Comme ça s'écrit…


Et maintenant… ?

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 12 février, 2008
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Est-ce que le fait qu’un roman portant mon pseudo soit en librairie (j’en ai même vus qui l’achetaient) fait de moi un auteur ?
La vache de question…
Réponse 1 : mais, nom de Moi, qui s’en fout ?
Réponse 2 : et qu’est-ce que ça change ?
Réponse 3 : la poudre est-elle bien fraîche et pas trop soufflée en altitude ?

En dehors du fait que toutes ces réponses sont des questions, vous aurez noté une certaine désaffection autour du statut d’auteur. Parce que, un auteur, un auteur publié s’entend (sinon c’est un wannabe et ça fait rire tout le monde ha ha ha), qu’est-ce que ça fait, à part le singe qui s’agite pour vendre son bouquin dans les émissions de télé, de radio ou de ternet ?
Et moi-même, suis-je assez auteur pour me permettre d’y répondre ?
(c’est là que je mets la couverture de mon bouquin à moi, pour bien prouver que je suis auteur tellement publié un max, que ça se discute même pas)

Ouais, en gros, l’auteur publié, lorsqu’il ne vient pas vous parler de ce qu’il a publié (donc qu’il a écrit voilà au moins des mois, sinon des années, sinon c’est un autre qui l’a écrit mais c’est long pareil), qu’est-ce qu’il fait de sa vie ?
Il écrit peut-être autre chose… je dis ça, j’en sais rien.
Peut-être aussi qu’il se les roule peinard, puisque de toute façon, il a un chef d’œuvre qui va le faire croûter jusqu’à la fin de ses jours.
Ou alors, paniqué par l’ampleur du succès à venir tout autant que par les hauteurs que cette œuvre publiée atteint, il reste figé, les doigts de glace devant son clavier, devenu un pro de la crasse et de la tination. Il est bloqué, quoi…

À force d’empiler les hypothèses oiseuses, je m’éloigne du seul sujet qui, loin de vous intéresser totalement amis lecteurs, demeure celui que je maîtrise le mieux : moi-même (et encore, certaines parties de moi sont assez mal maîtrisées, mais j’y travaille).
Donc, que fis-je entre l’instant béni qui a vu la signature du contrat avec mon amour de Navire, et celui presque autant béni (oui, oui !) qui me surprend à vous tapoter ce billet ? Ben… j’ai écrit d’autres trucs.
Donc, la procrastination, ce n’est pas mon fort. Enfin, pas trop.

Par exemple, j’ai écrit la brochure d’une société qui le vaut bien et qui s’appelle Viatec, mais ça c’était pour croûter. Pareil pour les différentes plaquettes publicitaires d’une jolie station au nom en forme d’arc. Bien. Fait-ce de moi un auteur permanent ? Que nenni, beau sire, trouvez-nous austre chose !
Alors, voyons… j’ai écrit des nouvelles, voilà ! Et même certaines qui vont être publiées, tiens, Ha ! Qu’est-ce vous dites de ça ? Rien, vous attendez d’avoir lu, c’est normal. (Guettez le prochain webzine Trois Petits Points).
Bon, il vous faut du lourd, hein ? De l’auteur bien ancré dans son boulot d’auteur, juste pour voir si le Don Lo ne serait pas du genre feu follet de la paille ! OK, j’ai commencé un autre roman. Non, deux… en fait trois.

Voilà, c’est foutu. En quelques petits chiffres ridicules et trop vite jetés, je viens de renvoyer mon pseudo dans la longue liste des wannabes tordants.

L’auteur, le vrai, finit ce qu’il entreprend. Et vous ?
Bon, je vais bosser, là. A plus…

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11 Réponses to 'Et maintenant… ?'

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  1. Pibole said,

    On ne naît pas auteur, on le devient.
    Signé : Simone.

  2. Posuto said,

    Et est-ce que c’est dans la même veine, même univers et tout ça ? (demande la curieuse Kiki qui pose des questions)

  3. frehelle said,

    « l’auteur, le vrai, finit ce qu’il entreprend »

    Hum.
    Bien bien bien.
    Et sinon, la femme les gosses, tout ça, ça va?

    (où est-ce qu’on trouve un smiley qui pleure à chaudes larmes, par ici?)

  4. Don Lorenjy said,

    Pibole, c’est vrai (et c’est du boulot !)
    Kiki, sur les 3 roman, un est dans la même veine, l’autre est de la sf prospective (futur proche) et le troisième de la pure blanche (littérature, bien sûr). J’ai aussi un polar sous le coude… Bref, trop de lièvres tuent l’auteur !
    Frehelle, la famille va bien, merci (maintenant, va finir ce que tu as commencé !)

  5. frehelle said,

    « ce matin, un lièvre, a tué un auteur. C’était un lièvre qui, avait un fusil, pan » tralalala.

    Bon, t’as raison, je ferai mieux de finir ce que j’ai commencé.

  6. zordar said,

    Hé oui, un sacré boulot qu’être pipole! Au fait, si tu as une Ferrari en trop, je suis preneur !

  7. Don Lorenjy said,

    Oh ? la bonne fée a transformé ma Ferrari en C1 à pédales… tu prends toujours ?

  8. Ana said,

    L’auteur est un titre commercial, comme on parle dans le milieu du cinéma de « talents » quand il s’agit de personnes connues par l’exercice de leur art.

    Ecrivain est le mot qui définit je crois celui qui s’interroge sur l’écrit.

    « Est ce qu’écrire fait de moi un écrivain ? »

    Cette question il me semble suffit. Je l’ai entendue dans la bouche de tous les écrivains que je connais les très connus les pas connus les splendides et les timides.
    Et l’absence de réponse pousse l’écrivain inlassablement à continuer son récit. Le travail d’un écrivain n’est jamais fini.
    C’est ce que j’opposerai à la notion d’auteur qui est pour toi « celui qui finit »

  9. Don Lorenjy said,

    Ah, ça c’est intéressant… L’auteur finit, pour commencer autre chose. L’écrivain, lui, poursuit une réflexion, une œuvre… qui n’aurait pas de fin (si j’ai bien compris).
    Peut-on être les deux à la fois ? Genre « je suis l’auteur de cette bouse, mais ma démarche d’écrivain ne s’arrête pas là ? »

  10. Ana said,

    Oui comme Victor Hugo est l’auteur des misérables c’est indéniable. Mais on ne saurait s’arrêter au qualificatif peu reluisant parce que galvaudé d’auteur.

    Comme certains écrivains ne sont parfois jamais des auteurs, mon avis est que beaucoup de nos auteurs contemporains ne sont pas des écrivains.

    La démarche d’un artiste ne peut être – encore une fois à mon avis – qu’intemporelle, en perpétuel mouvement donc à jamais inachevée. Mais c’est en tendant perpétuellement vers la perfection soit l’achèvement de son œuvre que l’artiste, l’écrivain dans ce cas précis devient parfois un auteur. Ceci restant sans effet quoiqu’il en soit sur le principe créateur.

    A ce sujet j’ai beaucoup aimé l’attitude de Jonathan Littel, lequel une fois les Bienveillantes achevé à décrèté que ce livre n’était plus de son ressort. Dans le même esprit a-t-il refusé d’en assurer la promotion. Certes il est l’auteur des Bienveillantes mais apparemment ce livre n’est qu’une étape de son parcours. D’ailleurs beaucoup « d’auteurs » souffrent de devoir jouer le jeu du marketing une fois un de leur livres achevé. Et parfois s’y perdent.

  11. Don Lorenjy said,

    C’est vrai, Littel s’en est bien tiré.
    Vais-je me perdre dans le marketing ? Je ne crois pas être sous le coup de cette menace : en assurant directement ma part de promotion, je fais le pas final vers le lecteur que bien des écrivains, murés dans leur œuvre, ne veulent ou n’osent plus faire (ce qui n’est pas le cas de Littel, lequel va au devant des lecteurs comme des critiques, quitte à les décevoir).


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