Comme ça s'écrit…


Pourquoi un Navire ? Et pourquoi en ville ?

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 27 novembre, 2007
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Ô caprices vibrionnants de la blogosphère…

Il suffit que je parle d’autre chose que d’Aria des Brumes pour exploser les stats du blog. Ce qui vous intéresse, bande de coquins venus de chez Marco, strictement-confidentiel (merci pour l’article sur l’auto-promo) ou Blandine Longre (qui vous parle d’une belle collection jeunesse), c’est quand ça sent le venin, quand Paul se fait miquer… Aujourd’hui pourtant, je vous entretiendrai d’un sujet qui ne fait pas débat : le Navire en Pleine Ville, un éditeur qui le vaut bien.

(déjà, les stats s’effondrent. Tant pis, je vous ennuie, j’assume)

Aux califourchons qui enjambent la logique pour lui faire de beaux enfants (Y a pô d’bateau dans les villes !), je préciserai que ce beau nom vient d’un beau titre de livre, dans les pages duquel André Massepain (auteur, mais aussi éditeur) narrait l’inénarrable aventure de ces pêcheurs Grecs ayant construit un bateau au cœur d’Athènes juste pour faire la nique au blocus du port par l’assiégeant allemand qui leur interdisait de prendre la mer. (je crois n’avoir jamais écrit de phrase plus longue sur ce blog) Quand on sait que les Athéniens mouraient alors par milliers de faim, de balles et d’obus, on savoure mieux l’humour du marin pêcheur grec. Le fait qu’André Massepain l’ait vécu prouve bien que je n’ai pas rêvé.
Mais je digresse.
Il se trouve que la fille de l’auteur a repris le flambeau de papa (lui-même fondateur de la collection « Plein Vent » chez Robert Laffont) et créé sa propre maison d’édition. Filiation, quand tu nous tiens : par respect pour les idéaux et les ambitions de son père (renseignez-vous), elle choisit pour raison sociale le titre du livre susmentionné. Et rarement les termes « raison » et « sociale » n’ont été aussi justement rapprochés, mais c’est un autre débat.

Voilà, le Navire est lancé, et pas pour jouer les seconds canots sur le marigot houleux de l’édition. Non : pour devenir le meilleur, sur un double créneau aussi couramment vilipendé qu’éminemment respectable.
Quel créneau, entends-je demander les impatients ? Celui de la littérature de l’imaginaire pour grands adolescents. De quoi rêver et penser avant d’être vieux. À l’écart des modes, loin des dragons standards et des pré-Bridget Jones.
Oui, on a le droit de rêver avec un peu de fond et d’originalité à cet âge où tout se joue dans un drolatique éventail chiffonesque allant de la fantaisie la plus gothique au blazer le plus cravate. On commence à se faire des idées, on croit se trouver alors qu’on cherche juste à se ressembler. Mais il n’est pas trop tard ! Sortez du moule, arrêtez de vous percer comme tout le monde et lisez ce qui vous construira une conscience, bande de futurs adultes !
Enfin, ce que j’en dis… vous faites bien comme vous voulez. Si si, la Star Ac’ c’est du vrai divertissement de qualité. Restez disponibles. Mais je m’égare, je m’énerve, je médis…

Bref : le Navire fait des livres couillus pour les djeuns (ça fait pas déjà un peu vieux comme terme, non ?) qui ont quelque chose entre les oreilles.

Je ne sais pas si la patronne décrirait sa production comme ça, mais le résultat est là. Très vite, les auteurs suivent. Des classiques sélectionnés, de Pierre Pelot, Michel Jeury ou Jean-Pierre Andrevon, s’offrent une nouvelle édition très classieuse. Des petits jeunes comme Lilian Bathelot, Hicham Charif ou Irène Delse voient leurs romans SF ou Fantasy (parfois leur premier d’ailleurs) caracoler dans les listes de prix tous azimuts. Et pour ne rien gâter, une collection d’essais traitant aussi bien de l’athéisme ou du suicide écologique, la bien nommée « Avis de tempête », va au devant des attentes de ces grands enfants qui bientôt seront aux manettes de notre monde. La distribution est assurée par les Belles Lettres, ce qui ne gâte rien (vous connaissez ? renseignez-vous).

Et Aria des Brumes, là-dedans ?
Ben… Hélène a dit que les plus grands parmi son public chéri auront sans doute plaisir à le lire. Disons à partir de 16 ans et jusqu’à la presbytie (après, faut des lunettes). Alors c’est la prochaine nouveauté sur l’agenda du Navire, office du 18 janvier pour les pointilleux.
Vala. Mais ça ne s’est pas fait tout seul. Il a fallu se contacter, se tourner autour, se tomber dans les bras, se… mais il est tard.
On en reparlera.

10 Réponses to 'Pourquoi un Navire ? Et pourquoi en ville ?'

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  1. pibole said,

    Marrant, moi aussi, j’ai utilisé « vibrionnants » dans mon blog aujourd’hui…
    (commentaire sans intérêt)
    Mais les relations avec les éditeurs sont diverses, et vous en saurez plus quand le bouquin sera sorti…
    Presque deux mois à attendre, …tain, c’est long!

  2. Citrouille said,

    Mais ce sera bon…

  3. Marco said,

    Moi en revanche je n’ai pas utilisé « vibrionnants » dans mon blog aujourd’hui, mais peut-être demain, qui peut savoir? (commentaire encore plus sans intérêt)
    Tu vends bien ton bateau, en tout cas, Don Lo (pourquoi « Don Lo », au fait? « Marco », ça peut s’expliquer rationnellement, mais » Don Lorenjy »?)

  4. Don Lorenjy said,

    Tiens ? Coucou Citrouille !

    Bon, OK, je paye des droits à pibole pour « vibrionnants », et je me rembourse avec ceux payés par Marco pour « Don Lo ».
    D’ailleurs, il faudra tout un billet pour m’expliquer sur Don Lorenjy.
    Certains trouvent que ça fait « poseur ».
    Vous en pensez quelque chose ? (moi non).

  5. Blandine said,

    Effectivement, la Navire est une maison qui navigue bien, entre ados, grands ados et adultes.
    Voir entre autres l’excellent essai de Paul Desalmand : http://www.sitartmag.com/desalmand4.htm

  6. Don Lorenjy said,

    Merci Blandine, bien bel article sur un bien beau bouquin.

    Citrouille ? Si tu es encore par là, rappelle-moi de te rappeler d’envoyer un exemplaire d’Aria à cette très excellente Blandine. Comment ? Tu as déjà noté ? J’aurais dû m’en douter.

    Saviez-vous que Citrouille est la sublimissime attachée de presse du Navire ? Oui ? Tant pis.

  7. Citrouille said,

    Dis-toi bien que Blandine reçoit chacun de nos livres. Par-contre, son exemplaire sera dans tes dédicaces.

  8. Chris said,

    « Saviez-vous que Citrouille est la sublimissime attachée de presse du Navire ? Oui ? Tant pis. »

    Heu… t’es vache là, tu aurais pu faire un effort et écrire « tant mieux ». ^^

    Je suis plus là, je suis partie, loin très loin très très loin…

  9. Don Lorenjy said,

    Tant pis si je ne vous apprends rien.
    Tant pis, je vous le répète.
    Tant pis pour vous, vous n’aurez pas le plaisir de la découvrir une nouvelle fois.
    Tant pis rouette, cacahuète…

    Attends, je te suis !

  10. Blandine said,

    Il ne me reste plus qu’à attendre le roman ! (merci à Citrouille…)


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