Comme ça s'écrit…


Je suis le monde et vous ne m’aurez pas

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 15 novembre, 2015
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Paris

Quand vous êtes venus avec vos fusils je n’avais pas d’armes
et demain je n’en aurai toujours pas
vous ne m’aurez pas
Quand vous avez craché votre haine je ne vous haïssais pas
et aujourd’hui encore je ne vous hais pas
vous ne m’aurez pas
Quand vous infligez la douleur j’ai mal
mais cette douleur ne me changera pas
vous ne m’aurez pas
Vous vouliez nous faire peur et j’ai eu peur
mais cette peur ne m’arrêtera pas
vous ne m’aurez pas
Vous qui voilez la femme, le rire, la musique et la fête,
dès que j’aurai pansé ma peine
je fêterai le rire, la musique et l’amour dévoilé
vous ne m’aurez pas
Et vous qui appelez à la vengeance impitoyable
je ne me vengerai pas et j’aurai toujours pardon
vous ne m’aurez pas non plus
Quand les ailes d’anges se brisent
Je déploie celles du cœur à travers mots
Car il y a place en moi et lumière pour tous
Je suis le monde et vous ne m’aurez pas

Un dimanche à la ville

Posted in Promo par Laurent Gidon sur 12 octobre, 2009
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Un dimanche comme les autres, donc, pour la plupart d’entre vous. Paris, la pluie qui menace, rien de particulier…
Pas pour moi.
Parti à point d’heure alors que les excès de la veille au soir faisaient encore tanguer mon horizon (ce Tokay de Hongrie, quelle merveille ! Hongrois qu’on peut résister, pis non…), passé quatre heures dans le TGV à finir des textes à rendre pour lundi, foncé drop drop de Gare de Lyon jusqu’à Scylla en moins de 10 minutes grâce à la trottinette pouet pouet empruntée à mon fils, j’ai pu enfin me dégrailler le corgnolon d’une bière bien méritée en compagnie de, devinez qui ? Oui : Eric Holstein et Jérôme Noirez eux-mêmes. Non ? Si !

Passons sur mon numéro de groupie qui ma valu un regard excédé de la part de Noirôme, passons sur mon incapacité à suivre le pas conquérant d’Erlstein à travers la capitale (faut dire que je papotait avec la charmante Claire de chez Mnémos, et que ça me ralentit tout de suite l’allure) et revenons au fondamentaux : les passionnés de littérature et d’imaginaire en particulier sont une belle bande de chouettes garçons et garcettes qui méritent le voyage.
Il y avait donc Jveuxdusoleil, venue de chez A Vos Plumes et qui a eu la gentillesse de m’attendre et me biser avant de partir en vacances, Gutboy de chez partout où ça parle de SF, ainsi que William, Stéphane, Raphaël « merci pour ta chronique » Gazel, puis Mélanie Fazi elle-même, Nathrakh lui-même, Charlotte, Christian, Marine, RMD… tous ces gens qui n’étaient pas venus que pour moi (y avait quand même Noirstein et Holrez) mais m’ont gentiment donné l’impression d’exister.
Et surtout Xavier de Scylla et Clément d’Ys, sans qui ce dimanche n’aurait été qu’un jour du seigneur comme les autres.

Donc voilà, j’ai bien aimé, merci à tous (et les quatre heures de retour m’ont même permis de finir mes textes pour ce matin alors hein ? c’est pas beau la vie ?)

D’ailleurs j’en reprends dès samedi prochain, pour le célèbre Salon des écrivains de Villepreux. Chanceux de moi !

Things to do in Paris when you’re dead

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 11 mai, 2009
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J’étais mort, et je ne le savais pas. Mais quelque chose m’a ressuscité. L’autre, mon ami, mon frère : l’humain.
Dis comme ça, on peut trouver que je grandiloque ma mère. Et c’est vrai, j’image un peu, j’exagère, je chantourne.
Pourtant, c’est pas loin.

On était debout depuis quatre heures du mat’ pour descendre des montagnes jusqu’à la Capitale. J’étais mort de fatigue, mal dormi, trop de train, de métro, de Louvre et de tombes égyptiennes. Ça vous détruit, sur la durée.

Mais comme j’avais un peu préparé mon voyage parisien, vendredi dernier j’ai pu rencontrer Irène Delse, Fred Ricou et sa copine Sandrine (qui travaille chez Archipel). Pour se redonner un peu d’envie de vivre, rien ne vaut quelque bières et autant d’amitié avec des gens bien. On a parlé, de livres, de villes, de tout et jamais de rien. C’était bien.

Ce qui fait que le lendemain, à nouveau démoli par quelques excès by night, je me suis refait la même prescription. En changeant de lieu, mais pas d’ordonnance. Cette fois-ci, c’est chez Scylla que j’ai cafeté avec Célia, Stéphane Beauverger, Benjamin, Anne, Olivier, et bien sûr Xavier, maître des lieux. On a parlé, de livres, de films, de séries télé, de gens, et c’était bien.

Voilà, rien d’autre. C’était juste pour dire qu’Internet c’est de la balle, mais que la vraie vie ça enfonce tout. Vous le saviez ? Moi aussi. Mais ça méritait une piqûre de rappel.

Et Djeeb, pendant ce temps ? Il prépare son voyage à Arles (moins portuaire comme ville, mais tout aussi importante qu’Ambeliane, si on regarde bien). On en reparlera.


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