Comme ça s'écrit…


Un peu de tendresse

Posted in Blaguàparts par Laurent Gidon sur 8 mars, 2010
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Le jeu pour gagner les Blaguàparts continue là-dessous, et les extraits vous donnent peut-être une idée de la tonalité générale. Pour vous, c’est nouveau, mais en ce qui me concerne c’est déjà assez ancien. Pour la plupart, les textes ont été écrits il y a au moins cinq, voire dix ans. Ils sont grands maintenant et peuvent se passer de moi.

Sans savoir comment réagissent les autres écrivants, je me doute qu’ils ne laissent pas partir un de leurs écrits vers l’imprimerie sans un peu d’émotion. Moi non plus.
Un roman, c’est un bébé qui s’en va vivre tout seul. Un recueil, c’est toute une portée (on n’a pas réussi à noyer les petits). Ne vous laissez pas avoir par l’humour à 2 balles : l’émotion ne se dilue pas en 16 textes, elle se multiplie. Chaque nouvelle a son histoire, son parcours. Et ça remonte à loin, déjà. Tenez, je vais essayer de les retrouver dans l’ordre des naissances.

La Dernière marche clôt le recueil, et c’est pourtant celle qui est née la première. Si je me souviens bien, l’idée m’est venue dans une soirée de lycéens où on dansait sur Joan Jett (I loooove rock’n roll). Et puis j’ai oublié, en grandissant. Lorsque l’envie m’a pris d’écrire pour me faire plaisir, cette histoire est remontée. Une première version se prenait au sérieux. La seconde, remoulinée il y a quatre ans, dégommait tout le pompeux, ou l’accentuait jusqu’au ridicule. Et j’ai bien rigolé en inventant les noms des personnages.

Pareil pour Star Trash, probablement un des premiers textes que j’ai écrits, (avec Rencontre du troisième Trip).  Un mélange de Pulp et de thématique SF âge d’or. Juste l’envie de raconter une histoire sans m’occuper de savoir si c’était original ou pas. Quasiment rien n’en a bougé jusqu’aux corrections de Karim. Les problèmes de concordance des temps, ça demande une précision d’orfèvre.

Ensuite il y a eu Ne le dites pas aux enfants, que j’aurais voulu appeler Alertez les bébés parce que c’est très bien, mais j’ai eu peur que ce soit trop bien justement. Ce texte n’est pas gai et date du temps où je n’étais pas encore papa. Quand les ‘tchounes débarquent en vrai, ça emporte tous les doutes, c’est pour ça qu’on leur met des couches.

Après, j’ai un doute, mais je crois que c’est Suzanne on line, pour l’AT Ouvre-Toi ! de CeZaMe devenu Griffe d’Encre. Sorti d’un jet, avec une chute initiale très différente. Ma douce m’ayant fait remarquer que c’était nul de finir comme ça, j’ai remanié et elle avait raison. Première publication rémunérée : j’ai hésité à encadrer le chèque, mais je l’ai dépensé pour acheter des chaussures à mon second fils.

Ensuite, c’est forcément Et puis Bang ! parce que je l’avais écrit pour le même AT. On y trouve ma conception de la naissance de l’univers, et ceux qui pensent que j’ai tort seront bien embêtés pour le prouver. En relisant récemment, je me suis demandé pourquoi je n’appliquais pas toutes ces belles idées au quotidien dans mon boulot de papa. En fait, on essaie. On échoue, on se trompe, l’essentiel étant peut-être de ne pas répéter trop longtemps ou trop souvent la même faute. Parents, si vous me lisez : changez d’erreurs aussi souvent que possible, pour qu’aucune ne laisse une empreinte trop profonde.

Blaster Pride a connu une première vie avec les honneurs sur un site songeur et crépusculaire qui m’est cher. Je me suis amusé à reprendre la trame du prologue de mon premier roman (Aria des Brumes) en la touillant à la sauce vinaigre. Personne n’a rien vu. Karim m’a dit que c’était correct jusqu’à la chute. Il avait raison, j’ai refait toute la fin et c’est mieux, j’espère.

Comme ce commando de zozos me plaisait, je l’ai gardé pour écrire plusieurs histoires, de plus en plus graves, en donnant chaque fois la parole à un autre des personnages. C’est donc bien une seule Blaguàpart, mais découpée en quatre chapitres qui donnent un fil rouge au recueil. Une cinquième histoire est restée dans ma caboche. Elle n’en sortira peut-être plus.

Ensuite il y a eu… mais est-ce bien intéressant tout ça ?
La nostalgie n’est plus ce qu’elle était, c’est bien connu, et ce qui compte maintenant c’est l’émotion du lecteur. Si vous en éprouvez, même juste au niveau des zygomatiques (c’est très émotif, le zygo, mais pourtant pas facile à émouvoir) il faudra passer me le dire. Les sentiments disparaissent avec chacun, s’ils ne sont pas partagés.

Mes 16 bébés sur les rotatives

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2 Réponses to 'Un peu de tendresse'

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  1. Magali said,

    Merci de partager ça, c’est un très joli moment

    • Don Lorenjy said,

      Merci d’être passée. On en partagera d’autres !


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