Comme ça s'écrit…


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Posted in Lecture par Laurent Gidon sur 5 décembre, 2009
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Allez, c’est bon, on arrête avec l’énervitude : guilleretisons un peu !
À l’instar de bon nombre de mes contemporains, qui se foutent joyeusement sur la gueule en famille ou claquent leurs millions à MontéCarl, j’ai mon truc à moi pour me calmer les nerfs : la lecture d’œuvres littéraires majeures. Et c’est donc bien relaxé des neurones que je vais vous parler de Petits arrangements avec l’éternité, et du Neveu du Magicien, tome 1 du Monde de Narnia.

Pourquoi ces deux-là ? Parce que je les ai lus en parallèle selon les occasions, chacun campant à un étage de ma maison à moi (qui donc en compte deux).
Et je soutiens que ce parallèle n’était pas que contingent.
La preuve ? Tout plein j’en ai, à commencer par la première phrase de chaque œuvre :
« C’est une histoire qui s’est passée il y a très longtemps, à l’époque où votre grand-père était un petit garçon. Une histoire très importante… » pour C.S. Lewis.
« 160 m2 en duplex avec terrasse, XVIème arrondissement, vue sur le bois de Boulogne. C’est chez moi pour les deux prochains mois. » pour Eric Holstein.
Je sais, le parallèle ne saute pas à l’œil, mais j’y vois une communauté de ton, ou au moins de moyens, pour une adresse directe au lecteur. Chez l’un comme chez l’autre, la sauce prend. Et si je m’y attendais d’Eric Holstein, je dois dire que dans ce domaine Lewis m’a un peu soufflé.

OK, je crois qu’en termes de correspondances entre les deux œuvres, on peut s’arrêter là.
Si, encore une : le plaisir. Et le plaisir, ce n’est pas sale, même si c’est bien fait.

Chez Holstein, c’est un plaisir Audiardesque (période Michel) qui se déguste à chaque phrase, avec son ambition zygomatique et sa formule en embuscade. Qui se déguste, je dis bien, parce qu’à la longue le soufflée peut retomber. Les chapitres sont courts : deux par jour c’est le bonheur, ne pas dépasser la dose prescrite. Après, l’histoire de vampire à sucer les émotions, je suis forcément pour (relisez Aria des Brumes), et même si la baston tire parfois à la ligne, ça sent la belle ouvrage et le fait exprès pour me plaire.

Narnia, on va dire que c’était plus dur, loin d’être gagné, surtout après la déception du film. Je l’ai commencé pour faire plaisir à mon fils tout fier que papa lise son livre de grand, et je l’ai terminé pour ma gourmandise à moi. D’accord, il y a la version narniesque de la création du monde bien cucul le béni, mais tout le reste, quelle verve, quelle vivacité, quelle légèreté dans la convocation du merveilleux. JK Rowling peut aller prendre des cours, Narnia, c’est écrit, point !

Voilà, c’est tout. Bien peu de chose dans le monde qui nous entoure, mais j’ai la faiblesse de croire que le bon temps bien pris vaut plus que le mauvais. À vous de faire…

2 Réponses to 'Livraison'

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  1. hé bien une couche en plus qui me donne envie de lire Eric Holstein.

    • Don Lorenjy said,

      Vas-y, c’est sans risque et ça mérite.


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