Aria des Brumes et autres trucs


Premières notes en ligne

Publié dans Ecriture par Don Lorenjy sur le 29 novembre, 2007
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En croisant un billet rigolatique de Marco sur les premières phrases de roman et une démarche sérieusitoire de Léo Scheer sur le traitement en ligne des manuscrits, j’en viens à penser qu’il est grand temps de vous montrer le début d’Aria des Brumes.

Alors voilà :

 

Éjection.
Silence et vide spatial.
Atmosphère : long hurlement de chute enflammée.
Déchirement, branches cassées et impact spongieux.
Ouverture du cocon, sifflement de pressurisation : je tombe, de l’eau poisseuse jusqu’à mi-cuisses.
PROTECTION INITIALE !
L’ordre du conditionneur me claque droit dans le cerveau.

Tels sont les 44 premiers mots du prologue. Ils n’ont pas changé depuis le tout premier jet et datent de cette wannabe-nouvelle au début de laquelle je voulais précipiter le lecteur directement dans les sensations d’une brute de guerre. La suite ? Seulement si ça vous a donné envie…

Moi, je retourne à mes épreuves.

Edit : à la demande générale de Frehelle, quelques lignes de plus :

 

J’obéis bien sûr. Vingt pas tout droit, dix à gauche, en arc. Ne pas tenir compte du terrain. Juste s’éloigner du point de chute qui attire déjà tout ce qui voit ou entend. Se blottir dans les feuilles…
OBSERVATION !
Toujours le conditionneur. Il sera mon contact avec l’orbiteur pour toute la mission : un vrai chien de garde. Observons donc…
La jungle respire, c’est la nuit. Mon atterrissage perforant a fait taire les bestioles, mais je sens que ça grouille, partout. L’œil électronique de mon autocam double ma vision naturelle. Des images intensifiées, sans couleur, injectées direct sur mon nerf optique.
ACTIVER REGROUPEMENT !
Oui, on y va. Presque vexant, ces impulsions permanentes. Comme si je n’étais pas assez entraîné à ce genre de balade nocturne ! Je bipe les collègues.
Quelques minutes de silence grouillant, et quatre “déchirement-impact-pshitt” se succèdent dans les dix mêmes secondes. Quatre silhouettes qui s’éparpillent réflexe. Puis se rassemblent autour de moi. Groupe THOR au complet.
Premier debrief sous les arbres, alors que nos cocons organiques se décomposent déjà. Bientôt ce largage ne laisse pas plus de trace qu’une bave d’escargot rincée par la pluie. Comme si nous avions toujours été là. Cinq vers dans le gros fruit d’Aria.

11 Réponses vers 'Premières notes en ligne'

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  1. frehelle a dit,

    sur 29 novembre, 2007 sur 11:54

    Ouah l’aut’, hé, comme il se fait prier…!

    Tu veux savoir si ça donne envie?
    Alors voilà.
    ça fait 4 fois que je viens relire ce post depuis que tu l’as mis en ligne, en me disant “nan mais il va avoir des remords, il va se rendre compte qu’il ne peut pas décemment en livrer aussi peu, pas humain, il va rallonger son extrait”.

    Et puis non.

    Donc, si tu ne veux pas que ton lectorat à venir crève avant l’heure à force de se bouffer les doigts d’impatience de connaître la suite, fais péter. Et plus vite que ça. Non mais!

  2. Don Lorenjy a dit,

    sur 29 novembre, 2007 sur 11:56

    J’hésite… priez-moi encore un peu, juste pour voir si je résiste.

  3. frehelle a dit,

    sur 29 novembre, 2007 sur 12:01

    “Monseigneur est le plus grand de tous les grands d’espagne”…

  4. Don Lorenjy a dit,

    sur 29 novembre, 2007 sur 12:15

    Merci, mon bon Blase… vous savez me flatter.

  5. frehelle a dit,

    sur 29 novembre, 2007 sur 12:17

    AAAAAAAAAAAAAAAAAAhhhhhhhhhhhhh, ben tu vois, quand tu veux! R’ci, m’sieur.

    Je ne regrette pas d’avoir demandé la suite dis donc.
    p’tain, c’est dans longtemps, le 18 janvier?

  6. Don Lorenjy a dit,

    sur 29 novembre, 2007 sur 12:20

    Moins qu’hier, plus que demain…

  7. Citrouille a dit,

    sur 29 novembre, 2007 sur 1:13

    Non, mais là faut arrêter !

    Don, retourne à tes épreuves, y a pas de temps à perdre !

    Frehelle : faut plus lui passer la brosse à reluire comme ça ! Après, je vais avoir un boulot monstre pour le ramener sur terre !

  8. Don Lorenjy a dit,

    sur 29 novembre, 2007 sur 4:21

    Chef, oui chef !
    (en même temps, me ramener sur Terre alors que je suis censé être sur Aria… ;)

  9. frehelle a dit,

    sur 29 novembre, 2007 sur 5:08

    @citrouille: je suis prête à toutes les bassesses pour lire des trucs sympas et nourrir mon imaginaire, je n’ai aucune fierté dans ce domaine!

  10. Marco a dit,

    sur 29 novembre, 2007 sur 5:26

    Début prenant, pas de doute.
    Merci pour le clin d’oeil initial (je me permets quand même d’apporter une nuance: de Léo Scheer et de moi, le plus rigolo n’est pas forcément celui qu’on croit, et du coup, même raisonnement pour le plus sérieux)
    Sinon, pour l’énigme de “Don Lorenjy”, je crois que j’ai trouvé: c’est tout simplement l’anagramme de “Jordy Nolen”, ton véritable nom dans la vie.
    Ah! ah! ah! Alors, ça fait quoi, de se faire démasquer?

  11. Don Lorenjy a dit,

    sur 29 novembre, 2007 sur 6:00

    Ach, damnet ! Che zuis démazqué !
    (ceci dit pour rester aussi sérieux que toi)

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