, Live at Leeds (c’est une image).
Côté récit, forcément ça finit par se voir. Le chapitre 14 est une cavalcade immobile qui boucle toutes les questions en suspend et se clôt sur un duel express (rassurez-vous, futurs lecteurs, tout à changé depuis). Et l’épilogue… eh bien l’épilogue est pire encore. Bataille dans l’espace et sur Aria, déchaînement de pouvoirs occultes, pièges, trahisons, extorsions : ce n’est plus un épilogue, c’est Dartagnan contre Battlestar Galactica. Pas le temps d’affiner, il faut finir !
Le soir venu, promesse tenue : Aria des Brumes a son point final et mon épouse son cadeau tout fumant. Fin de l’acte I.

Je peux danser partout dans la maison en criant que « j’ai écrit un roman ! » La famille penche pour un internement, mais pas un soir de Noël, quand même… N’empêche que je suis tout rose avec la fierté, sans me rendre compte que le résultat de tous ces efforts n’est pas… enfin… terrible.

D’avisés conseilleurs vont m’alerter sur le fait qu’à force de dire du mal de ce bouquin, personne ne voudra plus le lire. Ils ont raison.
Alors je rappellerai que, même s’il m’arrive de bêcher salement le jardin, avec un peu de temps et de travail les fleurs finissent par être jolies. Pourquoi cacher qu’Aria a d’abord été un monstre bancal, un premier jet qui a fusé sans autre envie que de me (et nous) faire plaisir ? Ça brouillonne ? Normal, c’est un brouillon.
Pas présentable peut-être, mais au moins, il existe. Il y a la matière. Il n’y a plus qu’à travailler. Avec du temps, de l’aide et des conseils. Je n’y arriverai pas seul. Le plus dur reste à venir : oser le faire lire dehors.
On en reparlera…

7 Réponses vers 'Noël en pente raide'

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  1. Notpil Wolley a dit,

    sur 26 octobre, 2007 sur 5:03

    Merci pour tes voeux !
    ça y est maintenant, j’ai l’adresse de ton blog !
    dès mon retour de vacances, je me laisse dans la lecture acharnée de la génèse de ton livre :p
    à tout bientot !

  2. Don Lorenjy a dit,

    sur 26 octobre, 2007 sur 5:09

    Sacré Notpil !
    Chacun aura reconnu en lui un jeune marié du week-end…
    Bon vent à tous les deux :)

  3. Chris a dit,

    sur 28 octobre, 2007 sur 1:40

    Bon ben ça veut dire que tu peux me prêter ta femme maintenant(pour qu’elle m’oblige à bosser mon roman hein.)

  4. Don Lorenjy a dit,

    sur 28 octobre, 2007 sur 4:09

    Je suis sûr que ça lui ferait plaisir ;)

  5. Denis a dit,

    sur 29 octobre, 2007 sur 11:19

    Eh bien, on continue à fond dans l’auto promo, non ?
    Si ça plaît…

  6. wiliam a dit,

    sur 29 octobre, 2007 sur 8:17

    En même temps, Denis, ça doit être dur de parler de la genèse d’Aria des Brumes (si, si, relis, c’est le sujet principal du blog) sans parler de… la genèse d’Aria des Brumes.

    Vas-y, Don Lo, raconte… On est toujours là…

  7. Don Lorenjy a dit,

    sur 30 octobre, 2007 sur 8:05

    Ne t’inquiète pas Wilou, je suis là aussi.
    D’ailleurs je vais vous parler de quoi ça parle.

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