Comme ça s'écrit…


Bonheur pour tous

Posted in Blaguàparts,Promo par Laurent Gidon sur 22 novembre, 2010

Souvenez-vous, j’avais écrit un petit truc – plusieurs petits trucs en fait – censé faire plaisir : un recueil de nouvelles. Drolatiques au premier abord, elles le restaient au deuxième, puisque personne n’était obligé de réfléchir à ce que contenait vraiment la poilade qu’il venait de lire (et qui, parfois, ne contenait rien, mais on le savait dès le titre).

Je dois bien l’avouer aujourd’hui, en écrivant ces 16 nouvelles, mais surtout en les publiant grâce aux efforts acharnés des éditions Griffe d’Encre, j’avais un objectif. Un but caché. Une ambition, même…

Apporter un peu de joie au quotidien de mes contemporains.

OK, je reconnais, ça ne va pas péter loin, surtout par rapport aux ambitions de ceux qui veulent une Rolex pour leurs 50 ans (cotisez-vous, sinon ils vont être tristes). Mais quand même, j’y croyais. Et puis… pfuitttt !

Certes, un peu comme pour les Djeeb, les (quelques) lecteurs qui ont publié leur ressenti l’on fait avec un enthousiasme jubilatoire. Je les ai d’ailleurs réunis sur la page Blaguàparts ci-contre. Mais franchement, on ne peut pas parler de ras-de-marée. Le bonheur pour tous n’est pas de ce monde, en tout cas pas dans mon livre. J’ai même croisé une dame, à la bibliothèque de mon village, qui m’a dit : « Vot’bouquin, là, j’ai essayé : chuis pas arrivée à rentrer d’dans. Alors j’ai arrêté. » J’ai eu beau lui expliquer qu’il s’agissait d’histoires différentes et qu’elle pouvait, justement, ne pas en aimer une et sauter à la suivante, elle a persisté dans son refus motivé par l’impossibilité d’y rentrer. Une page et c’est marre. Boujour la joie universelle !

Ce n’est pas grave. Pas pour moi, plus peut-être pour l’éditeur qui comptait quand même en vendre plus de cinq ou six. J’allais passer à autre chose, quand un forum a attiré mon attention sur une publication quasi confidentielle : Les Coups de cœur SF des bibliothèques de Paris. Et là, cité entre Greg Egan, Vincent Gessler, Laurent Poujois, Lucius Shepard et Lionel Davoust : Lorenjy, Don – Blaguàparts.

Je ne résiste pas au plaisir de vous reproduire l’avis du bibliothécaire parisien :

Ce recueil est drôle, très drôle. Et en même temps cynique, ironique, décapant,
caustique, vous êtes autorisé à ajouter les synonymes que vous voulez.
Don Lorenjy a l’art et la manière de croquer les travers humains avec un humour
qui fait mouche : société de consommation, égoïsme forcené, tendance à
arnaquer le voisin ou à tirer avant de discuter, manipulation tout y passe. Mes
amis, l’avenir risque fort de ne pas être rose, mais ce n’est pas une raison pour ne
pas en rire. Bref, un gros coup de coeur !

Voilà. Le bonheur de tous, c’était trop dur à atteindre. J’essayerai une autre fois en me préparant mieux. Mais le plaisir d’un bibliothécaire, c’était à ma portée. Merci.

Le bonheur : 15 € !

Publicités

And the winneuse is…

Posted in Blaguàparts,Promo par Laurent Gidon sur 10 mars, 2010
Tags: , ,

Blaguàpaaaaaarts, les résultats !

Youkaïdi, amis du beau verbe et de la littérature enchantée, youkaïda, joueurs compulsifs en pré-désintox, voilà ça y est, le tout petit grand jeu pour gagner son Blaguàparts est clos. We have a winneuse, nous avons une gagnante !

C’EST QUI ? C’EST QUI ???

Attendez, quand même, un peu de décorum… et quelques explications.
La bonne réponse était A3 – B2 – C1/5 – D6 – E1/5 – F4.
A3 parce que, effectivement, la petite bio en fin de volume a été écrite par l’auteur.
B2 parce que Alien Vs. Gladiator raconte bien les avanies (et framboises) d’un travelo de la porte d’Auteuil abducté par des extra-terrestres.
C1 ou 5, parce que De rien en rien se révèle être une variation sur une première phrase d’une rare inanité : « Jean-Pierre voyait enfin la lumière au bout du tunnel ». Texte qui m’est venu à l’esprit en lisant un critique d’une rare inanité qui s’était donné pour mission de rendre compte d’une anthologie à partir des seules premières phrases de chaque nouvelle.
D6 car Blaster Pride se veut une loufoquerie lâchée en plein hyper-espace avec suspension d’incrédulité maximale (parce que, même dans 5000 ans, on ne fera pas de vaisseaux spatiaux gaulés comme une explosion de mercure dans une friteuse).
E5 ou 1 parce que rien.
F4 puisqu’il n’y a plus d’autre choix (mais Et puis Bang ! reste un de mes textes préférés et j’espère qu’un jour mes enfants aimeront). Voilà, merci de votre attention, à vous les studios…

AH NON ! C’EST QUI ? C’EST QUI ???

Oups, désolé Lys Tigré. Donc, la gagnante est Tiger Lilly, une super lectrice dont je vous invite à aller piller le blog pour y trouver de quoi vous réjouir.
Bravo Lilly, et un big up ! à tous les participants parce que vous le valez bien.

Et tenez, tant que j’y suis il y a eu un autre gagnant hier : moi-même.
Le ministère de la culture et de la communication m’a écrit pour me dire que ma demande de bourse pour un projet littéraire était acceptée. Voilà, je vais recevoir des sous pour écrire, avant même d’avoir écrit.
Il ne me reste plus qu’à achever ce roman de littérature générale en cours, et tant pis pour l’infidélité à notre imaginaire chéri.

Aujourd’hui, la souscription pour les Blaguàparts est ouverte : allez-y, il n’y en a que 100, c’est par là !

Maintenant, à vous de faire !

Un peu de tendresse

Posted in Blaguàparts par Laurent Gidon sur 8 mars, 2010
Tags: , ,

Le jeu pour gagner les Blaguàparts continue là-dessous, et les extraits vous donnent peut-être une idée de la tonalité générale. Pour vous, c’est nouveau, mais en ce qui me concerne c’est déjà assez ancien. Pour la plupart, les textes ont été écrits il y a au moins cinq, voire dix ans. Ils sont grands maintenant et peuvent se passer de moi.

Sans savoir comment réagissent les autres écrivants, je me doute qu’ils ne laissent pas partir un de leurs écrits vers l’imprimerie sans un peu d’émotion. Moi non plus.
Un roman, c’est un bébé qui s’en va vivre tout seul. Un recueil, c’est toute une portée (on n’a pas réussi à noyer les petits). Ne vous laissez pas avoir par l’humour à 2 balles : l’émotion ne se dilue pas en 16 textes, elle se multiplie. Chaque nouvelle a son histoire, son parcours. Et ça remonte à loin, déjà. Tenez, je vais essayer de les retrouver dans l’ordre des naissances.

La Dernière marche clôt le recueil, et c’est pourtant celle qui est née la première. Si je me souviens bien, l’idée m’est venue dans une soirée de lycéens où on dansait sur Joan Jett (I loooove rock’n roll). Et puis j’ai oublié, en grandissant. Lorsque l’envie m’a pris d’écrire pour me faire plaisir, cette histoire est remontée. Une première version se prenait au sérieux. La seconde, remoulinée il y a quatre ans, dégommait tout le pompeux, ou l’accentuait jusqu’au ridicule. Et j’ai bien rigolé en inventant les noms des personnages.

Pareil pour Star Trash, probablement un des premiers textes que j’ai écrits, (avec Rencontre du troisième Trip).  Un mélange de Pulp et de thématique SF âge d’or. Juste l’envie de raconter une histoire sans m’occuper de savoir si c’était original ou pas. Quasiment rien n’en a bougé jusqu’aux corrections de Karim. Les problèmes de concordance des temps, ça demande une précision d’orfèvre.

Ensuite il y a eu Ne le dites pas aux enfants, que j’aurais voulu appeler Alertez les bébés parce que c’est très bien, mais j’ai eu peur que ce soit trop bien justement. Ce texte n’est pas gai et date du temps où je n’étais pas encore papa. Quand les ‘tchounes débarquent en vrai, ça emporte tous les doutes, c’est pour ça qu’on leur met des couches.

Après, j’ai un doute, mais je crois que c’est Suzanne on line, pour l’AT Ouvre-Toi ! de CeZaMe devenu Griffe d’Encre. Sorti d’un jet, avec une chute initiale très différente. Ma douce m’ayant fait remarquer que c’était nul de finir comme ça, j’ai remanié et elle avait raison. Première publication rémunérée : j’ai hésité à encadrer le chèque, mais je l’ai dépensé pour acheter des chaussures à mon second fils.

Ensuite, c’est forcément Et puis Bang ! parce que je l’avais écrit pour le même AT. On y trouve ma conception de la naissance de l’univers, et ceux qui pensent que j’ai tort seront bien embêtés pour le prouver. En relisant récemment, je me suis demandé pourquoi je n’appliquais pas toutes ces belles idées au quotidien dans mon boulot de papa. En fait, on essaie. On échoue, on se trompe, l’essentiel étant peut-être de ne pas répéter trop longtemps ou trop souvent la même faute. Parents, si vous me lisez : changez d’erreurs aussi souvent que possible, pour qu’aucune ne laisse une empreinte trop profonde.

Blaster Pride a connu une première vie avec les honneurs sur un site songeur et crépusculaire qui m’est cher. Je me suis amusé à reprendre la trame du prologue de mon premier roman (Aria des Brumes) en la touillant à la sauce vinaigre. Personne n’a rien vu. Karim m’a dit que c’était correct jusqu’à la chute. Il avait raison, j’ai refait toute la fin et c’est mieux, j’espère.

Comme ce commando de zozos me plaisait, je l’ai gardé pour écrire plusieurs histoires, de plus en plus graves, en donnant chaque fois la parole à un autre des personnages. C’est donc bien une seule Blaguàpart, mais découpée en quatre chapitres qui donnent un fil rouge au recueil. Une cinquième histoire est restée dans ma caboche. Elle n’en sortira peut-être plus.

Ensuite il y a eu… mais est-ce bien intéressant tout ça ?
La nostalgie n’est plus ce qu’elle était, c’est bien connu, et ce qui compte maintenant c’est l’émotion du lecteur. Si vous en éprouvez, même juste au niveau des zygomatiques (c’est très émotif, le zygo, mais pourtant pas facile à émouvoir) il faudra passer me le dire. Les sentiments disparaissent avec chacun, s’ils ne sont pas partagés.

Mes 16 bébés sur les rotatives

Un peu d’ordre dans tout ça !

Posted in Blaguàparts,Promo par Laurent Gidon sur 19 février, 2010
Tags: , , ,

C’est parti les zamis, remontons le temps et rétrospectivons l’aventuresque et extraordinatoire gestation deeeeeees… BLAGUAPARTS ! ! !
(mais pour crié-je donc ?)

Après la couverture et la quatrième de couverture, et en sautant la tranche (je vous fais une fleur), où arrive-t-on, tout frémissant d’une légitime impatience, hein ?
Non, pas au copyright.
Enfin, si, mais on saute aussi.
On arrive, on arriiiiiiiive… oui, dans le fond, le jeune homme avec des lunettes et un t-shirt Black Sabbath, allez-y, n’ayez pas peur et parlez bien dans le micro.
— Au sommaire ?
Bingo ! Lâchez ce micro, vous allez vous claque une hémo… vous faire mal.

Donc le sommaire. On dirait que c’est facile, tout, on prend les nouvelles et on écrit leur titre en mettant la page où ça arrive dans le recueil.
— Ben ouais !
Ben non (gaffe avec le fil, vous allez vous électrocuter les b…).
Parce que, d’abord, on ne met pas toutes les nouvelles. Des Blaguàparts, j’en avais quelques unes. Dans ma tête, c’était des textes un rien foutraques mais qui reposaient sur une idée un peu plus sérieuse, ou qui finissaient moins bête qu’au départ, ou pas, mais quand même un peu. Soit une bonne vingtrentaine de trucs… pas tous publiables.
Karim Berrouka a fait le tri. Et il a bien fait.
Des drôleries comme Toumaï Tranfert et Toumaï Tango seront publiées, mais n’avaient rien à faire dans ce recueil. L’ordre des choses avait son charme, mais pas la bonne fin. J’en ai écrit une nouvelle, mais ça n’avait plus rien d’imaginaire : out ! Lemmings ne me plaisait plus, Terre à terre n’était pas fini (et ne l’est toujours pas, de même que Y aura-t-il encore des hommes à Noël), Rencontre du troisième Trip ne valait que par sa chute finale (Ha, ha, ha… je m’comprends), Son adversaire reste potable, mais seulement pour experts en escrime du XVIIème siècle… bref, il a fallu trancher. J’ai un peu bataillé pour sauver De rien en rien, mais en le réduisant, j’ai écrit deux textes pour boucler la tétralogie des zozos de l’espace comme fil rouge, et toc pour ! on avait un recueil.
Plus qu’à mettre les textes dans l’ordre et c’est marre.

— Dans quel ordre ?
Exact, bonne intervention du jeune homme (non, vraiment, arrêtez avec ce micro, c’est dégoûtant…)
Quel ordre choisir ? L’ordre alphabétique nous donnerait : Alien vs Gladiator ; Ceci est ma chair ; De rien en rien ; Disapparitions ; Et puis bang ! ; Jungle Session ; La dernière marche ; L’ambassadeur ; Libéré sans délai ; Ne le dites pas aux enfants ; Organum ; Play Back ; Suzanne on line ; Star Trash ; Storm Riders
Autant dire nul, zéro, sans intérêt ni justification.
On aurait pu prendre une sorte d’ordre chronologique d’écriture, mais je me mélange un peu dans les dates et bon, voilà, quoi. On n’a pas fait comme ça.
On a laissé faire Karim Berrouka.
Parce que, non content d’écrire des quatrièmes de couverture à vous chibrer les zygos, Karim sait mettre de l’ordre dans un recueil. Sur le principe de « je mets un truc qui cogne au début, et après on fait monter la sauce jusqu’à ce que Boum ! »
Il y avait juste un problème avec Et puis Bang ! justement, mais ça s’est résolu tout seul : avant dernier, juste avant La Dernière marche, parce que conceptuellement ça le faisait, genre l’univers, sa vie, son œuvre, en deux textes et 36 000 caractères.

Voilà, tout un sommaire rien que pour vos beaux yeux, tadammm :
Ceci est ma chair
(celui qui cogne)
L’ambassadeur
Suzanne on line
Blaster Pride
(Zozos 1)
Ne le dites pas aux enfants
Alien vs. Gladiator
De rien en rien
Storm Riders
Disapparitions
Star Trash
Play Back
Organum
(texte scriptosonore à lecture bidirectionnelle orthogonale)
Libéré sans délai
(spoiler : tout est dans l’acronyme)
Jungle Session
(Zozos 4)
Et puis bang !
La dernière marche

Hop, hop, le sommaire c’est fait. La prochaine fois je vous parlerai de corrections, de typographie et de tiret-virgule.

Ou alors on fera un jeu pour gagner un exemplaire.
Frehelle n’a pas le droit de jouer, elle a déjà gagné, mais les autres si. Ce sera dur. Plus que le micro.

La couverture, à partir de dorénaguère et jusqu'à parution, je la mets dans chaque billet. Vous allez vous habituer.


%d blogueurs aiment cette page :