La défaite impartiale
Je n’ai pas suivi toute l’affaire, mais ce qui peut de loin ressembler à un micro non-événement (le silence annoncé d’un journaliste) m’a finalement paru important. Nous avons tous perdu quelque chose.
Denis Robert et ceux qui le soutiennent, bien sûr.
Ceux qui, comme vous et moi, ont besoin que quelqu’un aille leur chercher l’information pour savoir (quitte à ne rien en faire).
Et ceux qui s’ingénient à la cacher, pour se protéger.
Qu’ont-ils perdu, ces braves gens, banquiers, avocats, chefs d’entreprises et (allons-y, balançons !) homme politiques qui ont fait donner de la canonnière juridique pour couler Denis Robert ?
Pas grand chose, peut-être un doigt, ou une rotule, quelques dents ou la vie, selon l’humeur du prochain maffieux qui aura un contentieux a régler avec eux. C’est ainsi que les choses se passent, dans le milieu avec lequel ils font affaires.
Il est là, le problème. La justice sert beaucoup d’objectifs, mais l’un d’entre eux – et pas le moindre – consiste à remplacer la violence par le droit dans la résolution des conflits.
Comme j’ai pu lire dans Télérama : « en Russie, pour réduire les journalistes au silence, on envoie un tueur à gages. Dans les vraies démocratie, on demande à la justice de faire le boulot ».
Le boulot est fait. La violence a gagné, nous y avons tous perdu.
Allez, retournons écrire pour la paix à venir et la capacité des êtres à se frotter sans s’écorcher…

Et une belle image bien ringarde pour enfoncer le clou…
sur 13 juin, 2008 sur 11:44
Merci pour l’image, même ringarde…
sur 14 juin, 2008 sur 12:01
Ah! Don Lo, impénitent idéaliste!
Ne change rien (comme Loïs, je vote pour les enfonçages de clou ringard:)
sur 19 juin, 2008 sur 1:19
Pas encore lu tes textes mais je vais de ce pas en librairie me les procurer. Neuilly , Bull à fontenay, sans doute très loin dans tes souvenirs………
sur 19 juin, 2008 sur 2:39
Wouaou… Pas si loin, les souvenirs, pas si loin. (ne nous vieillissons pas trop vite).
Merci d’être passée !