Comme ça s'écrit…


En temps inutiles

Posted in Vittérature par Laurent Gidon sur 27 avril, 2011

Tous les lundi et mercredi soirs, je plie deux fois mon hakama. Cet absurde vêtement compte beaucoup trop de plis – cinq devant, trois derrière – et de longueurs de sangle pour répondre aux exigences occidentales en matière de simplicité et d’efficacité. D’où peut-être son élégance, mais là n’est pas la question.
Dans un hakama, rien n’est pratique mais tout a du sens… qu’il n’est pas primordial de connaître. Il suffit d’accepter.

On ne parlera pas ici de fonction qui crée la forme : plutôt de culture lointaine et ancestrale. On se contente de l’effleurer. En traitant correctement son hakama, le pratiquant s’insère dans un temps plus grand que lui. Il accepte de ne pas tout comprendre d’un coup et surtout de laisser de côté ses préoccupations temporaires.
Pour ma part, je commence toujours par demander à mon fils l’autorisation de venir plier mon hakama sur le tapis de sa chambre. C’est de la maison l’endroit qui me semble le plus approprié. L’autorisation demandée et accordée fait partie du rituel.

Plus tard, après la séance, je le replierai sur le tatami en veillant à ne pas pester contre les plis qui ne veulent pas tomber droit, les sangles qui se croisent et le nœud qui godaille. Cela me demandera un effort, mais j’accepterai la résistance du tissu comme allant de soi. La facilité importe peu, c’est le geste qui compte. Le bon geste demande du temps. Accorder ce temps à un bout de tissu paraît suffisamment futile pour que justement s’y concentre un certain absolu. L’avant et l’après cessent de s’imposer, le monde est ailleurs, tout se concentre dans un présent appliqué.

Alors que je me dirige vers la douche en serrant contre moi le carré noir et parfait comme preuve de mon œuvre intérieure, l’agitation reprend ses droits… mais pas sur moi. Pas complètement : je sens bien que ses hurlements continus ont moins de prise.

Je ne me bats ni contre les plis du tissu ni contre les errements du monde. Je m’y glisse et tiens ma place, chanceux d’avoir pu manufacturer un peu d’harmonie entre deux rites de pliage.

Ce qu’on peut dire qu’on ne fera pas

Posted in Promo par Laurent Gidon sur 27 avril, 2011

Un article Internet vieux de deux ans (une éternité 2.0) trouve actuellement une seconde vie sur Facebook grâce à nombre d’amis qui le (re-)découvrent, le commentent et se le transmettent comme une traînée de poudre aux yeux. Neil Gaiman y affirme que GRR Martin n’est pas la pute de ses lecteurs, ce qui va de soi, et qu’il fait ce qu’il veut de son temps sans avoir à se justifier sur son blog ou ailleurs, ce que je conçois aussi, à une légère nuance près : si je dis ici que je vais écrire un truc et que je ne l’écris pas, les lecteurs assidus auront le droit d’être déçus. Pas floués : déçus.

Déboires qui ne m’arrivera pas et à vous non plus, peu assidus que nous sommes.
D’autant qu’il ne m’arrivera plus de dire « je vais écrire ceci, ou cela… » parce que je vais faire une pause et être encore moins assidu, au point de ne plus écrire.
Je ne dis pas ça pour vous entendre clamer par milliers (millions ?) :  « Oh non, Don Lo, t’arrête pas ! ».
Je le dis juste parce que je le fais, là, et depuis déjà presque six mois. Même que ça marche assez bien.
Arrêter un peu d’écrire permet de se poser la question de « qu’est-ce qu’on écrira » quand on s’y remettra. Et s’il ne surgit pas de réponse fulgurante à cette question, on ne s’y remet pas et les arbres ne s’en portent que mieux (les pixels aussi, remarquez).

Donc voilà, à la lumineuse assertion « ce n’est pas parce qu’on sait un peu écrire qu’on a quelque chose à dire » je joins le geste et me contente de penser à ce qui vaudrait peut-être le coup d’être écrit avant de décider que non, en fait ça ne le vaut pas.

Mais ça ne veut pas dire que vous n’aurez rien à lire de ma part. Déjà vous êtes vachement nombreux à n’avoir pas encore lu ce qui est disponible : reportez-vous à la biblio ci-jointe et constatez par vous-mêmes. Par exemple, et bien qu’un billet du blog Griffe d’Encre argumente le contraire, à mon sens vous êtes encore beaucoup trop à ne PAS avoir lu Blaguàparts. Notez.
Et surtout, il y a des trucs qui vont sortir.

Dès maintenant, vous pouvez vous commander le recueil « Prix Plume d’Agence 2011 » ici et vous régaler de 11 bonnes nouvelles dont mon Droit Dehors, grand prix de cette année.

Ensuite, guettez la sortie fin mai de l’anthologie Borders, réunie par Charlotte Bousquet chez CDS éditions. J’y ai mis Les Intrusions granuleuses, texte assez représentatif de ce que j’aurais envie de faire si je m’y remettais.
Enfin une autre nouvelle a été sélectionnée par AOC  (le premier Fanzine qui m’avait publié un texte) pour un prochain numéro. Ce sera Atempo, fantaisie spéculative sur la nature du temps. Je viens de finir les corrections et je crois que c’est pas mal. En tout cas, un peu comme pour Les Intrusions, ce texte correspond bien à ce que je cherche, dans la veine « sans arme, sans haine et sans violence » sans pour autant endormir le lecteur.

Ah, et puis tant que j’y suis : pour être sûr de ne rien écrire j’ai mis les collègues au boulot à ma place. Ce sera une antho, toujours sur le thème qui me tient à cœur d’un imaginaire vivable. Une anthologie, rien que ça ! Mais je vous en dirai plus quand ça sera mûr.

Simon says « It’s jeudi ! »

Posted in Jeudi par Laurent Gidon sur 14 avril, 2011
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Ce n’est ni mon maître à penser, ni mon maître à danser, mais j’aime bien sa musique, depuis longtemps, et je ne suis pas le seul. Il paraît que Paul Simon n’a pas sorti d’album depuis 2006, ce qui ferait pas mal d’années… Je ne sais pas, je ne m’étais pas aperçu de son silence puisque chaque fois que je mettais un disque sur la platine du Simon sortait des enceintes. Bon, disons que c’est long pour un marchandeur de musique qui veut marchander du frais tout le temps histoire de faire croire que le vieux est trop vieux déjà et plus bon. Bon.

Ce que vaut « So beautiful or so what » je ne sais pas non plus. La chanson titre me glisse dessus, avec un air de déjà entendu « Oh, encore ce genre de truc dominé par la rythmique ? » et il faudra que j’y revienne pour laisser le texte faire son boulot. Parce que dire qu’il faut une vie so trop belle ou à quoi bon ? me laisse un arrière-goût (Papa, vie pas so trop belle, suicide, tout ça…), sauf s’il s’agit de la trouver so trop belle même dans les moments à quoi bon. Enfin, l’avantage d’un nouveau disque c’est qu’on entend Paul Simon parler partout.
Donc aujourd’hui c’est Simon says :

Je pense que le monde est dans un état bien pire qu’en 1969.

Well… merci Paul.

Ce qui compte devient évident. Quand on est jeune, notre écriture est forcément plus maladroite. D’abord parce qu’on ne maîtrise pas encore la technique. Surtout, on manque d’expérience, on n’a pas assez vécu. On est persuadé que nos idées sont neuves et fraîches, elles le sont rarement. Mais c’est normal d’être arrogant et prétentieux quand on est jeune. A un âge avancé, ça devient pathétique. Et impardonnable.

Ouf, il me reste quelque temps avant de devenir pathétique et impardonnable. Mais suis-je encore neuf et frais ? Je vais écouter un peu so trop belle ou à quoi bon et je reviens vous dire.

Les citations sont extraites d’un entretien recueilli par Hugo Cassavetti pour Télérama. Grand-Pa’ Simon parle de son disque ici.

Parler d’un livre avant de l’avoir lu

Posted in Admiration par Laurent Gidon sur 8 avril, 2011

Il y a quelques auteurs dont l’œuvre m’intéresse, oui, mais presque moins que la personne. Des Français, vivants. Je m’étais donc dit que j’allais essayer de les rencontrer avant de les lire. Parmi eux, il y avait Ayerdhal. Rencontre passionnante, suivie d’une lecture à l’unisson. Et puis aussi Roland C. Wagner.

Bon, pour Roland j’avais triché, lisant Les Psychopompes de Klash avant de l’avoir croisé, mais c’était péché véniel puisque les PsychoKlash avaient été publiés sous le pseudo de Red Deff. Depuis, j’attendais.
Lors de la convention SF de Grenoble, il était là, avec Sylvie Denis. Je me suis donc collé à Roland comme une tique, à en être limite ridicule, et j’ai ouvert grands les yeux et les oreilles, ainsi qu’au moins un autre organe à perception émotionnelle qui bat au milieu à gauche de ma poitrine creuse.
C’était bien. J’ai été touché par un bonhomme pétri de convictions et de contradictions, à la fois entier et brisé, impressionnant de culture et de droiture, tout aussi capable de répondre par l’exact sourire nécessaire à une jeune auteure que de hurler des « j’encule Sarkozy » à répétition. Un sacré bonhomme, quoi, que j’ai photographié avec les yeux, accroupi à l’afghane dans son pantalon à rayures noires et blanches fauché à Johnny Rotten (qui l’avait probablement piqué à Freddy Mercury).
Et puis j’ai lu La Balle du néant. Je n’ai su y voir qu’un honnête polar futuriste dans lequel le concept de psychosphère n’intervient qu’en toile de fond, comme si Wagner n’avait pas voulu l’imposer de front à son lecteur. J’ai bien aimé, certes, comme un bon Léo Mallet, mais j’ai refermé le livre en me disant que Roland n’était pas là, pas dedans. Pas le Roland tout entier que j’avais eu la chance de renifler. L’écriveur oui, très bien, mais le bonhomme s’était caché pour écrire sans se livrer trop.

Le nouveau livre de Roland C. Wagner s’appelle Rêves de Gloire, publié chez L’Atalante. Une uchronie revisitant la guerre d’Algérie. Je ne l’ai pas lu, mais ça ne me gêne pas d’en parler.
Ce n’est pas mon boulot d’en faire la pub. Ce serait assez ridicule en plus. Mais je peux dire tout de même que cette histoire semblait compter beaucoup pour l’auteur, qu’il parlait de son écriture avec un mélange de hargne et de soulagement, comme s’il s’arrachait des plaques de peau tatoué d’une histoire à la fois personnelle et universelle. Je ne suis pas là pour déballer des secrets qui ne sont pas les miens, mais j’ai l’impression qu’avec ce roman, Roland solde quelques comptes avec Wagner. Et qu’il va être tout entier dans ce qu’il écrit. Si je n’ai pas lu Rêves de Gloire, d’autres l’ont fait (cherchez , ou ), et je suis sûr que ceux qui apprécient le monsieur derrière l’auteur vont le reconnaître et aimer ça.
Quand les gens qu’on respecte et qu’on aimerait côtoyer de plus près sont loin, c’est bien de se dire qu’ils écrivent des livres et qu’on peut les y retrouver à demeure.

Prix qui monte, ventes qui baissent

Posted in Promo par Laurent Gidon sur 7 avril, 2011

Hier soir, j’étais invité à la Société des Gens de Lettres sise en son hôtel de Massa à Paris (c’est pas tous les jours qu’on peut ouvrir un billet comme ça) pour y recevoir le troisième Grand Prix Plume d’Agence 2011.
Ce prix est en fait un concours de nouvelles ouvert à tous les professionnels de la communication. Je fais de la pub, j’ai participé, j’ai gagné, c’est donc avec plaisir et fierté que je me suis rendu à cette soirée. En plus il faisait beau.
Ce concours m’avait déjà distingué d’une mention spéciale l’an dernier, pour Écran des larmes, nouvelle pas drôle drôle mais qui semble-t-il avait touché. Cette année, c’est Droit dehors – texte sans compromis sur ce que l’on accepte d’encaisser avant de dire Stop ! et de faire ce qu’il convient – qui a cueilli le jury aux tripes. Jury composé d’écrivain comme Harold Cobert, et de professionnels de la communication. Les commentaires des uns et des autres sur les 30 000 caractères de Droit dehors m’ont ému et effrayé : suis-je celui qui mérite cette dithyrambe ? Je sais que l’atmosphère de la soirée se prêtait à ces éloges, mais tout de même ça m’a remué.

Si je vous en parle, c’est surtout pour relever un fait qui m’a paru significatif : au palmarès, et donc dans le recueil qui sera disponible via le site de l’organisateur du Prix, figure un texte de science-fiction. De la vraie SF, assumée, frontale, par un gars qui en plus avoue une passion pour le genre. Couillu, le pubard ! Une SF pour dix textes de littérature générale, cela paraîtra peu, mais d’ordinaire c’est 0, donc 1, quand même, chapeau !
Oui, un jury éclectique a distingué cette SF à égalité et selon les mêmes critères que les autres. Ceci sans copinage, les textes étant présentés de façon anonyme. L’auteur en est ravi, je suppose, mais ce qui me réjouit d’une manière plus large c’est de voir un genre – d’ordinaire interdit de critique grand public et donc ausculté par ses seuls spécialistes ou honoré de prix consanguins relevant de la promotion interne – être reconnu dans un concours œcuménique. Ce texte, le jury lui a accordé sa mention spéciale non parce que c’était de la SF ; ni même de la bonne SF, mais parce qu’il jugeait que c’était un bon texte, tous genres confondus. Bravo !

Passons à autre chose.
De retour dans mes montagnes, j’ai trouvé mon relevé de ventes envoyé par Mnémos, l’éditeur courageux des Djeeb le Chanceur et l’Encourseur. Force m’est de constater que son courage n’est pas récompensé. À l’heure floue où je me dis que l’important quand on écrit c’est le Quoi plus que le comment, il est temps que je tire les conclusions qui s’imposent. Les chiffres ne mentent pas (Ha, Ha !).

Edit : au vu des commentaires (dont je remercie les commentateurs) je coupe ce qui pouvait passer pour de la pleurote d’écriveur frustré et tiens à rappeler que l’information importante de ce billet c’est qu’un texte de SF a été cité au palmarès d’un prix littéraire.

Tenez, pour me faire pardonner, le début de…

Droit dehors

Il faisait encore nuit lorsque j’ai embarqué sur le Novalant. J’ai senti le Diesel vibrer sous mes pieds et une heure plus tard nous étions en pleine mer. On ne m’a pas présenté : chacun avait déjà pris son poste. Juste le Capitaine Knut et un certain Svenn, croisés sur le pont, pressés de larguer les amarres. J’ai attendu qu’on ait besoin de moi quelque part en regardant le temps passer.
Ce premier lever de soleil sur l’horizon a donné le ton. Le capitaine s’est hissé sur la nacelle de proue, une carabine à la main. Pendant toute l’heure suivante, il a canardé les dauphins qui bondissaient devant l’étrave. Ses bordées de jurons n’étaient coupées que par les claquements de l’arme et les encouragements des autres. J’ai regardé un peu, puis je suis descendu dans la salle des machines. Je ne sais pas pourquoi, je n’aimais pas l’ambiance.
En bas, le chef mécano se roulait une cigarette. Le casque antibruit lui écrasait les oreilles.  Il l’a soulevé d’un côté pour me parler.
― T’as pas l’habitude, hein ?
J’ai fait non de la tête. Le vacarme des six mille chevaux me martelait la caverne.
― C’est pas grave, a-t-il repris en se calant la clope dans la moustache. Il en a besoin au début pour se calmer. T’aimes pas ça, hein ? Moi aussi, j’aime pas trop. Alors j’ignore.
J’ai haussé les épaules. Il a souri et m’a tendu la main.
― Moi c’est Greasou. Mais attention, a-t-il précisé, comme dans Grease, le film ! Avec moi, tout baigne dans l’huile.
Il s’est esclaffé. Son rire dégringolait en silence, masqué par le moteur. J’allais lui dire mon nom quand il m’a fait signe de le suivre.
― Regarde : l’allure est marquée sur l’écran. Pour l’embrayage-réducteur, tout est contrôlé d’en haut. Toi, tu vérifies juste les rupteurs. Pas que ça monte dans le rouge. Refroidissement ici, régime limite là, tu tolères un peu de dépassement, pas plus. Et tu réduis ici en cas de besoin. Toute façon, ils s’en aperçoivent pas sur la passerelle. Vu ?
Il est sorti en s’allumant le mégot.
J’étais seul avec le monstre. On aurait dit un fossile de baleine sous multi-perfusions. Un truc compliqué et ancien, enchâssé dans la coque, irrigué par des tuyaux en pagaille. Un truc en colère qui voudrait s’arracher de cette prison puante. Un truc qui me faisait peur parce qu’il hurlait en continu, comme mon père avant.
Il ne faut pas mentir sur son âge, les gens sont trop contents de vous croire. Knut avait à peine regardé mon passeport trafiqué. Il devait compléter son équipage. Et voilà. J’avais dix-sept ans et on me confiait la machine.

Poisson du 31 mars

Posted in Admiration par Laurent Gidon sur 1 avril, 2011

Le record de visite sur ce blog a été battu hier par des internautes désespérés.

A la recherche d’un peu d’espoir ou de réconfort dans les mots ?

Que non !

A la recherche d’un poisson dans (ou hors d’) un bocal, ainsi que me l’apprend le module statistique de wordpress.

J’espère que que ces chercheurs d’or ont trouvé leur pépite, notamment ici. Surtout, j’admire leur attachement à faire sourire leurs contemporains le jour dit et les invite à ne pas attendre l’an prochain pour s’y remettre. Le sourire, voire le rire, ne s’use que si l’on ne s’en sert pas.

Bon. On pourrait croire que je suis amer, que ce décalage total entre ce que je crois écrire et les attentes des visiteurs (là ils cherchent des poissons, en d’autres temps ce sont des morilles ou des filles à gros seins) me décourage. Que je vais tout arrêter pour aller planter des patates.
En fait, je trouve ça très intéressant.

J’ai hésité un moment à laisser ce blog en sommeil éditorial – ne pas ajouter d’article, ne plus répondre aux commentaires – pour voir comment évoluent les statistiques de visites et surtout les requêtes google qui conduisent ici. Cependant, il faudrait être un Thierry Crouzet pour que l’expérience ait un quelconque intérêt.
Une autre idée était de ne produire que des billets en écriture automatique illustrés d’images puisées au hasard sur la toile, pour voir qui cette concaténation attirait. Bof.
Non, je crois que je vais continuer comme ça, pour la joie des pêcheurs de bocal, chasseurs de morilles, reluqueurs de poitrines (j’en suis), et de quelques lecteurs égarés, parfois.
Avec toujours un œil de 1er avril sur ces requêtes poilantes dont l’orthographe et la syntaxe 2.0 ne sont pas les moindres atouts.

Le décalage, c’est la vie.


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