Comme ça s'écrit…


Quelque chose de rien

Posted in Djeeb,Lecture par Laurent Gidon sur 15 août, 2008
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À quoi sert un blog où l’on n’a plus grand chose à dire ?
La réponse est dans le titre…
Le monde pourrit sur pied sans qu’on n’y puisse mais. Du pain et des jeux, certes, mais sans que guerres ni catastrophes respectent la trêve. Et comme toujours, la gouverne ment. Rien à dire, vous êtes au courant, ou alors à la plage.
Comme je me suis ruiné les lombaires à trop me secouer dans les vents et les vagues, j’ai eu le temps de lire.

Le dernier Vargas (Un lieu Incertain, chez Viviane Hamy) est bien, rigolatif et jouissoire comme les précédents, c’est une affaire qui marche (et qui n’a pas besoin de mon avis positif pour marcher). Juste une question : pourquoi Madame Fred éprouve-t-elle le besoin de nous placer des meurtres de plus en plus gore ? Elle seule peut répondre, et de toute façon ce n’est qu’accessoire.

Lignes de faille, de Nancy Huston chez Babel, est une superbe remontée temporelle de nos jours aux années 40, déjà primée, dont le principe à plusieurs voix tient parfaitement tout du long (malgré certaines interrogations sur le vocabulaire et les pensées que l’auteur attribue à des enfants de 6 ans). On cherche à rebrousse temps les causes et échos des blessures chez les différents personnages, et on apprend tous les moyens possibles de massacrer une enfance, quelles que soient les bonnes (ou mauvaises) intentions. Seul bémol, la contrainte que c’est donnée l’auteur d’une sorte de révélation finale, traumatisme initial dont certaines répercussions sexuelles paraissent exagérées. Mais c’est bien, vraiment.

Dans Profondeurs, Henning Mankell nous entraîne bien efficacement à la suite d’un hydrologue suédois qui cherche – et finit par trouver – son vide intérieur. Pas gai, pas vendeur, et pourtant on y plonge comme une sonde au câble coupé. Un voyage à rapprocher de La Route, par des chemins et des moyens sans rapport, mais la fin oui, la fin est la même pour tous.

Sinon, j’ai été ravi d’apprendre qu’Irène Delse a passé la barre des 400 000 signe dans sa suite attendue de l’Hériter du Tigre. Chez moi, la suite d’Aria est au point mort pour cause de plus envie. Djeeb le Chanceur avance son petit bonhomme de chemin (300 000 signes). Peut-être le mettrai-je en ligne par morceaux, ici ou là. Des amis auxquels j’en ai proposé la lecture en feuilleton, une seule a accroché (merci Pascale) au début… Mauvais signe ? Peut-être pas. C’est l’été, le temps est généreux, chacun en profite à sa guise. Voilà.

Ah si : on est rentrés, il pleut sur la montagne, les enfants vont bien, l’avenir s’avance à petits pas.

6 Réponses to 'Quelque chose de rien'

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  1. Pibole said,

    eh oui, temps mort…
    Mais l’envie reviendra avec l’automne! Haut les coeurs…

  2. Don Lorenjy said,

    Si, si, l’envie est toujours là (10 000 signes par jour quand même, moins les jours en voiture – la Normandie, c’est loin, de tout – ou en balade), c’est juste l’envie d’en parler qui tourne à l’aquoibonite aigüe.
    Et vous, chère Pibole, blog en berne aussi ?

  3. Stéphanie said,

    l’été est il vraiment si propice que cela à l’écriture?

  4. Posuto said,

    Et si c’était le concept de suite qui t’ennuyait ? Peut-être que tu as envie de neuf ? d’autres personnages ou d’autres lieux ?… (je dis ça comme ça, hein, c’est pour apporter ma pierre de réflexion. Enfin mon petit caillou de réflex.., oui bon, ma miette de réflexion)
    Kiki 🙂

  5. Posuto said,

    J’ai oublié de dire que j’ai préféré Dolce Agonia de Huston à Lignes de failles. Mais c’est excellent quand même !!! (je suis une fan de Nancy, je crie Nancyyyyyyyyyyyy avec un briquet allumé, c’est même à ça qu’on me reconnait)
    Kiki2 🙂

  6. Don Lorenjy said,

    « Dolce Agonia », merci, je le note.
    Quant au concept de suite, c’est plutôt avec ce que j’ai écrit que j’ai un problème. Un peu comme si je n’arrivais pas à en faire ce que je veux : l’histoire est posée, je ne suis pas satisfait du résultat, mais toute correction m’éloigne de ce que j’ai en tête. D’où basta ! On laisse reposer tranquille et place à Djeeb et ses aventures extraordinaires !


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