Comme ça s'écrit…


Un dimanche à la ville

Posted in Promo par Laurent Gidon sur 12 octobre, 2009
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Un dimanche comme les autres, donc, pour la plupart d’entre vous. Paris, la pluie qui menace, rien de particulier…
Pas pour moi.
Parti à point d’heure alors que les excès de la veille au soir faisaient encore tanguer mon horizon (ce Tokay de Hongrie, quelle merveille ! Hongrois qu’on peut résister, pis non…), passé quatre heures dans le TGV à finir des textes à rendre pour lundi, foncé drop drop de Gare de Lyon jusqu’à Scylla en moins de 10 minutes grâce à la trottinette pouet pouet empruntée à mon fils, j’ai pu enfin me dégrailler le corgnolon d’une bière bien méritée en compagnie de, devinez qui ? Oui : Eric Holstein et Jérôme Noirez eux-mêmes. Non ? Si !

Passons sur mon numéro de groupie qui ma valu un regard excédé de la part de Noirôme, passons sur mon incapacité à suivre le pas conquérant d’Erlstein à travers la capitale (faut dire que je papotait avec la charmante Claire de chez Mnémos, et que ça me ralentit tout de suite l’allure) et revenons au fondamentaux : les passionnés de littérature et d’imaginaire en particulier sont une belle bande de chouettes garçons et garcettes qui méritent le voyage.
Il y avait donc Jveuxdusoleil, venue de chez A Vos Plumes et qui a eu la gentillesse de m’attendre et me biser avant de partir en vacances, Gutboy de chez partout où ça parle de SF, ainsi que William, Stéphane, Raphaël « merci pour ta chronique » Gazel, puis Mélanie Fazi elle-même, Nathrakh lui-même, Charlotte, Christian, Marine, RMD… tous ces gens qui n’étaient pas venus que pour moi (y avait quand même Noirstein et Holrez) mais m’ont gentiment donné l’impression d’exister.
Et surtout Xavier de Scylla et Clément d’Ys, sans qui ce dimanche n’aurait été qu’un jour du seigneur comme les autres.

Donc voilà, j’ai bien aimé, merci à tous (et les quatre heures de retour m’ont même permis de finir mes textes pour ce matin alors hein ? c’est pas beau la vie ?)

D’ailleurs j’en reprends dès samedi prochain, pour le célèbre Salon des écrivains de Villepreux. Chanceux de moi !

Dead, y casse !

Posted in Promo par Laurent Gidon sur 27 septembre, 2009
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Je suis mort. Fatigué, démoralisé, écœuré et en plus j’ai mal aux doigts. (non, en fait tout va bien, je rentre juste de la falaise où j’ai grimpé presque trop)

Mais quand même, c’est pas top.
Parce que ce samedi, et le samedi d’avant, j’ai tenté de donner envie d’un livre à des gens qui s’en carraient l’artimon dans le cabestan. Pour le moins. Et c’est dur.

Il faut vous dire que la barre était haute, et le challenge relevé.
Déjà, pour la première dédicace, une employée de librairie et de bonne volonté m’avait appelé pour savoir si je pouvais venir avec quelques exemplaires de mon Djeeb, comme ça ils en auraient moins à commander et ne risqueraient pas de s’enquiquiner avec des retours enquiquinants si je me révélais assez gourdasson pour ne pas réussir à tout vendre… alors qu’avec mes exemplaires à moi, vous voyez, j’avais qu’à les remporter après la dédicace. Tout net. Bien pensé, simple et élégant.
Comme je n’avais pas de Djeeb en stock (rappel : je suis écriveur, pas vendeur), on m’avait soupiré que bon, dans ce cas, il fallait un peu que je leur dise combien je comptais en fourguer de force, sachant qu’une auteure (évoquée avec de légitimes trémolos dans la voix par l’employée encore toute émue de la performance) avait vendu 40 (quarante !) exemplaires en une seule après-midi. Mais il faut dire qu’elle se bougeait, l’auteure, une vraie auteure qui sait vendre.
Pour la deuxième dédicace, le directeur adjoint du magasin lui-même, m’a expliqué comment m’y prendre, en citant l’exemple de cet auteur venu avec son éditeur, lequel éditeur faisait la retape dans tous les rayons, drainant la populace jusqu’à l’auteur qui n’avait plus qu’à assener la dédicace finale et hop ! emballé : ils avaient tout vendu dans l’après-midi. Un événement dont tout le monde parle encore.
Zut, je savais que j’oubliais quelque chose : mon éditeur ! Venu sans Monsieur Loyal, je me trouvais incapable de faire mon numéro de trapéziste signant. C’est bête, une étourderie pareille.

Qua voulez-vous qu’il se passât ? Pas grand chose. Samedi 19, bien qu’accompagné par Marc Simonetti qui a mitraillé des illustrations express de folie, nous n’avons vendu que 7 Djeeb à des vrais gens, déduction faites des exemplaires acquis par pitié et par des proches, copains ou famille.
Samedi 21, Marc ayant le moral d’un lendemain de Pearl Harbour, je me suis retrouvé tout seul pour réussir l’exploit de… 12 ventes (toujours déduction faite des normales saisonnières).

Pourtant je :
– suis allé dans le rayon SFFF battre le rappel des clients qui hésitaient entre Bragelonne et Milady pour leur rappeler qu’un auteur du coin dédicaçait à quelques mètres de là,
– ai alpagué tous les passants qui passaient, allant jusqu’à fourrer mon livre entre les mains de ceux qui faisaient la queue aux caisses pour leur faire passer le temps,
– ai lu quelques passages d’une voix de stentor propre à décrocher les PLV suspendues dans les rayons, jusqu’à ce que les mines dubitatives des passants hésitants entre me jeter des cacahuètes ou composer le 15 me fassent baisser d’un ton,
– ai ouvert ma chemise et caressé langoureusement mon téton gauche turgesc… non, ça je ne l’ai pas fait. J’aurais dû.

Les bons souvenirs, quand même.
Maryse, qui me vise depuis l’entrée du magasin, croise deux amies qui tentent de la faire dévier de sa route, mais écarte tous les obstacles pour venir jusqu’à moi et me déclarer qu’elle veut acheter mon livre parce qu’elle aime ma tête. Merci Maryse.
Cette dame qui n’avait pas les moyens de s’offrir un Djeeb mais qui m’a aidé à exister en me parlant de mon grand-père qu’elle a connu (et qui comptait parmi les fondateur de l’université de Savoie).
Ce couple qui cherchait un guide du routard Sénégal et à qui j’ai fait l’article pour un guide touristique d’Ambeliane, « ville imaginaire, mais si jamais vous la trouvez, toc ! vous avez déjà le guide pour vous repérer ».
Ce papa rugbyman qui achetait Djeeb pour ses fils, parce que l’imaginaire ça compte dans notre monde (de brutes ?).
Cette maman de passage, qui va offrir mon livre à son fils qui habite à Toulouse, et elle aussi, mais comme elle a bien aimé ma tchatche, elle l’achète ici.
Ce papi mal remis de l’Algérie qui compare Djeeb à un Harki et se met à gueuler des trucs que je ne peux pas répéter ici sans que ce blog soit signalé.
Et tous ces gens qui son allés avouer à la caissière que « quand même, l’auteur il est sympa, pis pas bégueule, pis souriant encore ! »

Oui, vous, les vrais gens hors commerce, vous m’avez fait plaisir.
Maintenant, vous vendre Djeeb alors que la Fantasy vous ne saviez même pas que ça pouvait se lire, faut reconnaître, c’était dur. Heureusement, dimanche 11 octobre je vais faire un tour de piste chez Scylla, à Paris. D’abord, je partage l’affiche avec Noirez et Holstein, ce qui va faire venir du monde. Et du monde qui saura faire la différence entre light fantasy et steamppunk… et là, c’est moi qui ne serai plus au niveau.

Ne croyez pas que je suis aigri et envieux, que je crache dans la soupe ou que je pétoche : les dédicaces, j’aime ça, je vais bien m’amuser !


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