Aria des Brumes


Tamtam de la Flamme

Publié dans Non classé, Tout le reste par Don Lorenjy sur le 8 avril, 2008
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Difficile de se concentrer sur la littérature, non ? Ecrire de jolies histoires, jouer à “t’as vu mon beau style”, signer des bouquins… Ce n’est pas la flamme olympique qu’un rambo chinois en survêt bleu et lunettes noires a pris des mains d’un athlète et pour l’éteindre sans explication, c’est la mienne.

Plus la flamme, cramé, vidé. Marre du tamtam !

Parce que les forces de l’ordre françaises ont bousculé, matraqué, trainé par terre des gens qui voulaient manifester avec un drapeau de la paix.

Parce que des manifestants ont eu la bêtise de se tromper de cible en sifflant les athlètes et la flamme, tombant dans le piège provocateur qui décrédibilise toute position pourtant sensée.

Parce que l’empire du milieu a beau jeu de nous faire la leçon après ce fiasco qui ne souffre aucune comparaison avec la dignité de la marche pour Ingrid Bétancourt.

Parce que les ricaneurs (non Richard, pas toi) qui gloussent à juste titre contre les nouveaux vertueux anti-olympiques vont bientôt avoir raison : à quoi sert d’exiger la perfection autour des JO quand on fait toutes ses courses en Chine depuis des années sans rien dire ?

Parce que les belles idées qui auraient peu faire avancer le respect des droits de l’homme (vous avez vu comme ça devient un gros mot ?) vont être jetées avec l’eau de ce bain polémique.

Parce que tout mode d’action individuel ou collectif en faveur du Tibet va être maintenant entaché des conneries et violences échangées de part et d’autre de cette fichue flamme.

Parce qu’on n’a plus une chance de toucher les décideurs de tous poils là où ça les fait réfléchir : au portefeuille.

Ah si tiens, on peut encore ! Je persiste : ces JO, je n’en verrai pas une image. Je suivrai les résultats des sportifs, mais je ne verrai pas un sponsor, pas un logo de chaîné télé, pas un drapeau (ni chinois, ni autre, avec ou sans menottes). Et je continue d’envoyer mes mails de refus à tous ceux qui croient me faire plaisir en “m’amenant chez moi la fête des jeux”. En ce qui me concerne, leur pognon est perdu (pas pour tout le monde, hein ?).

Allez, pour finir, une petite citation de Jiang Yu, la porte-parole de la diplomatie chinoise:

“Nous espérons que les personnalités du monde politique peuvent appréhender ce sujet en dirigeants politiques et seront capables de gérer les relations Chine-USA en pensant à la stratégie à long terme.”

Manier la promesse et la menace… tout un art.

Y en a marre. Je vais me remettre à écrire, des trucs qui font rêver un peu. Mais pas tout de suite.

Jamal, avec respect

Publié dans Non classé par Don Lorenjy sur le 18 janvier, 2008
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Bon, on va arrêter la pub à deux balles.

En rentrant du mur d’escalade ce soir, j’ai écouté France Inter. Pile au moment où le petit Jamal, franco-palestinien de 12 ans, accro au slam, nous livre un extrait du sien (de slam, vous suivez).

Jamal vit à Hébron, côté palestinien, là où les colons viennent essuyer les chenilles de leurs chars ou vider leurs chargeurs dans les mosquées. Ce blog n’est pas le lieu d’une prise de position sur le problème. Mais on peut écouter ce gamin de douze ans, parce qu’il est dedans jusqu’au cou et qu’il a quelque chose en plus des autres pour émouvoir (ben oui, ce n’est pas un gros mot).
Il dit entre autre

C’est aujourd’hui que je commence à écrire,

que la vie c’est pas si dramatique parce qu’on continue de rire.

Et il finit par

Je vous remercie de m’avoir écouté,

et je vous répète

que vivre en Palestine n’a pas que des mauvais côtés.

C’est à vous tomber les larmes, ce qu’un gamin qui vit ça peut balancer, pour peu qu’il ait du talent. Et Jamal en a, écoutez-le sur le podcast de France Inter, c’est autour de la quarantième minute de l’émission (qui le vaut bien, même sans lui, mais encore plus avec lui).

Allez-y, faites ça pour moi. Et revenez me dire ce que c’est que le talent.

Aria des Brumes, c’est bien… mais ça ne changera pas le monde.

Jamal oui, peut-être. Respect.

Ayé, l’est là !!!

Publié dans Non classé par Don Lorenjy sur le 9 janvier, 2008

Juste un petit mot pour vous dire ma joie et mon bonheur de Papa comblé : il est arrivé !

Dans un carton, livré par la Poste (on ne remerciera jamais assez la Poste comme pourvoyeuse des joies qui nous étreignent), et à une trentaine d’exemplaires. Ma femme est assez fière aussi.

275 g, 20 cm x 13 sur 19 mm d’épaisseur, des mensurations à tomber. Je l’ai mis dans ma bibliothèque (un premier roman, il faut le voir porté pour vraiment se rendre compte) et il lui va bien.

Tenez, je ne résiste pas au plaisir de vous remettre la couverture :

Edit : en plus, là vous avez la vraie couv définitive du vrai livre tel qu’il est dans la réalité vraie, c’est vous dire votre chance ! 

Maintenant, vous attendez encore une grosse semaine, et vous allez demander le même en librairie. Venez de ma part, on vous servira bien.

Ce que je vous voeux…

Publié dans Non classé par Don Lorenjy sur le 31 décembre, 2007
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Depuis quelques années, en fait depuis que j’ai décidé d’écrire autre chose que des slogans et de brochures publicitaires (ainsi que des titres idiots pour billets de blog), depuis ce temps-là donc, je m’amuse à tourner un petit texte pour ma carte de voeux, façon nouvelle, et je l’imprime en pompant ouvertement la mise en page d’une maison d’édition célèbre. Cette année par exemple, j’ai pris Actes Sud, et ça donne ceci :

(Oui, Actes CALM, parce que CALM Création c’est ma boîte de pub à moi que j’ai) Et à l’intérieur, il y a l’histoire du vieux Thomassin qui lit une page par jour et… mais ceux qui l’ont reçue l’ont déjà lu, et les autres devront attendre un peu.

En revanche, puisque j’ai quand même envie de vous la souhaiter bien bonne, l’année qui vient, voici le texte que j’avais troussé pour 2006. Bon, vous arriverez à faire quelques petites modifs pour que ça colle à l’an prochain, vous êtes grands, je compte sur vous. Donc :

L’Année (nouvelle)

Il était une fois une petite année qui allait fêter son anniversaire. Elle se sentait toute joyeuse car c’était le premier, et un peu triste aussi puisque ce serait le dernier.
Hésitant donc entre joie et larmes, la petite 2005 se demandait si finalement elle avait été bonne ou mauvaise. Bien sûr, il n’y avait pas eu de Tsunami cette fois-ci. Mais quelques tremblements de terre, inondations et attentats s’étaient acoquinés pour faire le compte. Et il en était ainsi dans tous les domaines, impossible encore de savoir quel serait le score final, positif ou négatif. D’un côté, marchands de canons et de famines se frottaient les mains. De l’autre, des bébés aux yeux rieurs voyaient le jour dans de beaux berceaux de satin rose (ou bleu). Une fleur pour chaque gros mot. Des bisous à lèvres-que-veux-tu préfaçant de grandes amours, contre des clôtures de comptes bancaires claquant sur des vies en charpie. Records au Téléthon et craintes de charniers aviaires. De la neige à Noël, de la canicule ici ou ailleurs.
Du ciel bleu et autant de nuages, tout semblait s’équilibrer au bonheur/malheur près. Dansant sur le fil, à petits pas vers sa fin, 2005 se demandait au global quel souvenir elle laisserait dans les cœurs et les corps. Match nul, année zéro ? Trop triste… il fallait que quelque chose se passe.
Et donc :

Le 31 décembre 2005 à 23 heures 57, Marcel Michu monte l’escalier d’un pas grincheux pour protester contre le tapage fait à l’étage au-dessus par les invités d’Alexandrine Pinardel, laquelle croyait de bonne foi qu’un soir comme celui-ci, enfin, vous voyez…

Pour 2005, en cet instant et à cause de cette ire bilieuse, la cote est au plus bas, pronostic défavorable. Michu sonne chez Alexandrine à 23 heures 58 seulement, son souffle n’étant plus ce qu’il était, pauvre Marcel. Il ne se rend pas compte que sa dernière colère de 2005 va sceller le destin malheureux de cette année jusque-là équilibrée. Le tapage fêtard couvrant son sonnage, le Marcel en crise passe au frappage pendant près d’une minute, ce qui l’amène aux limites du temps réglementaire et n’arrange rien aux affaires de 2005…
C’est alors qu’ouvre Alexandrine, divinement encadrée par la porte dans cette lumière de fête. Il est encore temps, tout juste temps, bien que le Michu vindicatif ne paraisse pas sensible aux charmes visuels du tableau Pinardelien ainsi offert… Surprise, l’ingénue cherche le frappeur à des hauteurs que Marcel est loin d’atteindre avec son mètre cinquante-huit. Elle perd donc encore quelques secondes avant de repérer l’intrusant, lequel met ce délai supplémentaire à profit pour monter dans les tours et gagner des sommets de fureur rentrée, mais prête à sortir.Pour 2005 les dés semblent jetés, tout est joué. Et ce n’est qu’à deux secondes de minuit qu’Alexandrine rattrape le coup in extremis d’un : “ Oh, Bonne Année Monsieur Michu, c’est gentil d’être monté nous la souhaiter, venez que je vous embrasse ” qui jette Michu dans un champ de bonheur aux senteurs de jasmin et fait basculer l’année finissante dans le club très fermé des bons crus.
2005 a juste le temps de faire la bise à 2006 par-dessus l’épaule du temps avant de s’évanouir dans un feu follet d’artifice.
— * —
Voilà, c’est tout. Bonne Année, et surtout la santé.

Le Noël de la famille Delmas

Publié dans Non classé par Don Lorenjy sur le 24 décembre, 2007

L’an dernier, quelque trois semaines avant Noël, Sylvie Delmas nous laissait un message sur le forum Ecriture & Partage, message dans lequel elle nous prévenait d’une absence momentanée pour passer quelques examens médicaux.

Il faut que je vous parle un peu de Sylvie Delmas. Fondatrice entre autres de l’association littéraire Ecriture et Partage et du journal l’E&prouvette, je l’avais virtuellement rencontrée lors du concours de nouvelles sur “le Doute”. Depuis, de mails en collaborations diverses, elle avait pris une place de plus en plus chaleureuse dans mon petit paysage. Elle m’avait laissé jouer avec certains de ses projets, le numéro 0 de l’E&prouvette nous a bien occupé, et bien amusé. Nous avions beaucoup parlé d’Aria des Brumes, elle avait envie de le lire, elle se réjouissait de lui savoir un éditeur.

Seulement voilà, Sylvie n’était pas que femme de lettres, mais aussi épouse et mère de famille. Elle s’est éteinte le 24 décembre 2006, à l’hôpital où elle pensait ne passer que quelques jours. Sur le forum, nous avons eu l’information dans un message, signé de son avatar (un beau Colley couché dans la neige) mais écrit par son mari. Un choc, à froid, pour nous qui avions d’abord été si heureux d’avoir enfin de ses nouvelles.

Voilà, elle est partie, c’était il y a un an aujourd’hui. Je ne peux pas m’empêcher de penser au Noël de la famille Delmas.

Bonnes Fêtes à tous, cueillez, cueillez…

Thierry Magnier et la loi de 49 (le titre qui fait venir du monde)

Publié dans Non classé par Don Lorenjy sur le 20 décembre, 2007
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Que les choses soient claires : je n’y connais rien et je n’ai aucune légitimité à en parler. À part peut-être le fait d’écrire des livres et d’avoir des enfants (Mika, Yoel, Papa vous aime).
Mais comme Aria des Brumes sort (en janvier, le saviez-vous ?) chez un éditeur identifié « jeunesse », et qu’il se fait en ce moment un foin de paille autour d’un article du Monde et de l’application de la loi de 49 à deux bouquins de chez Actes Sud Junior, je vais donner mon avis (ne râlez pas, je ne fais que le donner, dans mon boulot je le vends).

Donc, on peut lire ici ou ce qui se dit d’intelligent sur le sujet. Ce qui m’énerve, moi, c’est qu’attaquants et défenseurs me semblent jouer sur une seule partie du terrain (celle ou l’on débat entre l’utilité ou la nuisibilité des livres en question) alors qu’à mon sens le problème est ailleurs.
Il s’agit de livres. Pas d’un film ou d’une vidéo (ou d’un tchat, m’en fous) sur laquelle des jeunes sensibles pourraient tomber par surprise, comme ça, en touillant leur souris ou leur télécommande. Un livre, il faut l’acheter, l’ouvrir, le lire, le comprendre, se représenter ce qui y est écrit… c’est quand même un processus assez long avant l’impact dommageable ou la libération transcendantale dont chacun se renvoie les exemples choisis en service/volée.

Le problème n’est pas dans la justification d’une certaine « littérature jeunesse » par son utilité cathartique ou autre (et là je fais croire que je sais ce que cathartique veut dire… que la tique tousse, quoi). La solution ne viendra pas d’une comparaison soigneuse entre ce que Zola ou Machiavel ont de plus sombre ou morbide ou dérangeant que les livres publiés par ou sous Thierry Magnier. Le débat ne se tranchera pas entre livres qui font du bien aux jeunes et livres qui ne leur en font pas. En ce qui me concerne, nous sommes confrontés à un choix assez simple :
- soit la littérature jeunesse n’a pas à se justifier et tout y est autorisé si l’on prévient acheteurs et lecteurs,
- soit on cherche à la canaliser, à lui donner un objectif d’utilité publique, à l’instrumentaliser (donner des clés, ouvrir l’esprit, former le jugement, expliquer le monde, objectiver les pulsions… choisissez votre chapelle et changez-en), et les auteurs comme les éditeurs seront aux ordres de l’idéologie en place (qui verse à tuile, comme chacun sait).

Où vient se situer Aria des Brumes là-dedans ? Dans la marge. Honnêtement, et je suis mal placé pour vous le dire tout seul, ce bouquin ne sert à rien. Il ne vient pas éveiller telle ou telle qualité dormante chez l’adolescent en recherche de lui-même. Il ne donne les clés de rien, sinon d’un monde qui n’existe pas et dont tout un chacun se fiche. Il raconte ce que pourraient vivre les hommes, enfin certains hommes, en d’autres temps et d’autres lieux. C’est une histoire (je sais, on me dira qu’aucune histoire n’est innocente) qui a pour seul mérite d’exister et ne se justifie en rien. En revanche, tout ceux que je connais et qui s’y sont risqué ont pris un peu de plaisir à la lire.

Ah… ce plaisir de lire ! Vais-je me retrouver au purgatoire des littératures jeunesse à cause de lui ? Va-t-on m’accuser de voler le temps de ces jeunes gens qui feraient mieux de se préparer à travailler plus, plutôt que se vautrer dans les délices inavouables d’une fiction sans raison ? Il faudra bien pourtant qu’on me cherche des poux de ce côté-là de la raie si l’on veut m’interdire au moins de 15, puisqu’il n’y a pas de sexe dans Aria (zéro censure, cela ne se justifiait pas dans l’histoire, c’est tout), quasiment pas de violence physique ou psychologique (je voulais voir si je pouvais écrire une aventure qui se tienne sans meurtre, massacres, psychopathes, armées de Trolls ou potentats déviants), de la noirceur seulement quand la nuit tombe et que l’éclairage peine à prendre le relais… Cela en fait-il un livre de « jeunesse » ? Je ne l’ai pas écrit dans ce but, en tout cas. Et j’ai été tout surpris de voir que le Navire s’y intéressait. J’ai même alors pris mes renseignements par la bande, en interrogeant un autre éditeur jeunesse. Qui m’a répondu, au vu de quatre pages de résumé, que ce bouquin ne correspondait en rien aux attentes de sa cible (ça tombait bien, je n’ai jamais pensé Aria en terme marketing ou guerriers).
Alors voilà : à tous ceux qui justifient Thierry Magnier par son utilité auprès des jeunes, je demanderai d’arrêter parce qu’il vont faire interdire Aria des Brumes pour les mêmes raisons.
C’est fou ce que j’ai fait avancer le débat, là, non ?

Une ode avant l’Aria

Publié dans Non classé par Don Lorenjy sur le 3 décembre, 2007
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Petit message en coup de vent pour rassurer les fans : ils peuvent déjà lire du Don Lo tout frais en téléchargeant le dernier Marmite & Micro-Onde, c’est court, ça s’appelle “Ode à la noix” et il y a plein d’autres supers auteurs dans le zine. Bande de petits veinards, même pas besoin d’attendre janvier et Aria. C’est pas de la chance, ça ?

Et c’est vraiment le dernier numéro, Philippe Heurtel arrête : un collector, on va se l’arracher !

Sinon, Léo Scheer continue de faire parler de lui à travers son opération M@nuscrits. Je reste dubitatif, mais je suis sûr que cela va se bousculer. Qu’en sortira-t-il, bien malin le Don Lo s’il pouvait le dire. Mais j’aime bien l’idée de lire - peut-être - le prochain Goncourt en ligne, avant qu’il soit même sélectionné par un éditeur. Et vous, vous en pensez quelque chose ? Allez le lui dire, alors.

Tout cela a-t-il bien de l’importance ?

Publié dans Non classé par Don Lorenjy sur le 30 novembre, 2007

Parfois, je me demande…

D’abord, c’est un roman de SF. Alors que nous avons tellement de mal à faire notre monde  dans le présent, pourquoi aller inventer des histoires qui le refont dans le futur ? Ce n’est pas ça qui va changer les choses.

Il ne va même pas changer la littérature : je ne l’ai pas écrit pour ça. Attention, je n’ai pas dit « mal écrit ». Disons que pour chaque situation, chaque action, j’ai tenté de trouver une façon que je n’avais pas encore lue ailleurs… Mais j’ai surtout laissé l’histoire dicter le style et le rythme. Pas révolutionnaire.
Et même si on y trouve un peu de fond, quelques idées sur la responsabilité personnelle, le libre arbitre ou l’évolution des mentalités, cela restera un bouquin distrayant. Entertainment…
Ici on débat sur l’avenir des manuscrits, là on signale la mise en bière de la culture… ma petite histoire se sent encore plus petite dans ce chambard.
Alors je me demande : est-ce qu’Aria des Brumes vaut tout le foin que j’essaye de faire autour, au risque de lasser, de perdre mes amis, de voir ma Douce s’éloigner, de briser les miroirs rien qu’à vouloir me regarder dedans ? Est-ce que ça changera quoi que ce soit si j’arrive à convaincre un lecteur de plus ? Est-ce que je ne ferais pas mieux d’aller chercher des orphelins au Darfour ?
Et puis je me réponds : ma nièce de 17 ans a lu Aria en une nuit blanche, juste pour savoir ce qui se passait à la fin. Elle était contente. Et puis il y a Hélène, et Citrouille et tout l’équipage du Navire… Demain je vous en parle. Ou après-demain.

Ah, la vie qu’on vit quand on vit la vie qu’on veut !

Publié dans Non classé par Don Lorenjy sur le 28 novembre, 2007
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Je pompe ce plus qu’excellent slogan pub juste pour dire que j’aime le monde entier et que le facteur est mon ami : il vient de me livrer les épreuves d’Aria des Brumes. La joie me bouleverse, j’ai les yeux en baignoire et il faudra bientôt que je change de caleçon… Allez, louya !

Qui se penchera un jour sur ce qui transforme un écriveur débutant en groupie dégoulinante de Tokyo Hotel (ce n’est qu’un exemple, vous pouvez mettre Beatles ou Jean-Edern Hallier) ?
Les causes objectives, on les connaît. Le courrier d’acceptation de l’éditeur pour commencer. La réception du contrat (faut tout lire ? Ou signer les yeux fermés, la plume trempée dans le bonheur…). Les premières propositions de couverture (c’est bien mon nom, là, à côté du titre ?). Et puis tiens, les épreuves.
Mais au-delà, qu’est-ce que ça va chercher au fond du moi ? Pourquoi ça bascule autant ? Est-ce que ça va vraiment spinner ma vie comme, je ne sais pas, un bébé, ou un billet de loto gagnant ? Suis-je vraiment cette midinette qui étreint sur son cœur la lettre rugueuse du mec de ses hormones (je pouvais pas répéter cœur, mais vous saisissez l’idée) ?
Ah, la vie, quelle épreuve ! Heureusement, je les ai sous la main, je peux corriger… Y a plus qu’à, en évitant de tout changer dans un réflexe dérisoire pour pondre in fine le livre ultime que ce siècle attend. Heureusement, j’ai fini par lire le contrat : il y est spécifié qu’à partir d’un certain pourcentage de corrections, c’est pour ma poche.

Au fait, vous connaissez un moyen efficace de supprimer définitivement les coquilles, les répétitions et les cailloux sous les skis ? (pour les cailloux, je peux attendre, la neige a fondu)

Pas d’adresses de blogs aujourd’hui, j’ai du boulot : allez les visiter pour moi et revenez me donner des envies. (notez quand même que j’ai soigné les tags pour ramener du monde d’horizons très divers ;-)

Merci pour le truc blog qui marche

Publié dans Non classé par Don Lorenjy sur le 23 novembre, 2007
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Il faut bien le reconnaître, le truc de citer des blogs et d’aller poser des commentaires ailleurs, ça marche.

Depuis hier, le nombre de visites a quintuplé. La faute surtout à Wrath, qui n’a pas hésité à me citer en retour.

Mais alors, hein, alors… qui donc vient tremper dans les eaux claires et limpide d’Aria la Brumeuse ?

De courageaux impatients, trépignants et anxieux, venus se gaver d’info sur Aria comme avant la sortie du prochain Star Wars (Belzebuth nous en préserve !) ?

Des qui se demandent quand est-ce que - bon ieud - ce bavard de Don Lo n’aura enfin plus rien à dire sur son premier bouquin ?

Des qui veulent juste savoir quel éditeur fou (oh oui) s’est engagé à le publier (j’ai déjà tout dépensé l’à valoir) ?

Des qui cherchaient des vacheries littéraires et se demandent ce qu’ils font sur les Bisounours de l’espace (ouais, j’écris un blog où tout va bien, parce que la vraie vie est telle que je la dis, vérifiez !).

On ne saura pas, mais merci tous d’être passés !

Bon. Ce message juste pour vous dire que si le blog d’Aria devient plus visité, je peux quand même faire l’effort de le rendre plus clair (la politesse, toujours). Ce qui explique le changement de thème graphique et la disparition de la couverture en en-tête. Mais… de nouvelles fonctions.

Vous y trouverez donc de quoi vous abonner en flux RSS plus bas à droite (les débutants, n’hésitez pas : c’est juste un moyen d’être prévenu d’un nouveau contenu ou commentaire, ce qui vous évite de venir voir quinze fois par jour comme vous le faites, petits cachottiers, je vous ai reconnus) et plus de blogs de copains qui le valent bien, et puis je suis écolo, j’aime bien le vert, et pui je suis anarcho, j’aime bien le noir, et le reste c’est du blanc, je ne sais pas pourquoi. J’arrête, on dirait un billet de Zali (kikoolol).

Tenez, je vous remets quelques adresses, bande de gourmands : les indociles, le contre journal, et le cabinet de subversion. C’est fin de grève aujourd’hui, et bien que ce ne soit pas le sujet de ce blog je fais dans la solidarité ! Bon, silence ! (Oh le vilain !)