Comme ça s'écrit…


Sur la pointe des petons

Posted in Djeeb par Laurent Gidon sur 6 septembre, 2008
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Hier, j’ai fini d’écrire Djeeb le Chanceur.

Ce n’est pas grand chose et je ne comptais pas le crier sur les toits, mais le bien que ça m’a fait, il faut que je le partage un peu.
D’abord, j’ai dansé et hurlé autour de mon PC comme un Apache éthylique. Ça soulage. La tête des enfants en train de finir leur goûter !
Ensuite, j’ai fait des sauvegardes.

Le soir, pour fêter ça, je me suis offert la première du « Café Littéraire » de Daniel Picouly sur France 2.

J’aime bien Daniel Picouly. J’aime bien ses livres, avec une préférence pour l’Enfant Léopard, et j’aime bien sa façon de parler comme s’il jouait sa vie sur chaque syllabe : l’excès, c’est peut-être fatiguant au quotidien, mais à l’écran ça passe bien. Et puis il a une gueule !

Son émission est un peu mode, mais ce n’est pas mal.
Surtout le dispositif de l’auteur face à la critique : un auteur contrôle le défilement d’une vidéo où un critique parle de son livre, en bien ou en mal. L’auteur arrête quand il veut pour réagir. C’est bien de voir un écrivain s’énerver contre un critique sans pouvoir lui péter la gueule.
Bon, l’auteur d’hier soir était une mijaurée pipole qui n’a rien trouvé de mieux que se prendre pour Keith Richards dans le but pourtant louable de nous faire croire que son malheur bobo était universel. Bon… mais le dispositif était bien.
Sinon, l’avantage de ce genre d’émission c’est de vérifier qu’on n’a rien à voir avec le milieu germanopratin, mais alors rien du tout. Et de se trouver des affinités goûtues avec des écrivains dont on n’a pas forcément aimé les livres. Olivier Rolin par exemple, m’a tout l’air d’être un type que j’aimerais bien fréquenter, malgré l’ennui profond qu’a généré en moi son « Tigre en papier ». S’il passe dans le coin, qu’il sache qu’une bouteille l’attendra toujours (mais du Bourgogne, pour le changer du Bordeaux).

Sinon voilà. Djeeb le Chanceur va commencer son périple auprès des éditeurs, sur la pointe des pieds.
Je me demande s’il est de bon ton d’en parler sur un blog. Si cela ne mettrait pas un peu en danger l’avenir publicationnel du bébé.

Parce que je l’aime bien, ce Djeeb, vraiment.
Parti comme un défouloir pour l’été, c’est finalement devenu un de mes textes préférés. J’ai appris à l’aimer, et je l’ai aussi beaucoup ciselé pour qu’il devienne ce que j’aime.
Ce n’est pas de la fierté (ça ne viendra que plus tard, s’il fait plaisir à d’autres), c’est un sentiment plus intime, entre cette histoire et moi.
Pas facile d’aller la mettre en danger chez un éditeur. Comme si vous alliez chez le médecin avec votre enfant en ayant peur que le praticien vous dise « Non, il est trop moche, pas la peine de le soigner, laissez-le crever… » Pas facile, quoi.

Je vais tenter quand même. Un éditeur bien choisi. Je vous tiendrai au courant, juste pour faire mentir Wrath.

Voilà, c’est tout. Fatigué, mais content, oui, très content. Longue vie à toi, mon Djeeb !

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11 Réponses to 'Sur la pointe des petons'

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  1. Marco said,

    Argh! tu m’as grillé! j’ai regardé aussi Picouly, et comme toi, la séquence réponse-au-critique-féroce-mais-à-distance-respectable m’ a bien plus, même si, comme tu dis, l’Amanda au discours si formaté n’était pas la cliente idéale. Bref, j’ai pensé tout comme toi. Du coup, quand j’en parlerai sur mon blog, je ferai un copié/collé avec ton paragraphe. (ça ne te dérange pas?)
    Plus sérieusement, puisse ton Djeeb ne pas être malchanceur dans le monde ô combien hostile de l’édition (comme dit ma copine Wrath:).

  2. EmmaBovary said,

    Bonne chance à Djeeb!
    (Oui, je sais, elle était facile! Mais j’ai un jeu 45 dans les pattes, alors côté inspiration, faut pas trop m’en demander!)
    😉

  3. Don Lorenjy said,

    Accordé pour le copier/coller (sous créative commons).
    Et merci pour les encouragements au Sieur Djeeb Scoriolis, dit le Chanceur, grand esthète aventurier, armateur occasionnel et jongleur acoustique.
    S’il fait moitié autant plaisir à quelques lecteurs que j’en ai eu à l’écrire, il comblera son papa.
    Mais il lui faudra passer par la case éditeur, et Wrath dit que c’est dur…

  4. Lhisbei said,

    Longue vie à Djeeb 🙂

    Wrath affirme que le Diable ne publie pas les « wanabes inconnus » (elle affirme tellement qu’il doit bien y avoir du vrai quelque part…). Or tu n’es plus un « wanabe » depuis Aria des Brumes et pas tout à fait un inconnu dans le « milieu » de l’édition (qui n’est pas que germanopratin heureusement).

    (au fait, dans l’article, le lien vers le blog de Warth ne fonctionne pas : un http:// en trop).

  5. Stéphanie said,

    Wrath a tort, j’en ai eu la preuve l’année dernière quand une copine m’a annoncé avoir obtenu une publication chez Flammarion, sans aucun contact dans l’édition!!!
    Alors mot en cinq lettres pour ta quête 🙂

    Côté émission littéraire, c’est pour moi jeudi avec la grande librairie. J’ai bien aimé l’avis des libraires, la possibilité qu’avaient les écrivains de parler longuement. J’ai moins aimé le choix facile de Nothomb (mais bon c’est une première), et de faire « découvrir » une jeune auteur (qui se trouve être celui de la rentrée dont on entend partout parler). Et j’ai encore moins aimer le décors, mais ça c’est anecdotique.
    Suis curieuse de voir ce que cela donnera à la longue, et s’ils oseront sortir de la blanche

  6. Don Lorenjy said,

    Merci Lhisbei pour le lien, corrigé.
    En ce qui concerne Djeeb, je me considère comme un Wannabe puisque je sors du créneau étroit (SF + jeunesse) dans laquelle Aria a été catalogué (merci le site de la Fnac…).
    Et je sens que je vais m’offrir aussi la grande librairie, jeudi prochain. Merci donc d’avoir essuyé les plâtres, Stéphanie 😉

  7. Lucie said,

    « Non, il est trop moche, pas la peine de le soigner, laissez-le crever… »… Je connais un « vétérinaire » qui n’hésite pas à dire, en parlant des chevaux (dont il est spécialiste) : « ça saute pas, mangez-le »

    Et il ne plaisante pas…

    A propos des deux émissions littéraires, je suis curieuse de savoir si l’une ou l’autre va parler de SF ou de fantasy (je n’ose espérer le fantastique ;)) Enfin, on fait tout pour…

  8. Don Lorenjy said,

    Mmmh, un véto capable de dire ça sans vouloir être drôle doit avoir un humour propre à me plier en 4 lorsqu’il veut être drôle.

    Quant à une émission télé avec de la SF ou de l’imaginaire dedans (et surtout revendiqué comme tel), faudrait presque la faire nous même, non ?

  9. Lucie said,

    D’accord, on la fait 😉 Où, quand, comment ?

    Quelle chaîne, quels journalistes ?

    Quel producteur…?

  10. Yap said,

    Et pour ton Djeeb, tu tentes le Diable ? (arf, elle est bonne, non ? non ?)
    Ben bon courage. Préviens quand tu passes chez Picouly.
    Par contre, dans son émission, le public n’en a rien à carrer des invités. Ils continuent à prendre leur café et à parler entre eux. Quelle bande de malotrus ! 🙂

  11. Don Lorenjy said,

    Elle est bien bonne, en effet (Yap, sacré toi !)
    C’est vrai que les clients du café font un peu tache, d’autant que le son ne prend presque que les animateurs/invités, ce qui donnent l’impression qu’ils gueulent dans un grand silence, environnés de sourds qui ne bronchent pas.
    Je préférais le principe de l’émission de Tadeï où les gens faisaient au moins semblant de s’intéresser : quand ils papotaient entre eux, on pouvait s’imaginer qu’il parlaient du sujet.


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