Comme ça s'écrit…


Et puis… rien à dire

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 6 novembre, 2008

Voilà, on le sait, le nouveau président américain est un métis démocrate aux multiples talents, sur les épaules duquel va reposer l’avenir du monde.
Ne vous méprenez pas, moi aussi je suis content. D’une part parce que l’autre avec sa potiche pro-life, non, ce n’était pas possible. Et puis aussi parce que je trimballe ma dose d’espoirs comme tout le monde.

Mais en fait, ce qui me blêmit, c’est justement de me dire que nos espoirs, ou en tout cas une bonne partie, sont tournés vers le président d’un pays qui n’est pas le nôtre, pour résoudre des problèmes qui sont devenus les nôtres. Comme si tout ce qui va mal et tout ce qui pourrait aller mieux venait d’ailleurs. De loin, là-bas, où ils sont si forts pour nous faire rêver et encore plus forts pour nous décevoir. Ce n’est pas un découverte, notez bien. Il y a toujours eu un chef de village pour prendre des décisions qu’on n’approuvait pas et dont on était forcé de subir les conséquences. Mais là, ça commence à faire un peu long et un peu loin.

Alors voilà, je n’ai rien d’autre à dire pour l’instant que : Barack, sois sympa, tu t’occupes bien de chez toi, le ménage, la crise, la guerre, tout ça ; et nous on se retrousse une paire de manches pour ici. Pas une question d’égoïsme, plutôt une envie d’arrêter le transfert de responsabilités.

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4 Réponses to 'Et puis… rien à dire'

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  1. Marco said,

    Bien d’accord! Du reste, je crois que Barack t’a déjà entendu: ses idées en matière de politique extérieure semblent être plutôt (sacrément) prudentes… Moi, ce qui me fait plaisir, en plus de tout ce que tu as dit, c’est que, les Etats-Unis entrant dans une phase de « discrétion » voire de retrait, l’on devrait pouvoir enfin s’apercevoir qu’il y a d’autres pays dans le monde, avec accessoirement dans le lot quelques grosses puissances pas toujours hyper-rassurantes…

  2. polipoterne said,

    C’est plus difficile de s’occuper de ce qui se passe dans son chez soi que chez ses voisins.
    Quel paradoxe d’avoir autant de pain sur la planche avec tant de famine à nos porte.
    Tu as raison Don, l’ingérence dans tous les domaines des USA fait pleurer les yeux du monde quand on tire un poil du cul chez eux…

  3. Don Lorenjy said,

    Oui, Marco, c’est le problème d’être tout petit : nos ennuis viennent toujours des plus gros. C’est en tout cas l’impression que ça donne, et ça aide à ne pas voir les ennuis qu’on se fabrique nous-même.
    Comme dit Polipoterne, quoi. (poil de cul, j’adore)

  4. martin said,

    On va pas faire la fine bouche : tout plutôt que les Républicains au pouvoir, on a vu ce que ça donne, merci !
    Ceci dit, Obama ne changera pas le monde à lui tout seul. Quant à nous, gardons nos forces, on a du boulot ici, ce serait pas mal de tout démonter et tout repeindre.
    Faudra avoir la frite ! (nan c’est juste pour dire que MacCain a perdu pasqu’il l’avait pas assez)


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