Comme ça s'écrit…


Vos avis sur Aria (clap clap clap, troisième)

Posted in Promo par Laurent Gidon sur 31 mars, 2008
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Commençons par une citation, ça pose toujours. Et une de Claude Ecken encore, ce qui va envoyer ce blog dans les sphères très hautes de l’intelligence et de la sensibilité (merci Claude, c’est à vous que ce début de billet rend hommage). Donc :

« Aujourd’hui, on ne peut bien parler du présent qu’au futur. » Claude Ecken (je vous l’ai déjà dit)

Bon, en dehors du fait qu’Aria des Brumes est écrit au présent, cette formule de M. Ecken m’est immédiatement venue à l’esprit lorsque j’ai lu la critique de Karine, alias Lhisbei, sur le blog du Répertoire de la Science-Fiction. En effet, lorsque Lhisbei écrit :

Aria des Brumes ouvre des perspectives de réflexion, de spéculation sur des futurs possibles, des choix de société.

J’ai l’impression toute frémissante d’avoir scrupuleusement obéi à Claude Ecken. Voilà, sans fard, tel quel, comme je vous le dis. En même temps, je n’ai pas fait exprès. Comme il m’est déjà arrivé de le dire, en bossant sur Aria je ne pensais qu’à l’histoire. Après, que certaines idées sur la vie, l’univers et tout le reste se soient glissées dans le manuscrit, c’est absolument à l’insu de mon plein gré (autre citation cyclique).

Ceci dit, la critique, ou plutôt l’avis de Lhisbei (puisque elle-même se refuse le statut de critique) m’est allé droit au cœur. Je vous laisse lire.

Juste une chose encore : cette critique, je suis allé la chercher. En me baladant sur les blogs, en laissant des messages, en osant.
Oui, on peut oser, amis auteurs (ou futurs auteurs). On peut faire fi de son «quant à soi» et se dire : mon bouquin, là, avec tout ce que j’y ai mis, défauts compris, j’aimerais que cette personne le lise et dise ce qu’elle en pense, bien ou mal. Et tant pis pour l’image, la modestie, ce que pensent ceux qui pensent que vous en faites trop. Quand un éditeur a pris le risque de publier votre livre avec ses sous (ouais Marco et Yann, je sais, il y a débat là-dessus aussi), en faire trop ce n’est pas encore assez. Alors on se colle la timidité dans la poche avec son mouchoir dessus, et on y va. En faisant confiance à la personne pour faire une critique honnête, sans laisser interférer la relation qu’on a commencée à tisser avec elle.

Voilà. Conclusion : merci Karine/Lhisbei.

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15 Réponses to 'Vos avis sur Aria (clap clap clap, troisième)'

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  1. Pibole said,

    Parfois, tu me fais penser à ces gens au chômage qui clament « Mais oui, y a du boulot » et sont prêt à faire dame pipi et s’asseoir sur leur doctorat d’ethnologie en soutenant que cela leur fera une expérience.
    Je ne te parle pas du Bateau qui, en pleine ville marche dans le vent de la probité et de l’enthousiasme littéraire, mais il ne faut pas oublier que, dans la profession, il y a beaucoup de grands éditeurs qui ne soutiennent pas les livres qu’ils éditent, qui passent au pilon le bouquin un an après sa sortie, après zéro promotion, mais qui empochent avec bonheur les sous des ventes que l’auteur assume seul sur sa réputation, ou sa capacité de représentation. Je te donnerai des noms, si tu veux.

    Alors, d’accord pour ton bel enthousiasme, qui montre aussi que ton autre métier c’est la com, c’est bien, mais n’en fait pas une règle générale.

    J’ai tendance à penser que chacun doit faire son métier. j’écris des livres, je les rends le plkus propre possible, je fais sans rechigner (enfin rien qu’un tout petit peu) les corrections et modifications demandées, je vais dans les écoles pour rencontrer mes lecteurs, je vais dans des salons pour vendre mes livres, je fais des sourires à tout le monde, je reste en contact avec les bibliothécaires que j’ai rencontrés, chaque fois que je passe dans une ville, je ne manque pas de saluer le libraire, même si parfois il me regarde comme si j’était de la lotte un peu passée.
    Alors, hein, cette phrase m’agace:
    « Quand un éditeur a pris le risque de publier votre livre avec ses sous, (…) en faire trop ce n’est pas encore assez. »
    Parce que c’est son métier, qu’il l’a choisi, qu’il a choisi ton manuscrit non pas par bonté d’âme, mais parce qu’il estimait qu’il pourrait en faire un bon livre à vendre, et il n’y a pas de honte à ça. Et ce même s'(il est trop sympa et passionné et tout et tout.
    Avec toi, il n’y a pas que les champignons de la chanson qui crient « mangez-moi, mangez-moi, mangez-moiiiii! »

  2. Don Lorenjy said,

    Voilà, je savais que le débat n’était pas clos.
    Désolé de t’avoir agacée, gentille Pibole. Mais je préfère prendre mon bâton de pèlerin et aller à la pêche au lecteur, plutôt que gagner de l’expérience en dame pipi (encore qu’il faudra que j’essaie, pour voir).
    Et il est vrai aussi que, vue la fortune de ribougnoles en or que tout auteur se fait sur la vente des livres, c’est autant pour soutenir mon éditeur (qui n’a heureusement pas besoin de ça) que pour l’orgueil de voir mon nom sur les blogs des autres.
    Mais tu le sais bien, et finalement on parle de la même chose : le plaisir d’être « auteur », qui ne s’arrête pas forcément au bord du clavier.

  3. Pibole said,

    Ben oui, le plaisir d’être auteur, le plaisir d’être lu. Le plaisir d’être aimé. le plaisir de dire. D’arriver à dire. D’assumer ce qu’on dit.
    Etre écrivain. Quoi.
    1000 façons de l’être. Le même bonheur.

  4. Marco said,

    Ah ben je vois que la sage Pibole a tout dit. J’arrive trop tard, comme d’hab’.
    Dans le registre consensuel, je me permets juste d’ajouter (puisque tu me cites dans ton billet, Don Lo, bien que je ne comprenne pas quelle position tu penses être la mienne:): effectivement, la « loyauté » à l’éditeur ne me paraît pas être le ressort essentiel d’une suractivité de promotion de la part de l’auteur, cette activité (ou suractivité) de promotion dépend surtout de la personnalité, des aptitudes et des envies de l’auteur (par exemple: est-ce très important pour x de vendre 1000 exemplaires plutôt que 100? la réponse peut être « oui », la réponse peut être « non »). Et franchement, comme il n’y a pas de règle, je n’ai pas de préférence non plus. J’aime bien les gens qui en font trop (comme toi), et j’aime bien les gens qui n’en font pas assez (comme d’autres). Après, en dehors de la personnalité, il y a de nombreux paramètres: par exemple, le primo-romancier a-t-il furieusement (et légitimement) envie de publier un deuxième, puis un troisième roman etc.? Si oui, c’est sûr qu’il faut se démener un minimum, si on ne veut pas que le premier roman soit le dernier.
    Bref, le tout est de ne pas avoir de regret par la suite.

  5. yann said,

    Euh … don lo? C’est trés gentil de parler de moi ( ça fait toujours plaisir hein!) mais qu’est ce que je viens faire dans cette choucroute là?

    Je ne fais pas de promo parce que je n’ai rien à vendre mais pôur me faire connaitre je me suis quand même mis à poil dans une baignoire!!!
    (et hop trois clics de plus ;)) )

    enfin bref en gros et au détail je suis d’accord avec toi avec de vrais arguments en plus que je en veux pas develloper ici maius que je t’expliquerait avec plaisir un jour… Deva

  6. yann said,

    (oups j’ai appuyé sur entrere un peu vite ;)) )

    devant un canelet ou une fondue suivant nos fortunes nationales…

    Amitiés donc.

    yann

  7. Don Lorenjy said,

    Pas de souci, Yannochka, je faisais juste référence à tes commentaires datant du billet sur le libre concurrence et l’édition, là : https://lorenjy.wordpress.com/2007/12/17/mais-que-fait-l%e2%80%99elysee/
    Tu te souviens ? Et je t’ai fait un peu de pub YourSpace au passade…
    (canelet, pourquoi pas, parce que fondue j’en ai trop pris dernièrement que ça sort par les trous)

  8. yann said,

    ah…. ok!!! j’ai compris ce que tu compris…

    Bon ok mais en fait on est pas d’accord depuis le début!

    Je ne critique pas les maisons d’éditions qui touchent des subventions; je disais juste que parce qu’elle dépendent de ces subventions elles sont à la merci du pouvoir. Rien à voir.

    Donc dis autrement je ne pense pas qu’une seule maison s’amuse a sortir n’importe quelle merde au pif pour se faire des sous; je pense que toute maison tente un minimum de faire bien son travail au moins dans l’intention de toucher le jackpot. Sait on jamais.

    Ceci dit il me semble assez evident aussi que si l’auteur fait le minimum, à moins d’être houellebecq ou victor hugo, la maison fera en retour le minimum, faut pas rêver.

    Donc don lo je suis d’accord avec toi. si, si; il revient à l’auteur de faire ce qu’il peut. Ok ce n’est pas son rôle oficiel; mais apres tout ; faire de la promo fait partie du travail d’acteur, de réalisateur… alors pourquoi pas d’auteur?

    Et d’ailleurs pour te dire que je pense cela depuis bien longtemps, je te renvoie vers cette (trés belle) note :
    http://xannadu.canalblog.com/archives/2007/08/04/5807644.html#comments

  9. Don Lorenjy said,

    Ouf… Alors, canelet ou fondue ?

  10. Don Lorenjy said,

    @Marco : je ne sais pas pourquoi wordpress persiste à te considérer comme du spam alors que tes commentaires (que je fais l’effort d’aller récupérer, notez bien tous) sont plus bonsensuels que consensuels.

    Le primo-romancier qui en fait trop, je crois qu’il n’envisage pas l’avenir en termes de chiffres de ventes (pas au bout de trois mois en tout cas) mais bien en termes de retour sur l’ego.
    Qu’on le veuille ou non, écrire c’est se foutre à poil. Les retours, c’est ce qui nous rhabille. Alors, sans braquer des blousons à la sortie des écoles, je me débrouille pour me tenir chaud avec les avis des autres.
    Et je ne suis pas sûr que cela s’arrête en cas de second roman. La chaleur du retour, j’en aurai toujours besoin.
    Mais rien que vos passages ici, ça me fait tout chaud partout… qu’alors y faire ? Continuer… merci.


  11. … merci de tes commentaires sur mon blog! Reviens souvent… 😉 et/ou à bientôt sur « A vos plumes ».

  12. Lhisbei said,

    Contente de vous avoir « rhabillé » en tout cas. il fait encore un peu frisquet pour faire du naturisme (surtout ché mi) 🙂

    et merci d’être venu me chercher 🙂

    [c’était le comm’ qui fait baisser le niveau]

  13. Don Lorenjy said,

    … mais qui remonte la température.
    (et merci Daniel 😉 )

  14. Y said,

    En guise de réflexion complémentaire prolongeant la citation de départ, histoire de confirmer l’importance de la science-fiction comme matière à penser : http://yannickrumpala.wordpress.com/category/science-fiction-et-theorie-politique/

    • Don Lorenjy said,

      Merci Yannick. J’ai l’impression (juste survolé) que tu fais un travail très fouillé qui va dans le sens de ce que recherche : une SF comme laboratoire d’un futur vivable, et non comme sonnette d’alarme d’un présent en sursis.


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