Comme ça s'écrit…


Djeeb le Chanceur, acte fondateur

Posted in Djeeb par Laurent Gidon sur 25 août, 2008
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Ceux qui fréquentent ces lieux depuis les débuts (et qui ne sont donc pas venus chercher des salopes à gros seins ou des chamelle gravides) se rappellent peut-être qu’Aria des Brumes – ce roman de Science-Fiction tellement beau tellement bon que je ne vous en parle plus assez alors qu’il est toujours disponible en librairie – qu’Aria des Brumes donc, avait été écrit dans un grand élan de générosité pour faire plaisir à ma Douce. C’était le bon temps. Qui n’est plus, comme chacun sait, et c’est tant pis.

Place à l’égoïsme !
Tournant le dos à toutes les idées humanistes et généreuses qui lui avaient pourtant apporté bien des satisfactions (dont celle, inégalable, de se prendre durablement pour Dieu), l’auteur de ces lignes (et donc d’Aria des Brumes, le roman qui… et que…, si vous suivez) c’est coulé avec délectation dans le néolibéralonombriloégocentroindividualocapriciovanitopingrofrimisme ambiant pour écrire un roman entier juste pour se faire plaisir à lui. Rien qu’à lui. Tout seul. En se foutant pas mal de savoir si ce serait publiable, ou même lisible. Et Prout !
Une sorte de roman de l’été, quoi. Après tout, chacun va se choisir en librairie son pavé à promener sur la plage entre les lunettes et la crème solaire, non ? Eh bien moi, je me l’écris, na !

Devant tant d’égoïsme onaniste, je rougirais presque si je n’étais trop occupé à rigoler sous cape. Parce que ce « Djeeb le Chanceur » (oui, c’est le titre) m’a bien fait marrer. Je m’y suis lâché sur tout ce qui ne se fait pas en bonne littérature d’aujourd’hui, voire de demain. Le style ampoulé est proscrit ? Ampoulons donc un max ! Devant laisser place à l’action, la description est décriée ? Alors ça va gueuler, mais gueuler, parce que je décris et décrypte à n’en plus pouvoir. La gentillesse et l’attention à l’autre n’ont plus la cote ? Pas grave, je décote et détricote tant et plus ! Les seules limites sur lesquelles je n’ai pas cédé, c’est la violence et la cruauté gratuites. Je n’aime pas ça, je n’allais quand même pas me forcer alors que j’ambitionnais de me faire plaisir, enfin quoi, tout de même !

Donc voilà, Djeeb le Chanceur est né. Pas fini tout à fait, mais bien né. Et vous savez quoi ? Ça m’a tellement éclaté de le pondre au kilomètre que je vais reprendre le personnage pour d’autres projets, d’autres aventures. Je n’ai pas fini de me faire plaisir, tenez !

(Et pour les visiteurs de passage, sachez que les critères de recherche qui ont amené le plus de lecteurs ici hier, outre les indéboulonnables « salopes » et « gros seins », ont été « humour de poisson » et « Œuvre littéraire sur le prout ». Pas mal, non ?)

2 Réponses to 'Djeeb le Chanceur, acte fondateur'

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  1. Marco said,

    Eh! infatigable détricoteur, Djeeb et toi m’avez l’air très en forme, ça fait plaisir à voir! 🙂

  2. Don Lorenjy said,

    Et toi, vilain blogueur, où en es-tu dans tes contacts avec les éditeurs ?


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