Jamal, avec respect
Bon, on va arrêter la pub à deux balles.
En rentrant du mur d’escalade ce soir, j’ai écouté France Inter. Pile au moment où le petit Jamal, franco-palestinien de 12 ans, accro au slam, nous livre un extrait du sien (de slam, vous suivez).
Jamal vit à Hébron, côté palestinien, là où les colons viennent essuyer les chenilles de leurs chars ou vider leurs chargeurs dans les mosquées. Ce blog n’est pas le lieu d’une prise de position sur le problème. Mais on peut écouter ce gamin de douze ans, parce qu’il est dedans jusqu’au cou et qu’il a quelque chose en plus des autres pour émouvoir (ben oui, ce n’est pas un gros mot).
Il dit entre autre
C’est aujourd’hui que je commence à écrire,
que la vie c’est pas si dramatique parce qu’on continue de rire.
Et il finit par
Je vous remercie de m’avoir écouté,
et je vous répète
que vivre en Palestine n’a pas que des mauvais côtés.
C’est à vous tomber les larmes, ce qu’un gamin qui vit ça peut balancer, pour peu qu’il ait du talent. Et Jamal en a, écoutez-le sur le podcast de France Inter, c’est autour de la quarantième minute de l’émission (qui le vaut bien, même sans lui, mais encore plus avec lui).
Allez-y, faites ça pour moi. Et revenez me dire ce que c’est que le talent.
Aria des Brumes, c’est bien… mais ça ne changera pas le monde.
Jamal oui, peut-être. Respect.
sur 19 janvier, 2008 sur 10:54
Non seulement petit bonhomme a du talent, mais en plus, il conserve malgré tout ce qu’il peut vivre, un “optimisme” et un amour de la vie qui force le respect.
sur 19 janvier, 2008 sur 11:14
Voilà, c’est ça, Citrouille a raison (comme toujours) : respect !
sur 19 janvier, 2008 sur 11:36
Ah oui, j’abonde… J’ai toujours pensé que le courage véritable, c’était de trouver le moyen de construire quelque chose de beau malgré la fureur des humains…
sur 19 janvier, 2008 sur 12:45
Belle formule, et très vraie. Allez lire du SophieK sur Strictement Confidentiel, ça mérite…
sur 19 janvier, 2008 sur 1:39
Oui, ça permet de relativiser pas mal de choses dans nos petites vies… mais ça ne dure jamais bien longtemps, la relativisation, malheureusement.