Comme ça s'écrit…


Bio-nécro-logie

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 5 septembre, 2010
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Il fallait que j’écrive ma bio pour la parution de Djeeb l’Estoqueur dans Dimension de Capes et d’Esprits, une antho qui le vaut chez Rivière Blanche.
Je n’aime pas écrire ma bio – c’est pour ça que j’écris souvent des âneries dedans – un peu parce que j’ai l’impression de faire ma nécro et beaucoup parce que ce n’est pas facile de parler de sa vie sans savoir ce qui intéresse un lecteur là-dedans.

Comme je m’en étais plaint chez les Gros Bill Killers, l’un d’entre eux m’a proposé de l’écrire à ma place. Il a donc fait la bio du Type (mon pseudo, chez eux), puis m’a chiché de la publier.

Chiche :

Un type, échoué dans une taverne après une vie d’artiste anonyme international, il est né en 1932 dans le larzac d’un père militaire grec et d’une mère brésilienne. A 9 ans, il se découvre une passion pour l’acupuncture et commencera à planté des aiguilles dans toutes les filles qu’il croise, sans grand succès.
A 14 ans il écrit son premier roman Eragon, qu’il trouvera trop nul et qu’il donnera à son meilleur pote comme cadeau d’anniversaire.
A 20 ans il entre à l’école des beaux arts de Paris pour y travailler comme agent d’entretien pendant juillet et aout.
Aujourd’hui, fatigué d’une vie à chercher le secret de la phrase parfaite, il anime un club d’écriture à la maison de retraite du Castel Saint Jacques, lieu réputé pour son celebre directeur (enfin j’espere, mais c’est pas gagné)
son dernier livre s’est bien vendu avec 232 exemplaires vendus.
Des amis à lui se sont regroupés pour organiser letypethon afin de venir en aide à cet auteur dans le besoin !

Franchement, je n’aurais pas fait mieux.

Pendant ce temps, me direz-vous, les expulsions continuent et les super riches renchérissent. Si vous êtes contre, dites-le (on était plein à le dire, hier).

12 Réponses to 'Bio-nécro-logie'

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  1. Silk said,

    Ahahahah ! 😉
    Bravo, DonLo !
    Et tu l’as envoyé à l’éditeur ? 🙂

    • Don Lorenjy said,

      Pas envoyé, non… je réfléchis encore un peu.


  2. Trop drôle ! J’ai adoré le petit couplet sur Eragon (que j’ai essayé de lire deux fois avant de le revendre à un gamin qui avait l’air tout content d’avoir fait une affaire…), c’est assez bien trouvé car c’est vrai que c’est nul (le pire, c’est que ça a super bien marché !)
    C’est très bizarre, parce que je suis moi-même en train de rédiger ma bio ! Bon, c’est à une autre échelle que la tienne, on est bien d’accord, mais c’est tout de même mon premier texte qui va être publié par le site Donner de la voix (qui sera bientôt disponible en podcast…) ! Et c’est vrai que ce n’est pas évident du tout de trouver ce qui va intéresser la personne qui va lire cette bio…

    A.C. de Haenne

    • Don Lorenjy said,

      Félicitation pour cette parution : tiens-nous au courant. D’autant que, d’après mes dernières réflexions, le support son me paraît être sous-exploité en littérature, alors qu’il a vraiment les moyens de toucher.
      Juste un détail : entre nous, question bio, ce n’est pas un problème d’échelle, tout juste d’âge 😉


      • Oui, je tiendrai au courant…

        A.C.

  3. Iriathul said,

    Ca, je suis bien d’accords, pour avoir écouté plusieurs livres audio (des sherlock holmes), le support est sous exploité.
    Surement parceque je pense qu’il doit etre considéré comme un support pour les personnes handicapées.
    Ecrire sa bio, c’est comme écrire un roman, c’est juste que vous n’avez pas besoin d’imaginer l’histoire du personnage principale, ni le deroulement général de l’intrigue.
    alors, facile!!!

    • Don Lorenjy said,

      Facile, oui… c’est la fin qui est dure à écrire 😉

  4. Iriathul said,

    putain j’en ai marre de toutes ces fautes, va vraiment falloir que je fasse un effort.

    c’est vraiment handicapant!!

  5. Jacobé said,

    Ah oui ? beau parcours..

    Quand aux expulsions… :

    « (…) Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s’étaient établis à Rouen. — Voilà la troisième fois que j’en vois — Et toujours avec un nouveau plaisir. L’admirable, c’est qu’ils excitaient la Haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sous — Et j’ai entendu de jolis mots à la Prud’homme. Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d’ordre. C’est la haine que l’on porte au Bédouin, à l’Hérétique, au Philosophe, au solitaire, au poète, à l’artiste — Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère — Il est vrai que beaucoup de choses m’exaspèrent.
    Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton. (…) »

    G. Flaubert, lettre à G. Sand, 12 juin 1867 (Correspondance, éd. de la Pléiade tome 5, pp. 653-654)

    Y’avait du monde dans les rues de Paris, hier !

    • Don Lorenjy said,

      Sacré Gustave !
      Merci Jacobé (ça faisait longtemps)

  6. Emma d'Oze said,

    Bravo! L’auto-dérision est un bon label!


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