Comme ça s'écrit…


Le Djeeb des lecteurs

Posted in Djeeb par Laurent Gidon sur 3 septembre, 2009

Voilà, c’est la rentrée, l’été est fini.

Et Djeeb le Chanceur n’aura pas été le roman de l’été. J’ai préféré laisser la place à Marc Levy, un auteur dans le besoin.

Pourtant, Djeeb a été lu, et bien lu. Certains l’ont aimé, tout en lui trouvant des défauts. D’autres ont été déçus, tout en lui trouvant des qualités. Mais ils ont pris le temps et la peine de le dire, arguments à l’appui : belle élégance, surtout par temps chauds. Merci.

Je voulais vous faire un billet bien promo en collationnant toutes les critiques parues et mettre les liens qui vont bien… quand je me suis aperçu que c’était déjà fait juste à côté. Je vous invite donc à passer à la page Djeeb le Chanceur, ou même à passer à autre chose, après tout.

C’est vrai, le jour où on apprend le meurtre de Christian Poveda, cinéaste et photographe (artiste, quoi) suffisamment engagé dans le monde pour y risquer sa vie, on se dit que promoter un roman tout juste distrayant est un peu indécent.

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7 Réponses to 'Le Djeeb des lecteurs'

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  1. Travis said,

    Je ne connaissais pas Christian Poveda, merci de l’info. Quand un vrai journaliste fait son travail voilà où ça le mène.

    De Ciudad Juárez au Mexique à Ushuaïa en Argentine le continent sud américain est vraiment gangrainé par la violence, la pauvreté et ce n’est pas près de changer malheureusement.

    • Don Lorenjy said,

      Je ne le connaissais pas non plus. La collision de registres entre son travail et mes amusements m’a frappé. Il est mort, mais suis-je vraiment vivant ?

      • Travis said,

        Il est mort, mais suis-je vraiment vivant ?

        Nous non, mais PKD oui, enfin c’est lui qui le dit.

  2. Azarian said,

    Pas encore lu Don mais ça viendra ! Pour l’heure retour au pays du dragon rouge …

    • Don Lorenjy said,

      Je sais que tu me diras, le moment venu 😉

  3. Marco said,

    Salut à toi, Don Lo! Comme tu le sais, je ne suis pas un lecteur d' »Imaginaire » bien sérieux (je ne lis JAMAIS de SF, fantasy ou autre _ oui je sais, c’est le « autre » le plus important, je passe à côté, désolé). Eh bien voilà, à cause de/grâce à/par l’intermédiaire de/ du fait de/ toi, j’en aurais lu au moins deux dans ma vie. J’avoue que, contrairement à Aria, je n’ai pas lu Djeeb d’une traite _ en juillet, je m’étais enlisé à mi-parcours, quand Petral et autres patriciens discutent et s’ emberlificotent longuement. Et puis ces derniers temps je repensais à l’artiste danseur de la vie, je me disais « et Djeeb alors? qu’est-ce qu’il devient? » _ et me voilà reparti, cette fois sur le versant plus sombre de l’oeuvre _ beau glissement d’un temps à l’autre. Je ne vais pas mentir: je ne suis pas un adepte des aventures dans l’imaginaire, même quand c’est aussi bien écrit que ton Djeeb (avec parfois un adjectif de trop? on sent le plaisir de la parole riche, élégante, mais ça tombe un peu dans le maniérisme, comme Djeeb qui ne sait pas toujours arrêter ses numéros à temps, emporté par ses dons naturels et son envie d’en user pleinement), et j’ai été peu sensible à l’humour des dialogues, que je trouve souvent « forcé ». Il n’empêche que ses deux achats et ses deux lectures, je ne les regrette pas; parce que quand tes phrases claquent bien, elles claquent vraiment bien, il n’y a pas à dire; et surtout parce qu’il se crée cette sorte de familiarité avec un style et une imagination que l’on retrouve d’un livre à l’autre (par exemple: la maîtrise délicate de l’esprit _ son propre esprit_, avec tout ce que cela suppose d’équilibres instables et d’angoisses: la gestion des « furets » parasites dans Aria, la manipulation mentale à double tranchant dans Djeeb). Ce qui me plait le plus, c’est l’espèce de tension très dynamique qui parcourt tes deux romans: du jeu, de l’humour, de la « morale » (terme non péjoratif dans ma bouche, je précise!) positive, des personnages charismatiques, la part belle aux prouesses et à l’entraide… tout cela cerné de noirceurs, de défiance vis à vis de soi-même, de désillusions, d’avenirs menaçants. Je m’étais fait très vite la réflexion sur Aria, je me disais: il aime la vie, la non-violence, la tendresse féminine, mais ce mec est constamment traversé de pensées lugubres!. Sur Djeeb c’est encore plus net; j’aime cette vitalité volontariste régulièrement menacée par l’idée de la chute (imagée par les aléas du « voilair ») et de la catastrophe. La dernière phrase résume tout ça parfaitement: « Il fallait l’espérer ». Les romans d’idéaliste inquiet (ou de réaliste non résigné, c’est pareil), j’avoue que ça me plaît bien. Merci à toi.

    • Don Lorenjy said,

      Marco, que dire… Dans mes bras !!!

      (Ah, ces adjectifs en trop… et la dernière phrase, oui, je l’avais en tête longtemps avant d’y arriver)


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