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	<title>Aria des Brumes et autres trucs</title>
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	<description>Sous vos yeux ébahis, l'incroyable naissance d’un futur succès de librairie comme si vous y étiez, pas moins !</description>
	<pubDate>Tue, 08 Jul 2008 14:56:48 +0000</pubDate>
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	<language>fr</language>
			<item>
		<title>Et si c’était encore vrai…</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jul 2008 22:07:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Don Lorenjy</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>

		<category><![CDATA[Liberté]]></category>

		<category><![CDATA[Marc Levy]]></category>

		<category><![CDATA[Résistance]]></category>

		<category><![CDATA[succès]]></category>

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		<description><![CDATA[J’avoue, j’ai lu un livre de Marc Levy. Je viens même de le finir, et ce n’est pas vous faire injure que de vous en parler.
Il est de bon ton, ici ou là, de dire pis que prendre de cet auteur que le succès déclasse. Moi-même, il m’est arrivé de trouver un peu facile son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>J’avoue, j’ai lu un livre de Marc Levy. Je viens même de le finir, et ce n’est pas vous faire injure que de vous en parler.</p>
<p>Il est de bon ton, ici ou là, de dire pis que prendre de cet auteur que le succès déclasse. Moi-même, il m’est arrivé de trouver un peu facile son écriture, et un peu tarte ses histoires.<br />
J’avais lu « Et si c’était vrai ? » sans le moindre a priori, et en était ressorti ébranlé, mais plus par le battage fait autour que par le contenu. Une banale histoire de fantôme dans le placard comme j’avais l’impression d’en avoir vu, lu ou entendu depuis Mme. Muir ou même avant.<br />
À l’occasion, j’avais tenté d’en lire un autre, une histoire de compétition entre ange et démon, sans pouvoir dépasser le quatrième chapitre, le temps étant trop précieux.</p>
<p>Et puis on m’offre « <a href="http://www.lesenfantsdelaliberte.com/accueil.html" target="_blank">Les enfants de la liberté</a> ». Dès le titre, ça me semblait être du pur Levy, resucée de vieilles cuves selon l’adage publicitaire « bien lavé c’est comme neuf ».<br />
Les première pages ne m’ont pas détrompé : éternelles histoires de résistants repeintes à coups de grands sentiments transgénérationnels et d’efficacité narrative calibrée au micron. Mais une cloche me carillonnait dans le fond de l’oreille en parcourant ces pages et ces pages de suspens attendus, d’espoirs entretenus puis brisés, avec longs violons sanglotants, blessures de cœurs et langueurs monotones ; une cloche qui me titillait « et si c’était vrai ? ».</p>
<p>Et toc, pas loupé, c’est du vrai. Du mieux que vrai, puisque – on l’apprend à la fin – ces enfants de la liberté ne sont autres que papa et tonton Levy et tous leurs copains des FTP-MOI de Toulouse, combattants et morts atrocement pour la plupart, comme décrit dans le livre, pour notre liberté d’hier à aujourd’hui. Et vous savez quoi ? Ça marche !</p>
<p>Je remercie donc Messieurs Levy père et oncle d’avoir souffert pour libérer mon pays, et je remercie M. Levy fils pour avoir su me raconter leur histoire en y mettant sa technique, son talent(si !), et surtout sa célébrité.</p>
<p>Oui, c&#8217;est bien la célébrité du Marc qui compte ici.</p>
<p>Car, peut-on se demander, pourquoi Marc Levy a-t-il pris sa plume pour nous conter cette histoire qui a déjà été moulte fois contée par ailleurs, et par des voix sacrément autorisées puisque son père et son oncle eux-mêmes ont déjà écrit plusieurs livres sur le sujet, et ils ne sont pas les seuls, loin de là. Hein, pourquoi en remettre une couche, M. Levy fils ?</p>
<p>Pour que cette histoire vraie arrive enfin jusqu&#8217;à nous par la magie du saint marketing éditorial.</p>
<p>Parce qu’autrement nous (ceux qui comme moi ne sont pas férus de traité et témoignages quasi confidentiels qui se publient encore là-dessus) ne l’aurions pas lu et n’en aurions rien su. Une sorte d&#8217;effet &#8220;Sac de Billes&#8221; ou &#8220;Journal d&#8217;Anne Franck&#8221; qui permet de faire remonter dans les esprits et les cœurs un passé si facile à laisser de côté.</p>
<p>C’est un pari sur l&#8217;étiquette &#8220;Levy&#8221;, et c&#8217;est évident quand on y pense.<br />
Ni vous ni moi, ni encore moins la mémère en bikini débordant qui se fait frire sur la plage ou le quadra pressé dans le RER vespéral, n’aurait croisé cette histoire si elle n’était pas signée Marc Levy (plus gros que le titre sur la couverture, un détail qui ne trompe pas). Marc Levy, c&#8217;est la porte d&#8217;entrée qui rouvre la mémoire de la Résistance bien mieux qu&#8217;un Président entremetteur voulant maquer nos chères têtes blondes à des fantômes.</p>
<p>Il savait bien, le succesfull Marc, qu’en reprenant à son compte les vies de ces hommes, lui qui vend à la tonne tout ce qu’il écrit, il leur redonnerait la lumière qu&#8217;elles méritent. Alors il est allé au charbon, à sa manière, celle qui marche et qui fait vendre. Un peu comme si Spielberg disait à Tarkovsky « Attends, ton film est génial, mais t’es russe, t’es intello, personne ne va se déplacer pour le voir, alors que si je le mouline à ma façon, toutes tes belles idées sur la vie, l’univers et tout le reste vont enfin toucher le grand public par le bon bout, OK ? »</p>
<p>OK.</p>
<p>Le succès, ce n’est pas tant de l’atteindre qui compte. C’est savoir ce qu’on en fait après. Je crois que Marc Levy a donné sa réponse. Papa Levy peut-être fier, tonton aussi.</p>
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		<title>La malédiction du second roman</title>
		<link>http://lorenjy.wordpress.com/2008/07/02/la-malediction-du-second-roman/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Jul 2008 13:25:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Don Lorenjy</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ecriture]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment font-ils (ou elles), ceux (ou celles) qui écrivent des romans à la chaîne et semblent ne pas se poser de question quant à la pertinence ou la qualité de leur écriture ?
Quelle est-elle, cette différence fondamentale qui creuse l’abîme entre le premier roman et le second (ou le deuxième, si on compte en écrire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Comment font-ils (ou elles), ceux (ou celles) qui écrivent des romans à la chaîne et semblent ne pas se poser de question quant à la pertinence ou la qualité de leur écriture ?</p>
<p>Quelle est-elle, cette différence fondamentale qui creuse l’abîme entre le premier roman et le second (ou le deuxième, si on compte en écrire d’autres, mais ça, c’est pas gagné) ?</p>
<p>Peut-être existe-t-elle, finalement, cette magie des premières fois qui ne surgit… que la première fois.</p>
<p>La première fois, rappelez-vous, on écrit à la hussarde, avec des problèmes de timing (finir avant Noël) mais pas de souci d’enthousiasme. On y va, on se jette, on balance l’histoire comme elle vient, on soigne le détail sans trop regarder l’ensemble, on cavale… « J’ai pris mon clavier pour un cheval et j’ai foncé cheveux au vent dans le soleil couchant »</p>
<p>Et puis crac ! C’est fini, il faut passer au second (plan ? oui, mais roman aussi). Là, il se passe plein de trucs qui ne pouvaient pas se passer la première fois.</p>
<p>On se regarde écrire. On se compare. Faut-il copier la première fois, ou chercher autre chose ? On avance à petits pas, avec toujours un œil dans le rétroviseur. On cherche à s’éloigner du premier chemin, sans le perdre complètement. Et finalement, on joue contre soi-même. Après tout, personne ne vous demande rien. Surtout pas une suite à ce premier roman qui vit sa vie tout seul, déjà loin.</p>
<p>Mais comme on ne se refait pas, on force le passage, on va au bout pour voir le bout. Et ce qu’on voit, pas moyen de l’envisager sans référence au premier voyage. Est-ce au moins aussi bien ? Bof… Les idées, les personnages, les situations, leur résolution, est-ce que cela tient la comparaison ? Allez savoir…</p>
<p>Alors on pinaille, on chicane, on corrige sans fin, sans faim. L’envie n’y est plus.</p>
<p>Un jour, on se dit qu’il faut tout reprendre, alors on reprend tout. Et ce n’est pas mieux. Pas pire, mais certainement pas mieux.</p>
<p>Tiens, c’est juste le moment où les retours sur le premier roman vous frappent de plein fouet. Déjà que de soi-même on se mettait la barre à une certaine hauteur, voilà que ce sont les autres qui vous la surélèvent. Et ça fait peur.</p>
<p>Il faut s’y remettre avec cette nouvelle exigence. On repart de zéro, on change, on juge, on prend du recul. Et comme de juste, on n’avance plus.</p>
<p>Alors que faire ? Venir pleurer sur son blog ? (OK, ça c’est fait)</p>
<p>Ou poser là ce fichu second truc qu’on ne pourra jamais appeler second roman. Peut-être second remords, rien de plus. Et attaquer le troisième. Na !</p>
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		<title>Magie sans aile</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jun 2008 11:12:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Don Lorenjy</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Textes]]></category>

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		<description><![CDATA[Toujours dans la catégorie fond de tiroir, un petit texte écrit pour le jeu d&#8217;écriture du forum &#8220;A vos plumes&#8220;. Il fallait touiller en moins de 3500 caractères une histoire de Noël sans utiliser aucun des mots consacrés (Noël, sapin, cheminée&#8230;). Alors voilà&#8230;
Magie sans aile
Il y a de la neige. C’est vrai que c’est la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><em>Toujours dans la catégorie fond de tiroir, un petit texte écrit pour le jeu d&#8217;écriture du forum &#8220;<a href="http://avosplumes.xooit.com/index.php" target="_blank">A vos plumes</a>&#8220;. Il fallait touiller en moins de 3500 caractères une histoire de Noël sans utiliser aucun des mots consacrés (Noël, sapin, cheminée&#8230;). Alors voilà&#8230;</em></p>
<h3>Magie sans aile</h3>
<p>Il y a de la neige. C’est vrai que c’est la saison, mais franchement, ça tombe bien.<br />
Surtout que cette fois-ci, on fait les choses en grand. Pas seulement l’arbre, les boules, les guirlandes et les santons. On va tout lui faire croire, pour de vrai ! Avant, il était trop petit pour être vraiment sensible à l’histoire.</p>
<p>Ce soir, avant d’aller se coucher, il a longtemps regardé le poêle. Dubitatif. Du haut de ses trois ans, il se rend bien compte que ça ne passera pas. C’est normal, je lui explique que c’est magique. Vous auriez vu la lumière dans ses yeux ! La magie, ça marche à tous les coups.<br />
Alors il a délicatement posé le verre de lait et les biscuits à côté de ses chaussures. Je lui ai rappelé qu’il fallait aussi des carottes : les rennes mangent des carottes pour tenir le coup tout le long du voyage. Il a couru dans le frigo et pris quinze carottes. On va nourrir tout le troupeau !</p>
<p>Maintenant il dort, et je suis sûr qu’il rêve.<br />
Pour nous, c’est l’heure de la magie.</p>
<p>Valérie grignote consciencieusement une carotte qu’elle laissera devant le poêle : les autres, celles que les rennes auront mangées en entier, vont retourner au frigo. À cette heure-ci, je suis plutôt verre de lait et biscuit. Je fais donc ma part du travail sans rechigner.<br />
Mais surtout, l’idée qui va vraiment faire la magie, c’est les traces du traîneau dans la neige du jardin.</p>
<p>J’ai mis longtemps à imaginer le truc, mais je crois que ça va marcher.<br />
Valérie m’aide à fixer les vieilles échasses de quand j’étais gamin. J’ai l’air ridicule comme ça, rehaussé de trente centimètres à peine, avec les tiges qui m’arrivent à mi-cuisse. Mais la magie le vaut bien. Je suis allé jusqu’à entailler les plots de caoutchouc. Pas vraiment une forme de sabot de renne, mais ce qui y ressemble le plus. En tout cas, c’est l’idée que je m’en fais.</p>
<p>Je sors, avec deux manches à balai. Valérie me regarde en rigolant par la fenêtre du séjour.<br />
Il fait clair, avec une bonne lune qui se reflète sur tout ce blanc. Cela m’évitera au moins de me prendre une branche par surprise ou de m’étaler dans le bassin des poissons rouges.<br />
Il faut réussir du premier coup. Pas question de repasser : il n’y a qu’un traîneau. J’évalue la trajectoire la plus probable de son atterrissage, et puis j’y vais : un double tracé avec les manches tenus bien parallèles, de plus en plus enfoncés, puis tout droit vers la maison, avant un virage dérapé devant la gouttière. Après, avec mes bottes passées au bout des manches à balai, j’applique sans bouger trois empreintes de pas, comme s’il avait quitté son véhicule pour monter sur le toit, oui, oui, par la gouttière.</p>
<p>Je rentre, ma lourde tâche accomplie. J’ai droit à un vrai bisou de Valérie. Ouais, je suis son héros, et notre fils aura sa magie. C’est ça le truc : ne pas lui mentir, mais tout faire comme si c’était vrai. Nous pouvons aller nous coucher.</p>
<p>Le lendemain matin, il nous appelle en criant. C’est chouette quand ça marche, et on dirait que ça a marché !<br />
Nous descendons, mal réveillés. Lui, il trépigne devant la fenêtre, nous montre les traces dans la neige.</p>
<p>— Maman ! Papa ! Regardez, les cloches sont passées ! Et elles sont venues à vélo !</p>
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		<title>La défaite impartiale</title>
		<link>http://lorenjy.wordpress.com/2008/06/13/la-defaite-impartiale/</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Jun 2008 14:04:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Don Lorenjy</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Tout le reste]]></category>

		<category><![CDATA[Clearstream]]></category>

		<category><![CDATA[Denis Robert]]></category>

		<category><![CDATA[justice]]></category>

		<category><![CDATA[Télérama]]></category>

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		<description><![CDATA[Denis Robert jette l’éponge.
Je n’ai pas suivi toute l’affaire, mais ce qui peut de loin ressembler à un micro non-événement (le silence annoncé d’un journaliste) m’a finalement paru important. Nous avons tous perdu quelque chose.
Denis Robert et ceux qui le soutiennent, bien sûr.
Ceux qui, comme vous et moi, ont besoin que quelqu’un aille leur chercher [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Denis_Robert" target="_blank">Denis Robert</a> <a href="http://ladominationdumonde.blogspot.com/2008/06/jet-de-lponge-au-seizime-round.html" target="_blank">jette l’éponge</a>.</p>
<p>Je n’ai pas suivi toute l’affaire, mais ce qui peut de loin ressembler à un micro non-événement (le silence annoncé d’un journaliste) m’a finalement paru important. Nous avons tous perdu quelque chose.<br />
Denis Robert et <a href="http://lesoutien.blogspot.com/" target="_blank">ceux qui le soutiennent</a>, bien sûr.</p>
<p>Ceux qui, comme vous et moi, ont besoin que quelqu’un aille leur chercher l’information pour savoir (quitte à ne rien en faire).</p>
<p>Et ceux qui s’ingénient à la cacher, pour se protéger.</p>
<p>Qu’ont-ils perdu, ces braves gens, banquiers, avocats, chefs d’entreprises et (allons-y, balançons !) homme politiques qui ont fait donner de la canonnière juridique pour couler Denis Robert ?<br />
Pas grand chose, peut-être un doigt, ou une rotule, quelques dents ou la vie, selon l’humeur du prochain maffieux qui aura un contentieux a régler avec eux. C’est ainsi que les choses se passent, dans le milieu avec lequel ils font affaires.</p>
<p>Il est là, le problème. La justice sert beaucoup d’objectifs, mais l’un d’entre eux – et pas le moindre – consiste à remplacer la violence par le droit dans la résolution des conflits.<br />
Comme j’ai pu lire dans Télérama : « en Russie, pour réduire les journalistes au silence, on envoie un tueur à gages. Dans les vraies démocratie, on demande à la justice de faire le boulot ».</p>
<p>Le boulot est fait. La violence a gagné, nous y avons tous perdu.</p>
<p>Allez, retournons écrire pour la paix à venir et la capacité des êtres à se frotter sans s’écorcher…</p>
<p><img style="vertical-align:text-bottom;" src="http://www.sunbird-toulouse.com/poeme_fichiers/image002.jpg" alt="" width="372" height="255" /></p>
<p>Et une belle image bien ringarde pour enfoncer le clou&#8230;</p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/lorenjy.wordpress.com/86/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/lorenjy.wordpress.com/86/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lorenjy.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lorenjy.wordpress.com/86/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lorenjy.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lorenjy.wordpress.com/86/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lorenjy.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lorenjy.wordpress.com/86/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lorenjy.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lorenjy.wordpress.com/86/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lorenjy.wordpress.com/86/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lorenjy.wordpress.com/86/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lorenjy.wordpress.com&blog=1931000&post=86&subd=lorenjy&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>Saines lectures</title>
		<link>http://lorenjy.wordpress.com/2008/06/10/saines-lectures/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Jun 2008 10:15:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Don Lorenjy</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>

		<category><![CDATA[avenir]]></category>

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		<category><![CDATA[Télérama]]></category>

		<category><![CDATA[Vassart]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis rentré d’Epinal avec le cœur tout plein, mais pas que : j’avais aussi quelques livres dans les poches. Et dédicacés par leurs auteurs, en plus.
En fait, j’ai dû m’y prendre un peu comme tout le monde : acheter les livres des copains, pour me faire plaisir à moi autant qu’à eux. Mais j’avais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Je suis rentré d’Epinal avec le cœur tout plein, mais pas que : j’avais aussi quelques livres dans les poches. Et dédicacés par leurs auteurs, en plus.<br />
En fait, j’ai dû m’y prendre un peu comme tout le monde : acheter les livres des copains, pour me faire plaisir à moi autant qu’à eux. Mais j’avais plus de copains que de poches alors je me suis limité en m’appuyant sur une sorte de concept biblio-littéraire : la Terre, sa vie, son avenir pourri.</p>
<p>Si j’en parle aujourd’hui, c’est parce que mes deux premières visites dans ce concept m’ont bien plu (ça se visite un concept ?).<br />
Il y avait « <a href="http://livre.fnac.com/a1393446/Marc-Vassart-La-peau-du-monde" target="_blank">La Peau du Monde</a> », de Marc Vassart, publié en 2003 par les éditions Le Goût de l’Être (BP 403 – 80004 Amiens Cedex 1). Certes, j’aurais pu choisir « <a href="http://www.lenavireenpleineville.fr/spip.php?article2" target="_blank">Les Larmes étaient leur pardon</a> » du même Vassart au Navire en Pleine Ville, mais d’abord je l’avais déjà, déjà lu aussi, et même pensé et dit beaucoup de bien. Donc La Peau du Monde, des nouvelles thrillo-futuro-polardo-écolo qui m’ont fait grand bien.</p>
<p>Et puis « <a href="http://www.griffedencre.fr/spip.php?article315" target="_blank">La vieille Anglaise et le Continent</a> », de Jeanne A. Debats, chez Griffe d’Encre. Une novella comme on les aime, avec une bonne histoire, une écriture sans faille et un point de vue sur le monde.</p>
<p>Pourquoi en parler ? Des bons livres, y en a plein, et des qui jouent la prise de conscience contre l’aveuglement aussi.<br />
Parce que c’est des copains ? Et alors ? Certes, c’est un peu pour ça que je les ai choisis au départ, mais s’ils ne m’avaient pas plu il m’aurait suffi de ne rien en dire pour ne froisser personne.</p>
<p>Non, c’est autre chose. Une impression de résonance entre eux, une façon à la fois lucide, tendre et désabusée de dire la place de l’homme sur Terre, sans en rajouter dans le pathos ou l’alertationnite aiguë.<br />
Même si leurs livres sont très différents, j’ai lu chez Jeanne et Marc une communauté d’approche qui, sans éviter le sujet (« ça va mal, ça va pas forcément s’arranger, et le progrès qu’on nous vante comme solution à tous nos maux ne va peut-être que nous enfoncer encore un peu plus ») mais sans le bugner frontal (genre « l’homme est un gros –biiip- qui mérite bien ce qui lui arrive et on va tous crever ! »).<br />
Voilà, chacun avec son style bien à lui apporte sa note propre dans une musique… pas très gaie mais encore jolie. Pas une marche funèbre, bien qu’on s’en approche.<br />
Bref, je vous les recommande, comme je vous recommande d’économiser l’eau et l’électricité, de commencer à vous passer de voiture et d’acquérir quelques compétence utiles (des qui se font avec les mains) pour cet avenir qui nous arrive droit dessus.</p>
<p>Tenez, je vais lire du Djian, aussi. Ce n’est pas un copain, et je n’ai jamais ouvert l’un de ses livres. Mais ce que j’ai compris de <a href="http://www.telerama.fr/livre/philippe-djian-inventer-une-histoire-est-sans-importance-c-est-la-langue-qui-compte-et-elle-seule,29528.php" target="_blank">son interview dans Télérama</a> m’en a donné l’envie.<br />
Lui aussi on dirait qu’il boxe dans la même catégorie que Jeanne et Marc question regard sur l’homme, même s’il n’entre pas dans le même concept (on entre dans un concept ?).<br />
Il dit entre autre «  je ne comprends pas comment on peut être un individu vivant en société sans s’intéresser aux autres, sans apporter sa pierre à l’édifice. » C’est tout con, mais en ces temps de succès à tout prix et de pognon comme unique jauge, ça fait du bien.</p>
<p>Donc voilà, de quoi construire, Debats, Vassart, et Djian comme prochaine pierre.</p>
<p><img class="alignleft" style="float:left;" src="http://www.griffedencre.fr/IMG/cache-200x307/lva_200-200x307.jpg" alt="" width="200" height="307" /><img class="alignright" style="float:right;" src="http://pan.priceminister.com/photo/394077830_L.jpg" alt="" width="320" height="320" /></p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/lorenjy.wordpress.com/84/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/lorenjy.wordpress.com/84/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lorenjy.wordpress.com/84/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lorenjy.wordpress.com/84/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lorenjy.wordpress.com/84/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lorenjy.wordpress.com/84/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lorenjy.wordpress.com/84/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lorenjy.wordpress.com/84/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lorenjy.wordpress.com/84/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lorenjy.wordpress.com/84/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lorenjy.wordpress.com/84/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lorenjy.wordpress.com/84/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lorenjy.wordpress.com&blog=1931000&post=84&subd=lorenjy&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>Oedipus Next</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jun 2008 07:49:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Don Lorenjy</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Textes]]></category>

		<category><![CDATA[été 98]]></category>

		<category><![CDATA[Cartier-Bresson]]></category>

		<category><![CDATA[nouvelle]]></category>

		<category><![CDATA[Souvenirs]]></category>

		<category><![CDATA[Télérama]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme je ne sais plus trop ce que j&#8217;écris en ce moment, voici un petit retour en arrière.
Il y a dix ans, presque jour pour jour, Télérama lançait son site Internet avec un concours de nouvelles inspirées de photos d&#8217;Henri Cartier-Bresson. La première photo mise en ligne était celle-ci (je ne sais pas si j&#8217;ai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><em>Comme je ne sais plus trop ce que j&#8217;écris en ce moment, voici un petit retour en arrière.</em></p>
<p><em>Il y a dix ans, presque jour pour jour, Télérama lançait son site Internet avec un concours de nouvelles inspirées de photos d&#8217;Henri Cartier-Bresson. La première photo mise en ligne était<a href="http://www.photo.rmn.fr/LowRes2/TR1/XVYQ6N/46-000597-02.jpg" target="_blank"> celle-ci </a>(je ne sais pas si j&#8217;ai le droit de la mettre sur le blog, donc ce lien vous y conduit tout droit). S</em><em>ur le coup, ça m&#8217;avait bien tenté et c&#8217;est le premier texte que je me souviens avoir pondu.</em></p>
<p><em>Voici ce que j&#8217;avais écrit.<br />
</em></p>
<h2>Oedipus Next</h2>
<p>Il entre dans ma chambre. Sans prévenir, comme toujours. C’est mon père. Il jette la photo sur mon lit, entre mes jambes. Son geste du menton veut dire « Tu sais où j’ai trouvé ça ? », mais il n’a pas besoin de le dire. Il n’y a que lui et moi, ici. Si ce n’est pas lui qui a scotché la photo derrière la chasse d’eau, c’est moi. Et alors ? C’est en tout cas ce que mon geste à moi veut dire. On est comme dans ces discussions de marchands de tapis. Le premier qui dit un prix a perdu.<br />
Le premier qui sort un mot est foutu.<br />
L’autre l’attend au tournant, prêt à s’engouffrer dans la brèche.<br />
Il a encore un geste, comme pour dire : « Tu peux m’expliquer ? » Et à la façon qu’il a de l’envoyer, on sent qu’il n’y a jamais eu beaucoup de mots entre nous. Il a le geste sûr, bien entraîné.<br />
Mais c’est un geste de trop et il l’a compris en même temps que moi. Maintenant, c’est lui qui doit parler.<br />
― Qu’est-ce qui t’a pris ?<br />
C’est simple, mon gars, j’ai du poil qui pousse aux pattes, mes premières difficultés à monter au contre-ut et l’oiseau d’entrecuisse qui veut sortir du nid.<br />
Alors quand je trouve une photo avec une minette sans tête, mais qui n’a rien d’autre à cacher, je me la garde au chaud. Les filles de mon âge n’ont rien à montrer. Moi, je n’ai rien à leur dire. Et l’été va être long.<br />
Et puis les femmes, ici, il n’y en a pas.<br />
La tienne s’est barrée avant que je sorte de mes couches. Ta mère, on ne la voit plus depuis qu’on s’est enterrés dans ce trou. Mais quand tu lui en parles au téléphone, j’entends bien que ma mère à moi et toutes les autres sont « rien que des salopes ».<br />
Il faut bien que je me fasse mon idée. Et ce n’est pas à toi que je vais demander. Celle-là, celle de la photo, elle en vaut bien une autre. Je la regarde et j’imagine, le soir, tout seul dans les toilettes, à l’heure où tu es censé pondre la littérature qui nous fait vivre. Tu parles d’un père ! Sûr, tu m’apprends la vie. Mais pour ça, il faut que je lise tes bouquins. Ou que je pique tes photos. Au dos de celle-ci, il y a la liste et les cotes des planches qu’il t’a fallu pour construire la bibliothèque. C’est là que je l’ai trouvée, planquée. Tu vois que tu as toi aussi quelque chose à cacher. Dès que j’ai vu, je l’ai emportée, trophée.<br />
Depuis, je laisse aller les yeux. Je soupèse les seins et je m’y noie. Pour moi, c’est le seul regard que la femme aura jamais.<br />
Je me force à décrypter entre les jambes. Au début, je n’osais pas. Je m’y suis mis doucement. J’ai fait le tri dans les reflets de l’eau. J’ai précisé ma pensée. Pour moi, c’est le seul sourire que la femme aura jamais.<br />
Je construis le berceau d’arbres hors cadre qui laisse briller la lumière. Je sens les cailloux rouler sous son pied gauche, et sous son pied droit, le rond du genou qui demeure même quand la jambe est tendue.<br />
Je hais le gros orteil qui apparaît en bas à droite. Et je hais le mec qui est au-dessus. Parce qu’il n’a pas à être là, même pour prendre la photo. Parce que la femme est à moi, c’est la seule, comptez pas sur moi pour la partager.<br />
Et pendant que je m’y perds, tout tendu, je guette au-dessus de moi, le pas dans l’escalier qui voudrait dire danger. Je me recroqueville autour de la photo, pour qu’on ne nous voie pas. J’apprends le plaisir défendu, si bon de la peur d’être pris.<br />
Et tu voudrais que je t’explique tout ça ?<br />
Mais tu sais bien qu’entre nous les mots sont dangereux.<br />
Pourtant, je veux savoir.<br />
― Qui c’est ?<br />
Et pour une fois, c’est le deuxième qui parle qui perd.<br />
Il me regarde de haut. J’aurais voulu qu’il ait une moue de dédain en disant ça. Et pas ce début de sourire comme s’il savait que je suis déjà assez grand pour avoir mal un peu. Il jette :<br />
― C’est ta mère.<br />
Il s&#8217;en va sans fermer, et j’aurais mieux fait de me taire.<br />
Un jour il va crever.</p>
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		<title>Mais qu’est-ce donc qu’on écrit donc ?</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jun 2008 13:53:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Don Lorenjy</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ecriture]]></category>

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		<description><![CDATA[Qu’est-ce qu’on écrit, hein ? Ou plutôt, qu’est-ce qu’on s’autorise à écrire ?
J’ai lu ce matin le billet de Magda sur &#8220;ce-que-tu-lis&#8221;, qui explique drolatiquement combien certaines lectures peuvent faire naître d’angoisses, rien qu&#8217;en se tapant les titres. D’accord, il s’agit là surtout de régimes amaigrissants et de dictature du mince, mais bon. Peut-on écrire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Qu’est-ce qu’on écrit, hein ? Ou plutôt, qu’est-ce qu’on s’autorise à écrire ?</p>
<p>J’ai lu ce matin le billet de Magda sur &#8220;<a href="http://cequetulis.wordpress.com/2008/05/30/lectures-anxiogenes/" target="_blank">ce-que-tu-lis&#8221;</a>, qui explique drolatiquement combien certaines lectures peuvent faire naître d’angoisses, rien qu&#8217;en se tapant les titres. D’accord, il s’agit là surtout de régimes amaigrissants et de dictature du mince, mais bon. Peut-on écrire ce qu’on veut pour faire vendre du papier sans se soucier de l’anxiété générée ?</p>
<p>On en avait parlé aussi à Epinal avec Elisabeth Vonarburg, Jacques Mondoloni et Bernard Werber… Est-ce qu’on peut écrire n’importe quoi, juste parce que ça marche ? Parce que l’histoire est bonne et que le lecteur en redemande ? Ou - alibi - parce qu&#8217;on tire les sonnettes d&#8217;alarme de nos futurs en dérive ? Oui, bien sûr, on peut ! On peut menacer l’humanité entière d’une mort atroce si ça fait un bon ressort dramatique. On peut balancer des meurtres, des catastrophes, des guerres, des tortures à la pelle, puisqu’on en tire un bon livre. On peut, mais est-ce qu’on doit ?</p>
<p>On a vraiment le droit de les tuer tous ? Et les faire souffrir, avant, on a le droit aussi ? J’ai lu quelque part des conseils d’écriture poussant l’auteur d’imaginaire à voir grand, sans hésiter. Avec une plume ou un clavier, cela ne coûte pas plus cher de décrire des actions grandioses, des conflits titanesques, des batailles de dimension galactique. Lorsque je lis cela, j’entends en moi « ouvrez les robinets, faites couler le sang à flots, vous pouvez, alors ne vous limitez pas ». <a href="http://aviquesnel.free.fr/Direlire/sartre.htm" target="_blank">&#8220;Longtemps j&#8217;ai pris ma plume pour une épée&#8221;</a>, et maintenant pour une tronçonneuse, pour un virus, pour un tremblement de terre, pour un hiver nucléaire&#8230; et je n&#8217;ai pas peur de reconnaître ma puissance ! Et puis, un meurtre de papier, ça n’a jamais tué personne. Un génocide non plus… Donc oui, on peut. Mais est-ce qu’on va vraiment s’en tirer comme ça ?</p>
<p>Il faut avoir entendu Elisabeth Vonarburg avouer qu’elle ne supporte plus de décimer des populations entières comme elle a pu le faire dans certains de ses livres. Il faut avoir vu Bernard Werber s’excuser d’avoir bousillé des milliers de fourmis, voire des millions, et quelques Thanatonautes. On dirait qu’il n’y a pas que moi que la question turluquiquine.</p>
<p>Et la réponse n’est pas posée. Parce que le monde est comme ça. Parce que l’homme est comme ça. Parce que les émois de Sissi Impératrice ne tiennent pas la distance face aux gourmandises d’Hannibal Lector. Parce que même Steven s&#8217;est retenu sur Rencontres du Troisième Type et ET, mais a fini par se défouler grave sur la Guerre des Mondes. Parce que, parce que, parce que&#8230; Voilà.</p>
<p>Il se trouve que j’entendais ce matin Alain Rémond expliquer à la radio qu’un livre bien lu peut avoir un impact profond sur le lecteur (Sacré Rémond, roi du scoop). Bon. Imaginons un instant l’impact de lectures répétés – et jouissives – dans lesquelles les méchants commencent par faire preuve de leur incommensurable et sanglante méchanceté, avant de se faire proprement écrabouiller par les gentils dans une scène d’une justice aussi re-sanglante que libératoire. Il peut s’agir aussi d’une scène de ménage dans un deux pièces, mais le principe est le même, sauf que c’est la vaisselle qui prend. Quelle vision du monde, des rapports humains, des solutions aux conflits, martèle-t-on ? Qu&#8217;est-ce qu&#8217;on a vraiment inventé de l&#8217;homme ?</p>
<p>Attendez, avant de me traiter de Bisounours.<br />
Il ne s’agit pas là de trancher la question de l’origine de la violence et de la responsabilité des auteurs. Mais plutôt de la position personnelle de chaque auteur. Se sent-il impliqué dans ce qu’il écrit au point de ne plus pouvoir tuer ou faire souffrir par livre interposé ? C’est possible. Ça s’est vu.</p>
<p>Mais alors, quel genre d’histoire va-t-il raconter, l’auteur écœuré ? Bibliothèque Rose et Collection Arlequin ? À mon humble avis, il y a de la marge. Peut-être en proposant d’autres façons de nous organiser entre nous. De nous percevoir. De nous imbriquer. De nous supporter. De continuer un peu ensemble. C’est de l’imaginaire, on peut toujours rêver…</p>
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		<title>C’est sûr, faut Imaginales…</title>
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		<pubDate>Mon, 26 May 2008 10:17:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Don Lorenjy</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Promo]]></category>

		<category><![CDATA[Baie d'Along]]></category>

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		<category><![CDATA[Nathalie Dau]]></category>

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		<description><![CDATA[Il n’aura échappé à personne (surtout pas à mon épouse et à mes enfants) que je n’étais pas là pendant 4 jours.
Et pourquoi donc, dis donc ?
Eh bien parce que Le Navire en Pleine Ville fait bien son travail et s’est donc débrouillé pour que l’auteur d’Aria des Brumes soit invité aux Imaginales, le très [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Il n’aura échappé à personne (surtout pas à mon épouse et à mes enfants) que je n’étais pas là pendant 4 jours.<br />
Et pourquoi donc, dis donc ?<br />
Eh bien parce que Le Navire en Pleine Ville fait bien son travail et s’est donc débrouillé pour que l’auteur d’Aria des Brumes soit invité aux <a href="http://www.imaginales.com/2008/spip.php?rubrique2" target="_blank">Imaginales</a>, le très excellent festival des mondes imaginaires d’Épinal. Et comme l’auteur n’était pas disponible, j’y suis allé à sa place (gag existentiel).</p>
<p><img src="http://markus.leicht.free.fr/images/imaginales08.jpg" alt="" width="350" height="265" /></p>
<p>Donc, les Imaginales au pas de charge… pour les détails, faudra imaginer ou aller voir les photos sur <a href="http://blog.myspace.com/peronnik" target="_blank">le blog de Markus Leicht</a>.</p>
<p><em><strong>Jeudi 22</strong></em> aux aurores, retrouve <a href="http://www.imaginales.com/2008/spip.php?article291" target="_blank">Marc Vassart</a> et Alfred Boudry (traducteur et auteur Atalante) en bordure d’autoroute, fonçons vers Epinal en cueillant <a href="http://www.imaginales.com/2008/spip.php?article246" target="_blank">Patricia Gaillard</a> (conteuse qui compte) à Saint-Amour, arrivons juste à l’heure pour percevoir badges et chambres d’hôtel, rencontrer <a href="http://www.imaginales.com/2008/spip.php?article244" target="_blank">Claude Ecken</a> qui m’annonce avoir chroniqué Aria des Brumes (alors que moi pas au courant = honte), rencontre <a href="http://www.imaginales.com/2008/spip.php?article262" target="_blank">Pierre Bottero</a> (auteur de la série Ewillan), lui promets de me jeter à ses pieds publiquement de la part de mon fils pour le remercier d’écrire ses livres, et le fais devant le public du Magic Mirror lors du premier café littéraire en compagnie de <a href="http://www.imaginales.com/2008/spip.php?article287" target="_blank">Sean Russel</a>, <a href="http://www.imaginales.com/2008/spip.php?article309" target="_blank">Jean-Philippe Jaworsky</a>, et donc aussi de Pierre Bottero (qui ne sait plus où se mettre devant tant d’effusions), enchaîne quelques dédicaces, retrouve Karim Berrouka, Magali Duez, <a href="http://www.griffedencre.fr/spip.php?article34" target="_blank">Nathalie Dau</a>, Li Cam de <a href="http://www.griffedencre.fr/" target="_blank">Griffe d’Encre</a>, ainsi que Draco qui se fait passer (à merveille) pour <a href="http://www.griffedencre.fr/spip.php?article238" target="_blank">Jeanne A. Debat</a>, et toute l’équipe de djeuns qui n’en veulent avec lesquels je vais passer les meilleurs moments de ce festival (Vordaï, Gemme, Daelf, Maere, Yap, Nicky, Shigure, Fifo… chacun reconnaîtra les siens), commençons la soirée dans un boui-boui à pizza et pasta, la finissons autour de bières au sirop avant le retour déjà matinal en trottinette (Dieu ose tout) vers l’hôtel où j’allume la télé pour tomber sur une émission consacrée aux Imaginales sur une chaîne locale, d’où extinction vers 3 heures du mat’.</p>
<p><em><strong>Vendredi 23</strong></em>, petit déjeuner les yeux dans le vague (manque de sommeil), prise de poste dans la bulle livres devant ma pile d’Aria des Brumes, constate que mon voisin de tablée sera <a href="http://www.imaginales.com/2008/spip.php?article89" target="_blank">Pierre Pelot</a> soi-même, discute pendant plusieurs heures (en cumulé) avec Gisèle et Michel, couple de fans absolus de Pelot (le Monsieur affirme avoir tous ses textes sauf cinq, ce qui fait quelque 212 livres, revues, magazines ou BD) qui viennent rencontrer le Maître pour la première fois et n’osent l’aborder (le Maître n’étant pas encore là, c’est pas grave), jusqu’à ce que j’arrive à faire la connexion entre eux et le grand Pierre dans un moment magique d’une émotion poignante (oui, je poigne à mes moments perdus) où il apparaît que Michel détient des parutions que Pelot lui-même a oubliées, qu’ils ont tout pour se plaire, que la vie est belle (et moi, petite souris, je me gave de ces miettes de bonheur). Soirée Griffe d’Encre pendant laquelle <a href="http://www.griffedencre.fr/spip.php?article59" target="_blank">Timothée Rey</a> ne sait pas comment se débarrasser du reblochon odorant que je viens de lui offrir en représailles contre sa <a href="http://parcheverses.blogspot.com/2008/04/aria-des-brumes-de-don-lorenjy.html" target="_blank">chronique d’Aria</a>, Magali Duez me coache pour une conférence à venir sur le thème « Futurs en dérive » (on est mal barrés), et Nathalie Salvi illumine tout de son sourire.</p>
<p><em><strong>Samedi 24</strong></em>, ça dédicace au ralenti, mon autre voisin de tablée (<a href="http://www.imaginales.com/2008/spip.php?article312" target="_blank">Jacques Modoloni</a>) tente de me piquer mes rares lecteurs dès que paraît le carnet de chèques, Pierre Pelot m&#8217;enjoint bourrument de cesser de l&#8217;appeler Monsieur, pique-nique gargantuesque au bar de la bulle livres pour cause de météo grinçante (ah, le foie gras de <a href="http://www.imaginales.com/2008/spip.php?article55" target="_blank">Jean-Claude Dunyach</a> !), rencontre <a href="http://www.lenavireenpleineville.fr/spip.php?article50" target="_blank">Muriel Carminati</a> dont la pêche et le sourire me donnent la pêche et le sourire, rencontre deux jeunes filles connaissant ce blog par l’intermédiaire de <a href="http://cequetulis.wordpress.com/" target="_blank">Magda </a>et dont j’ai bêtement oublié de noter le nom pour les remercier ici (laissez-moi un message siouplaît), écoute Marc Vassart nous expliquer que, n&#8217;en déplaise aux auteurs catastrophistes, l&#8217;humanité va peut-être se débrouiller pour survivre mais que ce sera probablement pire, passe aux toilettes juste derrière <a href="http://www.imaginales.com/2008/spip.php?article250" target="_blank">Henri Loevenbruck</a> une des stars du salon (il est propre, ça va), me fais exploser les oreilles par le big brass band du concert lors de la remise des prix (mais que c’était bon !), rigole comme tout le monde au lapsus du Maire voulant citer <a href="http://www.actusf.com/spip/" target="_blank">Actu-SF</a> mais n’arrivant qu’à bafouiller &#8220;Actu et fesses&#8221;, fonds d’émotion devant l’émotion de Nathalie Dau qui reçoit son prix dans un état proche de l’évanouissement, entame la soirée avec <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_G%C3%A9vart" target="_blank">Pierre Gévart</a>, quelques autres et quelques bières, avant de la finir avec la bande des djeuns et Sir Alfred à la Baie d’Along (que je vous recommande).</p>
<p><em><strong>Dimanche 25</strong></em>, petit déjeuner avec <a href="http://www.imaginales.com/2008/spip.php?article99" target="_blank">Sire Cédric</a> et <a href="http://www.imaginales.com/2008/spip.php?article259" target="_blank">Robert Belmas</a> qui a eu le prix Une Autre Terre à la place de Marc Vassart, dédicaces ronronnantes, déjeuner au Bureau avec l’équipe de <a href="http://www.editions-l-atalante.com/" target="_blank">l’Atalante </a>et notamment la charmante Maria-Soledad (de Nantes), préparation sophro pour la conférence &#8220;Futurs en dérives&#8221;, croise <a href="http://blog.lesenfantsdelo.com/" target="_blank">Vanessa Du Frat</a> qui quitte tout juste les genoux de Bernard Werber, puis conférence elle-même en compagnie de Jacques Mondoloni, <a href="http://www.imaginales.com/2008/spip.php?article293" target="_blank">Elisabeth Vonarburg</a> et <a href="http://www.bernardwerber.com/intro_fr.html" target="_blank">Bernard Werber</a>, où je ne dis pas plus de bêtises que les autres, finis sur une tentative de happening total en incitant toute l’assistance à se frotter différemment les uns aux autres (« Allez-y, faites-le, n’attendez pas demain pour commencer à changer le monde ! »), prestation remarquée puisque une dizaine de personnes voudraient se faire dédicacer Aria dans les dernières secondes, alors que Marc Vassart a déjà le pied sur l’accélérateur : c’est fini, il faut rentrer.</p>
<p>Dernier tour de piste, dernières signatures, des bises, des poignées de main, des promesses d’amour et de lendemains qui rêvent, et Pierre Bottero qui m’en serre 5 en avouant avoir du mal à m’appeler Don (Pierre, j’avoue que moi aussi, et c’est pour ça que je ne m’appelle pas ainsi).</p>
<p>Voilà, on part, à l’an prochain, merci <a href="http://www.atemporel.com/index.php?2007/05/09/74-les-imaginales-c-est-magique-interview-de-stephanie-nicot" target="_blank">Stéphanie</a>.</p>
<p>Juste un détail pour conclure. Bernard Werber à côté duquel j’étais installé lors de cette dernière conférence a eu un geste d&#8217;intérêt qui m&#8217;a touché : en début de débat, il a simplement pris mon livre et en a parcouru la quatrième de couv pour voir de quoi ça parlait. Donc, quoi qu’en pense le sérail et pour citer Jean-Michel Ribes : Merci Bernard !</p>
<p><img src="http://lh5.ggpht.com/sylvain.chambon/SDnFj8hk7MI/AAAAAAAAAMk/oUXBbCSEetM/P1020368.JPG?imgmax=512" alt="" width="384" height="512" /></p>
<p><em>Et là, c&#8217;est bibi Lo au bord de l&#8217;eau, entre Daelf et Maere </em></p>
<p><em>(ce qui explique que je les confonde un peu).</em></p>
<h2><strong>Le salon des oubliés</strong></h2>
<p>Bon, à force de pas prendre de notes, j&#8217;ai oublié des tas de gens super bien. A commencer par Jeanne A. Debats, dont je suis en train de lire <a href="http://www.griffedencre.fr/spip.php?article315" target="_blank">La Vieille Anglaise et le Continent</a> (c&#8217;est court, mais je prends mon temps, quand j&#8217;aime j&#8217;ai le droit).</p>
<p>Karine, alias Lhisbei du <a href="http://rsfblog.canalblog.com/" target="_blank">RSF Blog</a>, toujours si souriante et équipée d&#8217;un mari/copain/compagnon/porteur de sac tout aussi souriant (guettez le RSF blog, on nous y promet des photos d&#8217;Epinal).</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Day_(France)" target="_blank">Thomas Day</a>, dont le t-shirt rouge avec faucille et marteau dorés s&#8217;accordait parfaitement avec le costume super 100 gris souris du maire d&#8217;Epinal lors de la remise des prix.</p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/lorenjy.wordpress.com/79/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/lorenjy.wordpress.com/79/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lorenjy.wordpress.com/79/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lorenjy.wordpress.com/79/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lorenjy.wordpress.com/79/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lorenjy.wordpress.com/79/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lorenjy.wordpress.com/79/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lorenjy.wordpress.com/79/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lorenjy.wordpress.com/79/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lorenjy.wordpress.com/79/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lorenjy.wordpress.com/79/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lorenjy.wordpress.com/79/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lorenjy.wordpress.com&blog=1931000&post=79&subd=lorenjy&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>A l&#8217;ombre des morilles en fleurs</title>
		<link>http://lorenjy.wordpress.com/2008/05/20/a-lombre-des-morilles-en-fleurs/</link>
		<comments>http://lorenjy.wordpress.com/2008/05/20/a-lombre-des-morilles-en-fleurs/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 May 2008 22:09:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Don Lorenjy</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Tout le reste]]></category>

		<category><![CDATA[lecteur]]></category>

		<category><![CDATA[manuscrit]]></category>

		<category><![CDATA[morilles]]></category>

		<category><![CDATA[sens de la vie]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai une théorie en ce qui concerne les morilles.
Pour en trouver dans un endroit donné, deux conditions complétives doivent être réunies :
1- il faut qu&#8217;il y en ait,
2 - il faut qu&#8217;on puisse les voir.
Voilà, ça n&#8217;a l&#8217;air de rien, mais pour peu que vous ayez déjà cherché quelque chose sans le trouver, vous voyez [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>J&#8217;ai une théorie en ce qui concerne les morilles.</p>
<p>Pour en trouver dans un endroit donné, deux conditions complétives doivent être réunies :</p>
<p>1- il faut qu&#8217;il y en ait,</p>
<p>2 - il faut qu&#8217;on puisse les voir.</p>
<p>Voilà, ça n&#8217;a l&#8217;air de rien, mais pour peu que vous ayez déjà cherché quelque chose sans le trouver, vous voyez très bien ce que je veux dire par-là.</p>
<p>Certains appellent ça la théorie du réverbère, celle qui nous pousse à chercher nos clefs uniquement dans le cône de lumière éclairé par un réverbère. Elles peuvent être tombées ailleurs, mais comme on n&#8217;y voit rien, pourquoi chercher ailleurs, hein ?</p>
<p>Mais la théorie des morilles me paraît plus riche. En fait, dans l&#8217;histoire des morilles, on peut introduire un élément supplémentaire. Que dis-je un élément&#8230; soyons fous, introduisons deux éléments supplémentaires : le temps et l&#8217;espace.</p>
<p>Ce qui nous amène à la double question suivante : pour trouver des morilles, jusqu&#8217;où allons-nous chercher, et jusqu&#8217;à quand ?</p>
<p>C&#8217;est très intéressant comme question, dès qu&#8217;on s&#8217;y arrête un instant. Par exemple, si je n&#8217;ai rien trouvé à un endroit où je pensais en trouver (parce qu&#8217;il y en avait l&#8217;an dernier, par exemple), dois-je continuer à chercher plus loin ou chercher mieux là où j&#8217;ai déjà cherché ? Si je décide d&#8217;aller voir plus loin, il faudra bien que je m&#8217;arrête à un moment, et même alors, ai-je intérêt à faire un pas de plus, pour voir ? De même, si au bout d&#8217;un certain temps de base (disons une heure) je n&#8217;ai rien trouvé : quelles chances ai-je de trouver des morilles en rajoutant cinq minutes de recherche ? Et une minute de plus après les cinq minutes ? Et aussi : est-ce que le temps passé à chercher des morilles sans en trouver est du temps perdu ?</p>
<p>Les esprits chagrins se demanderont sur quel collier je compte enfiler ces tristes perles. Qu&#8217;à cela ne tienne, expliquons-nous. Sachant que vous êtes sur un blog d&#8217;obédience littéraire, vous verrez tout de suite quel enseignement tirer de la théorie des morilles et de ces questions corollaires, disons&#8230; en l&#8217;appliquant au travail sur un manuscrit. Jusqu&#8217;où chercher à l&#8217;améliorer, et combien de temps passer à cette recherche avant d&#8217;estimer qu&#8217;on ne fera rien de mieux ? Le lecteur fera-t-il la différence ? (non, bien sûr, puisqu&#8217;il n&#8217;aura pas lu les versions non-corrigées) Est-ce que cela changera quoi que ce soit au monde qui nous entoure ?</p>
<p>Mais vous pouvez aussi vous risquer dans le grand rien et appliquer ses fécondes interrogations à votre vie entière. Nous passerions alors d&#8217;une causerie littéraire à un grand fourre-tout existentiel, mais pourquoi pas&#8230; Alors, faut-il vivre jusqu&#8217;à avoir trouver une morille ? Si je vivais un instant de plus, aurais-je vraiment une chance de trouver une autre morille ? A partir de combien de morilles trouvées peut-on estimer avoir réussi sa vie ? Et surtout : il y a deux conditions complétives à réunir pour trouver le sens de sa vie :</p>
<p>1 - il faut que cette vie ait un sens,</p>
<p>2 - il faut que nous soyons capables de le discerner.</p>
<p>Bonne nuit les petits&#8230; Muhahahaha !</p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/lorenjy.wordpress.com/78/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/lorenjy.wordpress.com/78/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lorenjy.wordpress.com/78/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lorenjy.wordpress.com/78/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lorenjy.wordpress.com/78/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lorenjy.wordpress.com/78/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lorenjy.wordpress.com/78/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lorenjy.wordpress.com/78/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lorenjy.wordpress.com/78/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lorenjy.wordpress.com/78/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lorenjy.wordpress.com/78/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lorenjy.wordpress.com/78/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lorenjy.wordpress.com&blog=1931000&post=78&subd=lorenjy&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>Comme un doute</title>
		<link>http://lorenjy.wordpress.com/2008/05/16/comme-un-doute/</link>
		<comments>http://lorenjy.wordpress.com/2008/05/16/comme-un-doute/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 16 May 2008 07:48:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Don Lorenjy</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ecriture]]></category>

		<category><![CDATA[Air de la Terre]]></category>

		<category><![CDATA[création]]></category>

		<category><![CDATA[dieu]]></category>

		<category><![CDATA[doute]]></category>

		<category><![CDATA[entourloupe]]></category>

		<category><![CDATA[Irène Delse]]></category>

		<category><![CDATA[Surdieu]]></category>

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		<description><![CDATA[Dieu a tout foiré sa création. Il a donné le libre arbitre aux hommes et ils en ont profité pour se foutre sur la gueule pendant des millénaires et pourrir la planète sur les cinq dernières minutes.
De lui-même, Dieu n’avait pas complètement capté a quel point il s’était gâché. Parce que d’abord sa création ressemblait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p>Dieu a tout foiré sa création. Il a donné le libre arbitre aux hommes et ils en ont profité pour se foutre sur la gueule pendant des millénaires et pourrir la planète sur les cinq dernières minutes.</p>
<p>De lui-même, Dieu n’avait pas complètement capté a quel point il s’était gâché. Parce que d’abord sa création ressemblait plutôt bien à ce qu’il avait en tête (ce qui prouve que Dieu, ce dieu-ci en tout cas, a une tête à défaut de cœur). Son idée de départ avait eu toute la place et le temps de se développer. Ça collait pas mal, il l’avait voulu comme ça, avec ces détails mal cadrant pas classiques qui en faisait une création bien à lui et digne de son intérêt. Il regardait son petit univers avec l’œil du papa qui ne verra jamais les défauts de son gamin, ou alors il les trouvera charmants, pleins de personnalité… Presque des qualités, pour un dieu qui n’est pas à une entourloupe près.</p>
<p>Il avait de l’entraînement, Dieu. Il avait déjà posé quelque part une création qui lui avait demandé pas mal de boulot, et ça lui avait appris – croyait-il – les pièges à éviter pour pondre un truc qui lui ressemble et qui plaise un peu autour. Et puis de toute façon, c’était le seul genre de création dont il se sentait capable et il ne savait pas trop s’il pourrait arriver à maquiller autre chose.<br />
Enfin bon, la question ne se pose plus, sa création est comme ça et elle lui convient. Ne parlons pas de fierté, juste de l’honnête satisfaction du travail accompli. Dieu est comme ça : quand il a bien bossé ça lui met le cœur en joie (ah si tiens, il a un cœur), et il ne voit pas que tout est foiré.</p>
<p>Il a fallu qu’un de ses potes, dieu lui aussi mais d’un autre univers par là-bas à l’Ouest du Big Bang, lui mette le nez dedans. Et Dieu vit que cela n’était pas bon.</p>
<p>Allez, je ne vais pas vous filer la métaphore jusqu’au jugement dernier. Ayant pris quelques avis épars, Dieu commence à brasser un certain doute. Ça lui tintinnabule entre les hémisphères. Des questions à la mords-moi le saint esprit… Et s’il avait perdu son temps avec cette création toute bancale ?<br />
Et si le fait qu’elle ressemble bien à ce qu’il voulait y mettre ne justifie pas du tout l’ampleur des dégâts ?<br />
Et si, malgré son immense talent (c’est un peu Dieu, tout de même), son entraînement dans la catégorie 400 pages création libre, sa dextérité technique et toutes les bonnes intentions qui l’animent, il n’était pas plus capable qu’un cloporte de magouiller une création qui tienne la route ? Et si Dieu devait passer à autre chose ?</p>
<p>Moi je vous dis, un dieu qui doute ce n’est pas bon pour le salut du croyant. D’autant que si ça se trouve, un coup de peinture et quelques serrages de boulons vont suffire à remettre l’affaire sur les rails. Il y faudrait un avis constructif. Une sorte de <a href="http://www.bandedessinee.info/IMG/jpg_dieu.jpg">surdieu</a>, compétent et autorisé. Avec du doigté aussi, pour une sombre question de caresse et de sens du poil. Ça va peut-être prendre du temps, mais on en a, non ? Ah, pas tant…</p>
<p>Sinon, je vous conseille d’aller voir comment s’y prend <a href="http://www.irenedelse.com/">une vraie déesse</a> sur une création qui le vaut bien. Suivez <a href="http://www.irenedelse.com/2008/05/13/un-pas-en-avant-deux-pas-en-arriere/">ses rapports d’étape</a>, on y apprends avec bonheur comment ça avance, recule, coupe et ronronne. Vas-y Irène, on te suit !</p>
<p>(à toute personne qui s’indignerait de l’usage que je fais du nom de dieu, je répondrais qu’elle a raison et que pardon, désolé, tout ça, ne m’en veuillez pas ou veuillez m’en tout plein, je ferai mieux la prochaine fois)</p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/lorenjy.wordpress.com/77/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/lorenjy.wordpress.com/77/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/lorenjy.wordpress.com/77/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/lorenjy.wordpress.com/77/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/lorenjy.wordpress.com/77/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/lorenjy.wordpress.com/77/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/lorenjy.wordpress.com/77/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/lorenjy.wordpress.com/77/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/lorenjy.wordpress.com/77/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/lorenjy.wordpress.com/77/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/lorenjy.wordpress.com/77/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/lorenjy.wordpress.com/77/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=lorenjy.wordpress.com&blog=1931000&post=77&subd=lorenjy&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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