Comme ça s'écrit…


Dégradations, chez M@nuscrits

Posted in Textes par Laurent Gidon sur 30 juillet, 2009
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Tel le Youki qui peut pas s’empêcher de montrer son kiki, je ne résiste pas au plaisir de vous montrer un texte que je viens de finir.

Et pour élargir la cible, je l’ai remis chez Léo Scheer, dans son interface M@nuscrits. Après tout, « Publimonde » a déjà été téléchargée près de 40 fois… on va bientôt pouvoir remplir un bus de lecteurs.

C’est une très courte nouvelle, que je verrais bien en clôture d’un recueil Terres d’incertitude, si un jour un éditeur accepte le risque de publier ce genre de courte prose (le court, ça se vend pas, surtout venant d’inconnus). Voici le début :

Dégradations

Un jour, tu seras D n  Lo e jy, ou moins encore. Ce sera déconcertant, amer, et proche de la fin aussi, mais tu ne le sauras pas. Tu te réveilleras d’une longue nuit sans rêve ni souvenir. Comme chaque matin, sans doute, mais de cela non plus tu n’auras pas conscience.

Pour la suite, c’est ici.

Moi, je vais sauter sur ma planche (y a des vagues et du vents, tant pis la pluie).

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L’ImagInaIre, situation critique

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 26 juillet, 2009

Il n’y a pas que la Ligue Deu pour s’intéresser à la situation de l’ImagInaIre en France et jusque dans vos têtes. Ma voisine aussi s’en inquiète. Elle a raison, ma voisine. Rendez-vous compte : personne ne parle plus de l’imaginaire. Ou alors, j’imagine…

D’ailleurs, dès que quelqu’un essaie d’en parler, quelqu’un d’autre débarque pour vous expliquer que ça n’existe pas, que ce mot est vide de sens pour qualifier un genre littéraire, qu’à part peut-être un rapport de la Cour des Comptes, toute littérature est imaginaire, et tati, et tata, disent les uns, non, pas tati, pas tata s’insurgent les autres.

Pourtant, il y a un truc assez intuitif chez ma voisine. Quand on lui parle d’une histoire de fantômes, de vampires, d’hommes chiens qui courent les nuits de pleine lune, de temps qui se détraque et revient en arrière ou bifurque exagérément, de nains qui taillent en pointe les oreilles des elfes, de singularité, de dieux lavés comme neufs ou de post-apocalypse, elle se dit, ma voisine, qu’il s’agit de littérature imaginaire. Les étiquettes de dessous, elle s’en tape. Le problème, c’est que personne ne lui en parle, de ces histoires, à ma voisine (à part moi, pour lui en faire lire).

Le problème ? Kénanahafout, de parler d’imaginaire ?

Ben… rien. Sauf si on trouve que ça vaut le coup, parce que l’imaginaire c’est large, qu’on y trouve tout et n’importe quoi, que plein de gens en lisent sans trop savoir.

En même temps, ils s’en foutent de savoir. Puisqu’ils ne savent pas. Ils lisent ce qui leur plaît, foutez-leur la paix.

Oui, mais peut-être que s’ils savaient, ils varieraient leurs plaisirs, ils tenteraient autre chose, ils iraient voir plus loin. Au lieu de penser que le goût sucré est le seul qui leur convient puisque le goût salé, voire l’acide, l’amer ou le piquant n’existent même pas. Au lieu de répéter qu’il n’y a pas d’intérêt à aller voir derrière la Terre puisqu’elle est plate. Vous voyez l’idée.

Donc, je me suis dit (puisque parfois je pense aux gens, et pas qu’à ma voisine), que ceux dont c’est le boulot n’avaient qu’à en parler, eux, des littératures de l’imaginaire. Même si ça n’existe pas, gna gna gna (ouais, Roland, je sais, je simplifie, mais comme disait mon père : « Ce qui est simple est souvent faux, mais ce qui est trop compliqué est inutilisable »). Et j’ai écrit une lettre. A ceux dont c’est le boulot.

Alors ça disait comme ça :

Chère Nathalie (oui, la lettre était adressée à différents journalistes de la presse littéraire, je vous reproduis juste celle de Nathalie Crom, responsable de la rubrique livre de Télérama, vous pouvez lui écrire aussi à crom.n@telerama.fr)

Donc, Chère Nathalie,

Début juillet paraîtra mon deuxième roman – Djeeb le Chanceur – et je ne doute pas que l’éditeur (Mnémos) vous en enverra un exemplaire, puisque je vous l’ai dédicacé. Vous-même ou quelqu’un de votre équipe y jetterez peut-être un coup d’œil, voire le feuilletterez et y prendrez un peu de plaisir.
Si je vous écris aujourd’hui, ce n’est pas pour quémander un article dans vos colonnes, mais pour vous alerter sur une situation plus générale, dont Djeeb le Chanceur aura hélas probablement à souffrir. Depuis que la rubrique Rayon SF a disparu, les littératures de l’imaginaire ne sont plus traitées dans Télérama. Plus en tant que telles, du moins. Certes Ronald Wright ou Cormac McCarthy ont eu les honneurs d’un article mérité, mais sans que les mots de science-fiction ou d’imaginaire aient été cités. Et il en va ainsi dans l’ensemble de la presse française. Pourtant, ce domaine littéraire est en ébullition : en ne le traitant pas, vous privez vos lecteurs de l’appareil critique qui leur permettrait de l’arpenter et de s’y retrouver.
Le constat n’est pas neuf. L’article Le procès en dissolution de la SF intenté par les agents de la culture dominante signé de Gérard Klein (responsable de la collection SF de référence Ailleurs et Demain, chez Robert Laffont) date de 1977. Je ne saurais vous infliger une nouvelle analyse bourdieusienne du champ des littératures de l’imaginaire. Plutôt vous signaler ce qui est à l’œuvre, ici et maintenant.
Ce qui a changé, c’est l’éclosion d’un marché nouveau : celui de la Fantasy grand public. Des éditeurs comme Bragelonne ont eu l’intelligence de croire au potentiel de cette littérature en France. Ils ont osé multiplier les sorties, occuper l’espace, trouver et entretenir un lectorat. Hélas, pour en arriver là et tabler sur des valeurs sûres, Bragelonne a dû se détourner des jeunes auteurs français. Son succès, regardé de haut par les professionnels installés, a conduit cet éditeur à créer son propre concurrent avec le label Milady. Ce n’est pas un feu de paille, les succès sont là, mais la critique les ignore.
Des auteurs français, à succès  eux aussi (dont Werber, Chattam, Loevenbruck…), ont créé la Ligue de l’imaginaire, avec pour ambition de toucher le public des Marc Lévy ou Guillaume Musso. Ce sont des stars, leur coup de communication aura des retombées. Dans l’esprit d’un lectorat peu informé, ils seront l’imaginaire en France, et ne craindront pas la critique qui de toute façon les néglige.
En octobre prochain arrive en France le label Orbit (Calmann Lévy, donc Hachette), déjà leader sur les marchés anglo-saxons. Orbit, c’est le marketing dans toute sa puissance : sept parutions dès cet automne, livres conçus comme des produits déclinables, uniquement des traductions ayant connu le succès à l’étranger, publicité tous azimuts, force de diffusion et PLV lourde en librairie… Orbit, même s’il ne rafle pas la mise, représentera très fortement l’imaginaire auprès du grand public, et n’aura aucune crainte de la critique.
Il n’y aurait rien à redire à cette situation, qui va conduire de plus en plus de lecteurs à découvrir et apprécier au moins une facette de l’imaginaire, si elle ne présentait un sérieux défaut à mes yeux : les auteurs français qui écrivent de la SF, de la Fantasy ou du Fantastique avec une certaine ambition littéraire, seront complètement marginalisés par ce formatage. Leurs éditeurs n’ont pas la force de frappe que vont déployer ensemble Bragelonne, Milady et Orbit dans la guerre d’espace qui s’annonce sur les étales des libraires. Pourtant, ils existent.
Une génération montante est en train de créer un nouvel imaginaire : Catherine Dufour, Jérôme Noirez, Jean-Philippe Jaworsky, Stéphane Beauverger… Les anciens sont toujours là, inventent, écrivent, publient et font avancer le genre. Leurs œuvres alimentent des débats acharnés, jusqu’à l’Assemblée Nationale où l’appel « Qui contrôlera le futur ? La SF contre Hadopi » a été cité plusieurs fois. Cet imaginaire-là, engagé envers la société toute entière, a besoin de vous pour la toucher.
Je comprends les journalistes : vous ne nous devez rien si nous n’arrivons pas à vous séduire, ou à vous intéresser. Pourtant, en tournant le dos à la littérature de l’imaginaire, vous la livrez aux seules forces du marché, qui soumettent les auteurs aux recettes censées assurer le succès reproductible. Alors qu’avec votre attention soutenue, comme vous l’avez fait pour le policier, la qualité et l’humain pourraient s’y épanouir plus largement, toucher et élargir leur public, le faire rêver plus haut.
Dans l’espoir d’avoir su éveiller votre intérêt, je vous prie de croire, Chère Nathalie, en l’expression de mes sentiments les plus hautement Fantastiques, Fantasystes, Science-Fictionnels…

Signé : moi-même

Voilà. C’est une prise de position, et je conçois que nombre des points soient contestables. D’ailleurs, ils ont été abondamment contestés lorsque j’ai tenté de les développer ici ou là. Pendant qu’on se conteste entre nous, le monde tourne.

Inutile de vous dire que ma petite lettre n’a eu aucun effet. Peut-être que si on s’y mettait à plusieurs… Non ?

Bon, vous avez le texte, vous pouvez le reprendre à votre sauce, le raccourcir, le rallonger, l’envoyer à vos copains journalistes en Suisse, en Belgique et au Québec (Vive… libre !), et on verra celui qui décrochera le plus d’articles.

Moi, je suis en vacances, je vais à la plage, voir s’il y a du vent, des vagues et l’envie de sauter dedans.

A bientôt, et dormez bien.

Djeeb Couv low

Cinquante fois deux

Posted in Textes par Laurent Gidon sur 17 juillet, 2009

Vu que je patine dans mes boulots d’écriture et que vous êtes tous en vacances, un petit texte pondu pour le jeu n°50  du forum A Vos Plumes. Les contraintes : 50 ans, une pelle, un flingue, un cimetière, de l’or et le Mexique, le tout à placer en moins de 3000 caractères bien sûr.

Cinquante fois deux

Hier, j’ai eu cent ans. Tellement que j’en suis mort. Plus rien ne me retenait.
Pour tout dire, je me sentais soulagé. En mourant, j’avais déposé un grand poids, enfin.
J’ai passé la moitié de ma vie à regretter une mauvaise action. Une vie de palace et de plages dans les Bahamas, mais une vie de regrets.
Cela remontait au Mexique, à ce cimetière où nous avions pisté ce trésor. Des années de recherches. Des centaines de lettres de soldats, certaines remontant à la guerre de Sécession. L’or du mexicain ! Ou le trésor de Maximilien, selon les sources. Une histoire incroyable de coffre baladeur, de frères irlandais, de montres d’argent et de traversée du Rio Grande. Clara et moi, nous avions remonté sa trace jusqu’au point de départ, ce moment fatidique où un agent double à la solde des Français et des Autrichiens avait scellé le coffre. Depuis, en près de deux siècles, on aurait cru que le monde entier avait couru après. Certains l’ont vu, d’autres l’ont touché. Et puis, plus rien.
Quand j’ai rencontré Clara, j’avais le nom d’un prêtre, et elle le nom d’un mort. Tous nous conduisait au Mexique. Nous avons décidé de partager nos informations… et un peu plus que cela. Elle était belle, je n’étais pas si vieux, nous allions bien ensemble, avec nos vies tournées en obsession de l’or. J’ai aimé cela. Ai-je aimé Clara ? L’ai-je aimé plus que l’or ? Sans doute, sinon, le poids du remords aurait été moins lourd.
C’est ce que j’ai dit à celui qui m’attendait de l’autre côté, le jour de ma mort. Ce n’était pas un homme, bien sûr, et d’ailleurs je n’en étais plus un non plus. Plutôt une sorte de présence qui me baignait. Il voulait savoir ce que je pensais de ma vie. Que je me juge moi-même. Je lui ai tout raconté. Jusqu’au milieu.
Ce jour froid dans un cimetière d’hiver. Le vieux curé nous avait ouvert la porte de bois sous le porche en plein cintre. Nous avions tourné autour des tombes en courant, cherchant la bonne. Nous l’avons trouvée ensemble, en nous tombant dans les bras, un baiser au goût de trésor.
J’avais la pelle, j’ai creusé. Mon dernier coup a traversé le bois pourri. L’or a résonné sous le soleil glacial.
En relevant les yeux du bonheur vers Clara, je n’ai vu que le canon du revolver.
Clara était petite, des bras menus. Le temps de m’apercevoir que son pouce armait le chien, mes bras à moi ont balancé la pelle. En pleine tempe.
Elle n’a eu qu’un hoquet et son regard a blanchi.
Le temps de reboucher la tombe avec son corps en place de l’or, et je commençais déjà à creuser dans mes remords. J’aurais pu m’y prendre autrement. C’est ce que j’ai dit à la présence, de l’autre côté.
Je lui ai dit que, si elle trouvait un moyen de me retirer ne serait-ce que la moitié de ma culpabilité, j’étais près à tenter.
On ne devrait jamais rien demander. On risque toujours de l’obtenir.
Hier, j’ai eu cinquante ans à nouveau. Je me suis retrouvé dans ce cimetière au Mexique, les pieds dans l’or, avec une pelle, un flingue et un choix à refaire.

Belle et brève

Posted in Djeeb par Laurent Gidon sur 15 juillet, 2009
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Il y a tout juste deux étés, mon cœur a commencé à avoir des ratés. De brefs arrêts, comme un inspiration retenue, suivis de déflagrations anarchiques. Peut-être cela se produisait-il pendant que je jouais au foot avec les enfants ou quand je me faisais tabasser en planche dans les vagues et le vent, mais je le sentais uniquement au repos. Le soir avant de m’endormir, par exemple. Et je ne m’endormais pas.

Pour la première fois, j’ai senti la fin possible.
Pas une fin imprévue, comme un accident, une grosse maladie pourrie ou un méchant qui m’aurait voulu plus de mal que les autres, non. Une fin normale, sans raison, programmée. Mon cœur pouvait s’arrêter, sans que je n’y puisse rien.

En fait, on a tous sans doute une approche personnelle de sa propre mort. Chacun s’en fait une idée. La vôtre je ne sais pas. La mienne en tout cas a changé, avec ces ratés cardiaques. Ça pouvait me tomber dessus n’importe quand, et je le sentais, là, au-dedans, comme une répétition générale. Genre « Tout est en place, on peut mourir quand vous voulez. » Et ça repartait. Jusqu’à quand ?

On a fait des tests, bien sûr. J’ai pédalé comme un hamster dans sa roue, avec des électrodes partout, à m’en faire péter la rate. Le cardiologue m’a rassuré : des extrasystoles, pas plus. Pas grave. J’avais passé quarante ans, c’était tout. J’avais le temps. Jusqu’à quand ?

Jusque là, j’avais cru pouvoir y échapper. Pas intellectuellement : on sait bien qu’un jour on va mourir. Mais émotionnellement, quelque chose de l’ordre de la foi : les autres oui, mais pas moi, j’y crois pas. Pas moi. Sans explication logique. Juste pas moi. La science, je l’emmerde, les millénaires de cadavres empilés les uns sur les autres, la conclusion qui s’impose ne me concerne pas. Pas moi. Et patatra !
Bonjour la révélation.

Depuis, je suis en sursis. Comme tout le monde, mais avant je n’en avais pas une conscience aussi intime. Chaque bégaiement de mon palpitant me le rappelle. Parfois plusieurs fois par jour.

Tout ça pour dire que les premières critiques de Djeeb le Chanceur sont plutôt bonnes.
Nébal, Angua et Bruno Para l’ont trouvé assez bien écrit pour avoir envie d’aller au bout.

Après, le fond, l’histoire… peut-être en attendaient-ils trop : ce n’est qu’un roman pour le plaisir, pas une grande œuvre de Fantasy. Deux au moins l’ont trouvé agréable à lire, ce qui me sauve. Avoir été agréable à quelques-uns de mes contemporains, ça me suffit, le reste peut attendre. Viens, mon cœur, on va danser !

Djeeb Couv low

C’est aujourd’hui !

Posted in Djeeb,Lecture,Promo par Laurent Gidon sur 9 juillet, 2009
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Oui, c’est aujourd’hui !
Depuis que je le répète, il faudrait que vous passiez votre été au fond de votre congélateur pour l’ignorer encore : c’est aujourd’hui 9 juillet que paraît Djeeb le Chanceur en librairie. Mon Djeeb le Chanceur, dans toutes vos librairies. Allez, Louya !

C’est donc le jour idéal pour vous parler d’un livre.
Reste qu’un soupçon d’élégance et de quant-à-soi me retient de parler de mon livre à moi. Je vais donc vous causer de Comme deux gouttes d’eau, de Tana French. Rappelez-vous, Silvana Bergonzi, de chez Michel Lafon, avait eu la gentillesse et l’intelligence de reconnaître mon influence bloguesque en m’envoyant un exemplaire (puis deux) de ce qui était prévu pour être le roman de l’été (alors que tout le monde sait bien maintenant que ce sera Djeeb…). Je me sens tenu de vous en donner mon avis.

Alors… Pas grand chose.
Comme deux gouttes d’eau est un honnête page turner, un produit de consommation agréable et sans défaut. Sans la moindre aspérité non plus.
L’auteur y déroule avec savoir-faire un thriller psychologique bien balisé, tout en dialogues, reposant sur des personnages taillés à la hache pour paraître à la fois proches de nous et incroyablement originaux. Classique.
L’histoire l’est aussi, fondée sur un indispensable hasard et donc à la crédibilité plus que fuyante, construite sans grande surprise mais avec son lot de suspens et de révélations progressives.
On a droit aux indispensables séquences tire-larmes, et au frisson de rigueur, tout va bien. C’est un produit, je vous dis, ne le critiquons pas de fournir ce qui est sur l’étiquette.

Heureusement, à la fin, après une longue, longue, si tellement trop longue révélation à trois voix, intervient enfin un soupçon de sensibilité. En quelques pages d’une conversation téléphonique, un personnage clé prend toute sa dimension, sans pathos excessif, mais révélant le gouffre humain qui peut se creuser en chacun de nous. Quelques pages, merci Tana French.

Bon, maintenant ruez-vous sur Djeeb, c’est par là, à bientôt.

Djeeb Couv low

Au boulot, tous avec Léo !

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 6 juillet, 2009
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Y a pas, quand on peut arriver à nouer des liens, bien qu’improbables, entre deux domaines qui nous sont chers, ça fait plaisir.

Alors voilà : d’un côté, les éditions Léo Scheer, en la personne de Léo lui-même, ex trublion et pourtant grand penseur de la littérature comme de la modernité. Toujours à l’affût de ce qui peut bouger, M. Scheer a lancé voici plus d’un an (si c’est pas deux), un système de publication de textes en ligne. Rien de bien nouveau, sauf que ces M@nuscrits portent sa marque, et sont devenus une nouvelle collection disponible en librairie. Il appelle ça la rétropublication : disponibilité gratuite sur le net, génération de commentaires, amélioration éventuelle du texte et publication papier des auteurs sélectionnés (selon quels critères ? on s’en fout !).

Un coup d’oeil à ce qui s’écrit et se fait lire en ligne chez M@nuscrits donne une idée de ce que le nombrilisme germanopratin peut avoir de plus goulayant. Mais si vous n’aimez pas, n’en dégoûtez pas les autres. Il y a de la recherche formelle, du creusage de cervelle, du nouage de neurone, bref, c’est littéraire.

De l’autre côté, nous avons les littératures de l’ImagInaIre, magnifiquement personnifiées par les Ligues I et deu. Je ne vais pas vous faire un cours, mais ces dites littératures sont menacées d’enterrement, au moins pour leur forme française et novatrice, sous les ruines à venir du combat des titans. Bragelonne, Milady (Ha Ha !), Luna et bientôt Orbit se tirent la bourre sur l’étal des libraires, sans que la presse n’en dise mot, pendant que les auteurs et éditeurs un peu exigeants disparaissent dans l’oubli. C’est normal, la presse s’intéresse plutôt à la littérature type Léo Scheer.

Donc…

Il vous suffirait, vous les Imagineurs, d’utiliser la plateforme fournie par Léo Scheer pour donner plus de visibilité à cette littérature qui nous emmène ailleurs, nous fait rêver plus fort et nous tremble d’émoi à la seule évocation d’un rivet de robot.

Comment faire ? C’est tout simple.

D’abord, vous écrivez un bon texte, façon Catherine Dufour ou Jérôme Noirez (il y en a d’autres, ils se reconnaîtront).

Ensuite vous allez vous inscrire là, chez Léo Scheer. Vous publiez votre texte dans l’interface M@nuscrits, en précisant bien que c’est de l’imaginaire. Et on va tous les lire, les commenter, les buzzer à mort.

Ce n’est pas du piratage d’une bonne idée, c’est juste l’utilisation raisonnée d’un outil qui nous est gentiment offert.

D’ailleurs, j’ai commencé : vous pouvez charger, lire et commenter Publimonde ou la revanche du Capitaine Plume, une nouvelles que j’aurais bien mise en introduction d’un recueil titré Terres d’incertitudes et qui m’a semblé tout à fait en phase avec le sujet (imaginer, écrire, être publié, question de vie ou de mort…).

Voilà, c’est à vous, au boulot et merci Léo !

Et n’oubliez pas, le 9 juillet, dans toutes les librairies :Djeeb Couv low

Promotisons un peu…

Posted in Djeeb,Promo par Laurent Gidon sur 2 juillet, 2009
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Même aux esprits les plus rétifs à la perspicacité, il n’aura pas échappé que ce blog littératoire est aussi accessoirement promotitionnelisant. Un peu.

Promotons-nous donc en annonçant tout de go qu’on va passer à la télé. YES SIR !

Une télé du coin, certes, mais d’un coin assez grand après tout (Savoie, Haute-Savoie, Genève… câble et satellite), et avec des caméras, des antennes, des présentateurs et des plateaux télé. Ce qui me permettra de parler de Djeeb le Chanceur, le roman qui… et que…, enfin bon, vous savez.

Donc ce sera sur TV8 Mont-Blanc, lundi 6 juillet prochain, à partir de 18 heures. On peut même suivre en streaming sur ternet.

Voilà, ça y est, star myself et tout et tout…

Djeeb Couv low


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