Comme ça s'écrit…


Pas encore Aria des Brumes

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 17 octobre, 2007

« Il est de bon ton de parler de soi en ce début de siècle. En était-il autrement à la fin de l’ancien ? Non, bien sûr. »
Voilà, c’est le genre de phrase qui fait fuir. Pourtant, il faut bien commencer.
Donc au début, j’avais écrit une nouvelle.
Une nouvelle ? Tu parles… une proto histoire au fil de l’eau, sans savoir où j’allais. Il y avait cinq gars, autant dire un commando, qui venaient libérer une planète. Tel quel. La cavalerie interstellaire, John (Wayne), Arnold, Sylvester, Bruce et Clint en combinaison spatiale, avec des armes et des… trucs chimiques, comme vous n’en avez pas idée. Et ça cavalait dans la rizière (très classe, la rizière, depuis le Viêt-nam).
Bon. Ces justiciers en acier trempé m’ont lassé, ça n’a pas tardé.
Alors voilà, ils approchent de leur premier objectif, ils nous ont bien expliqué comment ça allait se passer, baigné dans l’huile, rien qui grince, du tout cuit. Le narrateur est un membre du commando, le héros, pour vous dire qu’il s’y connaît. Tout se met en place comme prévu, on va voir ce qu’on va voir.
Et bien sûr : Patatra !
Tous cassés les beaux militaires. Une envie, comme ça. Poser des types indestructibles avec une mission tout bien pour rentrer avec les honneurs, et les bousiller en une demi-page.
Je ne sais pas pourquoi, je laisse un survivant. Le narrateur, bien sûr. Sinon il n’y a pas de logique. Même quand vous écrivez une histoire imaginaire, il faut de la logique. Plus même que dans une histoire classique (les pros disent « littérature blanche »). Sinon, le lecteur se met à pinailler. Il ne veut plus y croire. Des vaisseaux qui dépassent la vitesse lumière, ça passe. Mais un mort qui raconte l’histoire, non. Comment il fait, hein ? Il revient d’entre les morts ? Il enregistre son histoire en pleine bataille pour la laisser à l’édification des générations futures ? Peuh ! Y a une erreur de logique. Le lecteur se sent tout de suite plus malin que l’auteur, et il a raison. C’est à l’auteur de lui fournir de quoi croire à l’histoire. Point !
Donc logique, le narrateur survit. Et moi, tout penaud d’avoir détruit mon texte avec une chute qui n’en est pas une, je pose le clavier et je passe à autre chose.
Comment ces quelques pages vont devenir un roman édité et publié ? Facile, vous le saurez la prochaine fois.
(vous notez le cliffhanger ? j’y reviendrai)

7 Réponses to 'Pas encore Aria des Brumes'

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  1. Guylou said,

    Ok, j’attends !

  2. Wiliam said,

    Ouaip, moi aussi !

  3. Vordaï said,

    De pied ferme!

  4. acariatre des grumes said,

    bon et donc tu as dû tirer à la ligne les 300 ultimes pages pour expliquer pourquoi il était encore pas tout à fait non mort le type? O_o

    en fait j’ai rien pomper à son histoire de prosoppoppée

  5. Irène said,

    Tiens, salut collègue ! 😉

    Je file te mettre dans ma blogoliste. Plus on est de fous…

  6. Don Lorenjy said,

    Coucou Irène, acariatre, Vordaïou, Guylou… et bravo Wilou de dégainer aussi vite que ces dames 😉


  7. […] au tout début de cette incroyable genèse, nous avons découvert que Aria des Brumes ne s’appelait pas encore comme ça vu que ce n’était qu’une nouvelle à finir ; que sans être Jack Vance j’arrive […]


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