Comme ça s'écrit…


Ô Grand Éditeur, sois mien !

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 19 novembre, 2007
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Soyons francs… je n’aime pas les endives braisées.
Non, ce n’est pas ça.
Soyons francs : est-ce que… c’est mal de regarder des séries américaines sur TF1 ?
Non plus.
(Zut, pas moyen. J’essaie d’être franc sur ce qui nous intéresse, mais j’y arrive point)
Dernière tentative…
Donc soyons francs : est-ce que cet Aria des Brumes dont au sujet duquel je vous bassine depuis plus d’un mois, est-ce que ces trois cents et quelques pages de « planet opera » même pas écrit par Jack Vance, est-ce que ces 750 ko de fichier Word enregistrés sur mon PC, est-ce que le sujet premier de ce blog répétitoir et incantatif mérite d’une quelconque façon d’être publié ? Vous énervez pas, ce n’est qu’une question…

Certes, on a vu des questions plus dramatiquement importantes, surtout si on se tourne du côté du Darfour ou de la SNCF, mais là c’est tout ce que j’ai.
Donc, la question… et sa réponse : pour savoir, il faut demander.
Ce que je fais : impression du bazar (<Ctrl+P> pour les intimes), reliage (relecture aussi, mais c’est fait), on glisse dans une enveloppe avec un amour de lettre d’accompagnement et…
STOP !

Une lettre d’accompagnement ? Genre, une lettre de motivation qui va avec le CV pour expliquer combien ce qui est écrit dans la pièce jointe est super important, machin, incontournable, truc, et que ça va nous changer l’avenir à tous ? Houlà ! C’est du lourd. Pour accompagner mon manuscrit que j’ai, il ne faut pas se louper.
Histoire d’éviter le ridicule qui tue, je cherche des conseils, et j’en trouve des bons, notamment ceux de Jean-Claude Dunyach (poutou ?), ici sur le site Bragelonne.
Puis, je me lance.

D’abord chez les ténors de la profession qui ont une collec SF, (amis barytons et contralto de la profession, ne m’en veuillez pas, je vous aime aussi, quant aux soprano-coloraturs, elles savent bien ce que nous partageons et leur tour viendra).
Par exemple, à Denoël j’affirme : « Cette histoire, volontairement courte mais qui donnera lieu à deux suites, m’a semblé correspondre à votre collection Lune d’Encre. » Pour Bénédicte Lombardo chez Fleuve Noir, je n’hésite pas à personnaliser :

« Me permettez-vous de citer vos propres mots, extraits d’une interview du 2 avril 2003 dénichés sur Actusf.com ? « Au Fleuve Noir, je voudrais faire de Rendez-vous Ailleurs une vraie collection de grands formats avec de nouveaux auteurs là aussi… en faisant connaître de nouvelles voies.
Plutôt des séries assez courtes, des trilogies…
Je ne suis pas contre travailler avec des auteurs français. »
Alors voilà, je n’aurai pas la prétention de dire que Aria des Brumes n’a été écrit que pour vous. Mais je saisis l’occasion de vous le proposer en priorité. »

Je tâte du Cherche Midi avec « Aria des Brumes m’a semblé correspondre à votre collection Néo, bien qu’assez court au vu de ce qui se pratique en science-fiction. J’en ai volontairement resserré l’écriture et il me plaît ainsi. » Bref, je tends mes filets avec un art consommé du non-copier-coller.
Et avec quels résultats ?
Bah… est-ce bien important ?

OK, OK : zéro ! Si, des lettres standards, affirmant que mon manuscrit a été examiné avec attention, mais ne correspond pas à ce que l’éditeur recherche. La palme à celui qui m’a répondu deux jours seulement après réception. Un stagiaire, ça lit vachement vite.
Vous savez ce que je pense ? Les grands éditeurs n’ont pas besoin de petits auteurs et il va falloir que je cherche ailleurs (et pas Midi).
Mais je vais trouver, je sens que je vais trouver…
A pluche.

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8 Réponses to 'Ô Grand Éditeur, sois mien !'

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  1. pibole said,

    Tapez « lettre de refus éditeur » sur google,on se sent moins seuls; j’aime bien ce lien:
    http://clement.blogs.com/thomas_clment/2005/10/la_lettretype_d.html

    Ce qu’il y a de bien, avec les grèves, c’est que les lettres (de refus) arrivent moins vite… mais je n’ai pas entendu dire qu’il y avait une grève de téléphone?

  2. Don Lorenjy said,

    Thomas Clément fait de la pub, ce qui prouve qu’il n’est pas complètement mauvais (pourquoi ? parce que !)
    Sinon, je dirais que les grèves sont plutôt l’occasion de nous interroger sur notre dépendance aux transports, non ? Si !

  3. yann said,

    laisse moi deviner, laisse moi deviner!!! Le stagiaire qui répond en deux jours a pour effigie une bête cornue avec une grosse paire de couille…
    non ???

    Parce que j’ai eu la même!!!

    bref, ceci dit merci d’être venu chez moi signaler ta présence, je reviendrai pour ma part dans ce charmant endroit…

    a+

    yann

  4. Don Lorenjy said,

    Perdu ! C’était un autre.
    En revanche, j’ai bien eu aussi en son temps une réponse du Diable Vauvert dont l’adresse mail était stagiaire@lediable. Au moins, c’est frontal…
    Mais j’aime bien le Diable, ils font des bons bouquins.

  5. Daelf said,

    … mais trop de couverture à faire fuir. C’est dommage.

    Ahem.

    Au fait, ce blog est génial 😀

    En plus c’est vrai, j’aime beaucoup ce carnet de voyage du roman. Vivement qu’il sorte 🙂

  6. Don Lorenjy said,

    Merci Daelfinou.
    Patience, janvier approche…

  7. Un auteur said,

    Eh bien moi, j’ai une aventure peu commune à raconter.

    En 2007, j’ai envoyé un manuscrit au comité de lecture de nombreuses maisons d’édition.
    Je n’ai reçu que des refus ; un certain nombre d’éditeurs n’ont tout simplement pas répondu à cet envoi, parmi lesquels “Les Éditions du Bord-de-l’Eau”, sises dans le sud-ouest de la France.
    Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir, quelque temps après, sur le blog de cet éditeur, un éloge de mon manuscrit par le directeur de cette maison, M. Dominique-Emmanuel Blanchard :

    « J’ai noté que ça arrivait souvent comme ça : après des semaines d’indigences littéraires surgissent, deux, trois manuscrits qui m’enchantent.
    Hier c’était “Malateste”, aujourd’hui c’est “Apostrophe aux contemporains de ma mort”.
    Que l’on ne s’y trompe pas : il s’agit d’une œuvre réjouissante malgré son titre. À commencer par son style.
    L’ai-je assez déplorée cette pauvreté du style dans ce qui tombe dans la boîte postale et sur les messageries de BDL !
    Et voilà que coup sur coup le style renaît, ne cesse de renaître de ses cendres (je vous épargnerai le cliché du Phénix, enfin, presque).
    Voulez-vous un exemple de ce fameux style dont il m’arrive de rebattre les oreilles des incrédules ? Oui, n’est-ce pas ?
    Voici donc :
    “Ensuite je ne sais plus, j’ai un trou de mémoire. Je crois que les événements se sont précipités. Qu’on sache seulement que d’assis je me suis retrouvé couché sur le dos, qu’il n’était plus à côté de moi, mais sur moi, et que de paroles entre nous il ne pouvait être question, car il s’affairait à rendre la chose impossible à lui comme à moi.” »

    http://domi33.blogs.sudouest.com/archive/2007/12/20/deb-le-style-bordel.html

    Je n’ai jamais eu de nouvelles de cet éditeur. (Heureusement j’ai trouvé il y a peu un autre éditeur).

    • Don Lorenjy said,

      Ouf, une histoire encourageante et qui finit bien : bravo !


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