Faut que ça morde !
Admettons qu’il existe deux sortes de loups : le premier s’enfuit la queue entre les pattes dès qu’on lui tape sur le museau, alors que le second vous bouffe la main, le bras, le reste, avant de s’attaquer à votre famille, vos amis et vos employeurs…
Désolé, je ne suis pas sûr de pouvoir tenir la comparaison bien longtemps.
Je reprends avec : « Admettons qu’il existe deux sortes de pêcheurs… »
Vous voyez où je veux en venir ? Alors on file à la conclusion : ce n’est pas parce que les grands éditeurs n’ont pas répondu mieux que « NON », même si avec les formes tout bien, que je ne vais pas tremper mes lignes ailleurs. L’édition française est mon gâteau, je vais la croquer jusqu’à la dernière miette ! Il va juste falloir couper de plus petites tranches, affiner la cible, éplucher le site du BIEF pour découvrir la perle rare, voire tout un collier : les éditeurs qui pourraient publier mon Aria. Ça prend du temps, mais ça le vaut bien.
Et je découvre que l’édition est aussi un monde humain avec des morceaux de vrais gens dedans. Scoop !
Par exemple Philippe Ward, de la jolie maison Rivière Blanche. Ce monsieur est dévoré par la passion du livre et de son auteur, avec un emploi du temps à débordement. Pourtant, il accepte de lire le manuscrit d’Aria. Comme ça. Pour rien, puisqu’il me prévient que son agenda de publication est plein jusqu’à 2012. Et en plus il me gratifie d’un commentaire que ma modestie m’interdit de reproduire ici. Donc le voici : « Votre roman est bien, il tient la route, une bonne histoire, il y a quelques petits problèmes au niveau du style mais rien de grave. A mon avis vous pourriez le proposer à d’autres éditeurs comme Nestivqnen ou Eons car c’est un livre qui mérite d’avoir une vie éditoriale, il faut simplement qu’il trouve son éditeur.»
On dirait que je frime, mais je suis juste rose avec la fierté.
Heureusement que d’autres éditeurs à vrais gens me recalent sur mes bases. Telle m’enjoint de tout réécrire au passé, parce que 300 pages au présent c’est maux de tête et compagnie. Tel autre me dit de commencer par finir mes phrases, sinon je vais perdre des lecteurs à les lancer sur un tremplin sans tapis.
Il y en a même qui ne répondent pas, comme les grands. Ce que c’est que l’ambition !
Et puis, et puis, et puis….
Je reçois ça, par retour d’un envoi du fichier Aria par mail :
« Bon, alors, premier test passé haut la main. très belle écriture, dynamique. Manuscrit transmis à l’équipe pour un jugement sur le fond….
Encore un peu de patience, mais je voulais vous rassurer un peu… »
Voilà. C’est fait. Je suis mordu. C’était le 22 septembre 2006. Inutile de vous dire que j’avais du chauffage intérieur pour tout l’hiver !
Alors ? Qui est cet éditeur calorifère aux pieds duquel sont déposés mes espoirs tout vibrants ? Vous me connaissez un peu, maintenant… faudra attendre.
Et d’ailleurs, puisque vous êtes encore assez nombreux à ne pas connaître ce blog, appliquons une vile tactique proposée par Nicolas de Partageons-le-reste : citer d’autres blogs. Alors il y a bien sûr Versac (pour le côté influent incontournable), Irène, Aloysius Chabossot, Philippe Bilger, les experts en SF, Eric Mainville, Thomas Clément (un collègue pubard ne peut être complètement mauvais), Wrath et Léo Scheer qui vont si bien ensemble, et enfin Arrêt sur Image. Voilà, ça devrait faire le compte, même si ça ne sert à rien.
le 23 novembre, 2007 le 12:26
Hello Don
Je ne connaissais pas Rivière Blanche, mais ça m’a l’air sérieux, d’après ce que tu en dis !
Au fait, je parle de ton blog ici:
http://wrath.typepad.com/wrath/2007/11/le-diable-vauve.html
le 23 novembre, 2007 le 6:17
Comment ça ? Une vile tactique ? (merci pour le lien !)
le 23 novembre, 2007 le 6:49
Oh, le rusé !
À charge de revanche…
le 23 novembre, 2007 le 7:42
Vous voyez que ça marche !
Merci Nicolas (pour le conseil et le passage), merci Wrath et merci Irène (Oh, oui merci toi… pour tout).
le 24 novembre, 2007 le 10:35
[...] que, parmi les multiples envois de manuscrits et de fichiers Word, ça a finit par mordre (rappelez-vous). Et ça mord fort [...]