Comme ça s'écrit…


Faut que ça reparte !

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 18 octobre, 2007

Donc, je me suis laissé en plan avec une histoire bancale.

La vie continue, le temps passe, les cigognes reviennent plusieurs fois avant que… Rien.
Souvent, je me remets devant cette fin de pas grand chose, en me demandant ce qui peut bien advenir (j’aime bien « advenir », mais je ne l’utilise pas dans le roman) de ce super soldat allongé dans une pièce noire.
Et un jour, j’ai une idée d’histoire avec des petites bêtes qui se nourrissent des émotions (un peu comme le Fourreux de Pelisse, dans La Quête de l’Oiseau du Temps – que je vous recommande), et crac ! V’là que ça vient ensemencer mon histoire bloquée sur son gisant. Ça poustoufle, non ? Moi ça m’émeut encore.
Alors je combine les deux, et je me lance dans le grand rien (un chapitre d’exposition, en narration indirecte, la nouvelle initiale devenant un simple prologue), avec une vague idée de contexte et un objectif : sortir ce mec de sa chambre noire. Je tiens même la première phrase : « La réalité est ambiguë. » Avouez que ça pose, non ? Si, vous avouez. Merci de.
Là-dessus, brique après brique, les pourquoi et les comment se mettent en place. Il se passerait ceci sur cette planète, et c’est pour cela que la mission initiale a échoué, et il faudra que le survivant fasse ceci pour survivre encore un peu, mais vu la situation, les habitants de la planète vont… et patati, et patata. C’est parti !
Mais je suis tellement noyé dans le contexte, qu’à la fin du chapitre 1, ce pauvre gars n’est toujours pas sorti de sa chambre.
Tant pis, j’attendrai le chapitre 2 pour qu’il sorte enfin… À ce moment, je m’aperçois que je n’ai aucune idée de ce qui l’attend à l’extérieur. Le contexte, c’est bien, mais maintenant il va falloir faire exister tout ça en vrai, avec du décor, des personnages, qui font des choses (oui, ils n’ont pas attendu d’être dans l’histoire pour avoir une vie, toujours cette sacrée logique…).

Il n’est pas dans mes intentions de vous bassiner avec mes petits problèmes d’auteur, mais créer un univers qui n’existe pas, ça se fait pas en six jours… Ou alors ça se saurait. Certes, Jack Vance y arrive très bien. Mais suis-je Jack Vance ? J’aimerais (et lui aussi, ça lui laisserait plus longtemps à vivre) mais honnêtement, non. Inventer des histoires qui se tiennent est un drôle de boulot. J’ai l’air de découvrir, et en fait je découvre… c’est bête, je suis dedans jusqu’au cou.
Qu’y a-t-il derrière cette fichue porte ? panique : je ne sais pas !
Qu’auriez-vous fait à ma place ? Donner le début à mon épouse (coucou, Chérie !) juste pour voir s’il y a matière à quoi ou qu’est-ce ? Vous êtes géniaux, merci !
Et Madame de lire, puis de dire : « Ouais… il se passe quoi après ? » Retour à la case départ.
Sauf que les plus fins psychologues d’entre vous auront noté le déclic. Un lecteur a demandé la suite. Et ça, pour un écriveur, c’est plus motivant qu’un coup de fouet avec lanière frottée au piment.
— Tu veux la suite ; tu l’auras !
— Quand ?
— Comment ça « quand ? »
— Demain !
— Quoi ?! D’accord… demain.
Voilà, tout est dit. Et parole, ça c’est passé comme ça. Mais ça ne s’appelle pas encore Aria des Brumes.
Pourquoi ? Demain…

10 Réponses to 'Faut que ça reparte !'

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  1. Citrouille said,

    Wouaaah ! Le suspens !
    Rendez-vous demain alors ?!

  2. Chloé said,

    coucou!
    moi j’ai bien hâte qu’il sorte ce livre 😉

  3. Don Lorenjy said,

    Coucou aussi…
    Patience, tit’nièce Chloé, d’autant que tu es une des premières à l’avoir lu.
    Mais il a bien changé depuis (merci le Capitaine du Navire)

  4. Alain said,

    Là, on arrive à un moment crucial que plus d’un cherche à saisir: comment se fait le déclic qui donne naissance à la suite de l’histoire, qui ouvre la porte et révèle le monde qui se trouve derrière… ?

  5. Don Lorenjy said,

    On ne peut pas le saisir. On se retourne après, et on dit « Ah tiens, c’était le déclic ».
    Mais chercher à le provoquer ? Pas moyen… Yé né souis pas zoune machine !

  6. Wiliam said,

    Ça me poustoufle aussi de constater que tu t’es lancé là-dedans sans trop de trame (si jeune ma buse) !

  7. Don Lorenjy said,

    En fait, si on peut appeler trame les moments clés (basculement de l’intrigue, fin possible), j’en avait une.
    En revanche, le trajet d’un point à un autre s’est fait en musardant. Mais j’y reviendrai 😉


  8. […] comme ça vu que ce n’était qu’une nouvelle à finir ; que sans être Jack Vance j’arrive à m’y remettre juste pour épater mon épouse ; que les Ombres du début deviennent des Brumes sans beaucoup […]

  9. MarieM said,

    La science fiction ou l’héroique fantaisy , mes mondes préférés
    j’aimerais bien être Anne Mac Cafffrey ou Franck Herbert mais là , c’est encore plus que de la science fiction !
    bon courage pour la suite -:)

  10. Don Lorenjy said,

    Merci Marie, on continue (mais Frank Herbert, trop mort pour moi 😉 )


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