Comme ça s'écrit…


Retour du soir

Posted in Vittérature par Laurent Gidon sur 18 juin, 2011

De la ville au village, il faut à un moment prendre plein ouest. La ligne droite – denrée rare dans nos montagnes – vient buter sur une colline. Derrière cet obstacle, mais de mai à juillet seulement, le soleil se couche hors des heures de bureau.
La fin tardive de certains entraînements m’amène parfois à courser l’astre. Je le vois qui fuit devant moi, rouge de honte. Une parallaxe suractive accélère sa fuite à mesure que j’approche. Forcément, j’accélère aussi. Arriver au sommet de la colline avant qu’il ait disparu à l’horizon serait une satisfaction. Parfois je réussis et le couchant m’éclabousse au sortir de l’ombre. Il m’arrive alors d’éclater de rire.

Le livre que je lis en ce moment soutient – entre autres – que nos cerveaux sont programmés pour préférer des petits plaisirs réguliers à un énorme bonheur sans durée. C’est scientifique.
L’empirisme de mes chasses au soleil m’amène à une conclusion assez proche. Et je vais continuer.
Aucun surfeur ne me contredira : la plus grosse vague du monde n’effacera jamais l’espoir que demain, derrière la dune, la mer se lèvera de nouveau.

 

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