Comme ça s'écrit…


2009 (+ 1) : point

Posted in Djeeb,Promo,Textes par Laurent Gidon sur 28 décembre, 2009
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Ah là là lààà ! ça y est, 2009 tire à sa fin. Et qu’est-ce qu’on en garde ?

Vous, je ne sais pas (mais j’espère : tout plein de bonnes choses). Quant à moi, ça me regarde, sauf en ce qui concerne ce que j’ai fait pour vous.

Alors voyons… l’insurrection climatique, on va dire que c’est un bide. Tant pis. Non, pas tant pis, mais il va falloir s’y prendre autrement. On réfléchit, si vous avez des idées, partagez-les. Merci (vraiment !)

Pour l’écriture, disons qu’on a bien bossé. Au moins, beaucoup. Bien, ce sera à vous de dire. Parce qu’on va vous demander votre avis. Sur quoi ? Il y a déjà eu Djeeb le Chanceur, le roman publié par Mnémos et signé Laurent Gidon (je sais, je rabache, mais en matière de promo, trop c’est déjà pas assez). Si vous avez quelque chose à en dire, c’est par là. Il y a eu aussi Viande qui pense, la nouvelle signée Don Lo dans la revue Bifrost n°56. Vous pouvez trouver la revue là ou chez votre libraire. Il aurait dû y avoir Cityville est calme ce soir, nouvelle dans l’anthologie SuperHéros des éditions Parchemins & Traverses, sauf que la parution est légèrement retardée. Pas grave, je vous tiendrai au courant.

Et puis il y ce que j’ai écrit en 2009 et qui sortira… en 2010 au mieux.

Dans l’ordre chronologique probable :

Les Blaguàparts, un recueil de nouvelles dont je suis en train de terminer les dernières corrections avec l’aide de Karim Berrouka. 16 nouvelles, inédites pour la plupart, censées faire rire, quitte à faire réfléchir un peu… ou pas.

Ecran des larmes, signé Laurent Gidon, une des nouvelles lauréates du prix Plumes d’Agence, sera publiée dans un recueil sous le label des Editions La Table Ronde (quelle fiéritude pour moi !). Ce texte est l’un de ceux que je destine à un recueil litt gén, sous le titre provisoire de Une femme toute nue sauf la tête.

Djeeb l’Encharmeur, une nouvelle où nous en apprendrons plus sur la jeunesse tulmultueuse de Djeeb Scoriolis, comme sur l’arrière-plan de l’Arc Côtier, écrite pour l’anthologie Sorcières et Magiciennes des Imaginales. Et je suis d’une fierté de buraliste d’avoir été retenu dans ce volume. Merci Stéphanie.

Toumaï Transfert et Toumaï Tango, deux textes en miroir pour l’anthologie Afrique(s) des éditions Parchemins & Traverses, parution mi-2010.

Djeeb le Courseur, roman signé Laurent Gidon aux éditions Mnémos, parution en juin 2010. Hélène Ramdani travail en ce moment sur la relecture et sur l’illustration de couverture. A noter que Djeeb le Chanceur ressortira au même moment, avec un texte corrigé et une nouvelle couverture. L’été sera Djeeb !

Question projets, je me suis mis à l’écriture du Chant Sombre, troisième volet de la trilogie Aria (après Aria des Brumes et Air de la Terre, déjà écrits). C’est en retrouvant Chloé et Isa au salon de Cluses que l’envie de m’y remettre m’a pris. Leur enthousiasme à la lecture du premier tome, publié chez feu le Navire, est ma plus belle motivation (rappelez-vous : toujours écrire pour quelqu’un). Et, en y réfléchissant, la trilogie risque de virer tétra, puisque les grandes lignes d’un quatrième tome se dessinent quelque part entre mes oreilles. Qui publiera ça ? Aucune idée, et on s’en fout, on écrit.

Côté Djeeb, deux fers au feu : Capitaine Djeeb, un roman en gestation, et A la pointe du Djeeb, nouvelle pour une anthologie De Cape et d’Esprits chez Rivière Blanche.

Voilà, c’est tout. Du boulot en perspective… Ce que je souhaite pour 2010 ? Pour moi, rien d’autre que d’y arriver. Et pour vous ? Du bon, que du bon. De vous pencher les uns vers les autres (ceux qui recevront la carte/nouvelle de cette année comprendrons) et de tourner toujours plus de jolies pages. D’ailleurs, voici la carte/nouvelle écrite pour 2008. C’est pour vous. Bisous.

Une page de plus

Depuis quelques temps, le vieux Thomassin lisait une page par jour et s’en portait très bien. Il se retenait d’aller plus vite, de courir voir la fin par impatience. De même, il réussissait à ne pas revenir sur les pages précédentes. Tant pis pour les détails oubliés. Et ce qui ne lui avait pas plu était passé, n’en parlons plus. Un peu de discipline au début, puis le pli avait été pris. Il s’interdisait même de se demander pourquoi il n’avait pas commencé plus tôt. Comment vivait-il avant, quand il dévorait son livre ou revenait sans cesse sur les pages déjà lues ? Cela même, il n’y pensait plus. Une page pour chaque jour suffisait bien à son bonheur.
Lu comme cela, le livre en cours lui plaisait bien. À force de l’ouvrir et de le fermer jour après jour, la reliure avait souffert. Certaines pages, près de la fin, étaient prêtes à se détacher. Il n’y voyait pas de problème : une fois terminé, le livre rejoindrait la bibliothèque dont il ne sortirait plus. Pas besoin de s’inquiéter de son état.
Pourtant ce matin-là, lorsqu’il prit le gros volume sur sa table de chevet, un coup de froid traversa le vieillard. La page du jour n’était pas là. Ou plus là ? Quoiqu’il en soit, il se souvenait très bien du numéro de la veille : 364. Il n’était pas question de la relire pour vérifier, c’était la page d’hier. Et aujourd’hui, pas de 365. Ni de 366, le livre était fini. Mais pas l’histoire, pas celle que Thomassin lisait. Il sentait bien qu’il y fallait encore une page au moins, même presque rien, quelque chose comme un point final.
Il chercha autour de lui, sur le lit, sous les draps, vers la tablette près de ses oreillers. Rien. Si la feuille perdue s’était échappée du livre, elle avait dû voler plus loin, hors de portée. Il aurait fallu se pencher un peu, se lever même, pour vérifier. Les forces lui manquaient. Il se sentait vieux et fatigué. D’autant plus vieux et fatigué que sans sa page à lire, c’était toute l’énergie de la journée qui lui faisait défaut. Il entreprit d’attendre.
À l’étage en dessous, la famille s’éveillait. Un peu tard, certes, mais c’était une période de vacances et le froid d’hiver les tenait plus longtemps sous la couette. Un grincement d’escalier l’avertit enfin que le petit déjeuner arrivait. La porte de la chambre s’ouvrit doucement, sans qu’on frappe puisqu’il ne répondait plus. Une fillette entra, avec un plateau où fumait le bol de café bien sucré. Elle souriait en lui posant sur les genoux.
— Tiens, Papi. Je crois qu’il n’est pas trop chaud, mais fais attention quand même. Oh, c’est à toi, ça ?
Son regard s’était arrêté sur la descente de lit, bien inutile puisque Thomassin n’en descendait plus. Elle se pencha, s’agenouilla, puis lui tendit une feuille volante, du format de son livre.
Le vieux la remercia des yeux. Ce serait une belle journée, finalement. Une belle journée pour enfin finir son livre. Il s’absorba dans sa lecture parcimonieuse et ne sentit pas la fillette ressortir sur la pointe de ses petits pieds.
Le soir venu, il avait fini la page. Comme tous les soirs. Et il avait fini le livre. Se sentait-il le courage d’en commencer un autre ? Il faudrait attendre demain pour le savoir. Et si demain ne se levait pas, eh bien… pas besoin de nouveau livre, n’est-ce pas ? L’attente de la nuit commença donc, sur cette incertitude.
En bas, une certaine agitation grandissait, avec un air de fête. Thomassin patientait en s’imaginant participer. Que fêtait-on ? Peu importait. Il se sentait glisser dans un tourbillon de joie lumineuse où sa solitude quotidienne venait se diluer dans celle des autres. Il avait bien envie de larguer les amarres pour se laisser emporter. Fini la page de chaque jour. Fini les nuits sans bruit et sans lumière, à juste attendre le lendemain. Peut-être était-il temps d’aller voir ailleurs. Mais une clarté puissante le ravit à cet abandon. Quelqu’un avait allumé la lampe de sa chambre.
— Papi ? Regarde, je t’ai trouvé un nouveau livre. Il est au moins aussi gros que l’autre. Je crois même qu’il y a une page de plus*. Tu pourras le commencer demain.

(rappelez-vous : 2008, année bissextile)

Bonne année à vous et aux vôtres. Si vous cherchez un texte de carte de voeux, utilisez donc Une page de plus (seulement s’il vous a plu). En creative commons, juste paternité. Merci.

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Bon, il faut y aller…

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 21 décembre, 2009
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Voilà, ils ont réussi. Quinze jours de corrida à banderilles mouchetées, avec claquements de portes et rappels larmoyants (je sais, on passe dans le registre du boulevard, mais on n’est plus à ça près), pour clore des mois de négociation sur un non-accord. On promet de ne rien changer et de se retrouver dans 6 mois pour en parler à tête reposée. Ils sont très forts.

C’est vrai. Nos dirigeants ont fait la seule chose sensée à l’issue de la conférence de Copenhague. Vous savez, cette conférence sur un sujet qui nous touche tous : le climat et l’environnement en général. On baigne dedans, c’est notre patrimoine à tous et à chacun, rien qu’en respirant (et on respire, rappelez-vous) on sent bien que ce qui nous entoure entre en nous, c’est nous, et si ça pue on pue.
Donc, là où je les attendais sur une manifestation honteuse de plus, nos chers dirigeants m’ont pris de court avec un succès incontestable.

Lequel ?

Je vous sens pantelants d’impatience. Qu’ont-ils donc mené à bien au cours de cette immense tartuferie mondiale ? Qui peut lire dans ce naufrage attendu et multi-commenté une réussite explosive ? Moi. Et vous aussi. Nous tous. Voici.

En refusant de prendre les engagements que tous les peuples attendaient pour avoir une chance de survivre, les dirigeants ont pris la seule décision courageuse : nous passer la main.

Ils n’y arrivent pas ? OK ! Ils ne peuvent pas, au nom justement de l’intérêt supérieur (Ha, Ha !) de ces peuples qui justement les supplient de ne plus tergiverser, ils n’arrivent pas à se mettre d’accord pour arrêter le massacre ? OK ! On va s’en charger.

J’appelle – ouais, je fais mon grand Charles quand je veux – j’appelle donc à une insurrection climatique générale.

On va leur montrer, à ces Jean-Foutre politiques que les peuples qu’ils protègent ont reçu le message. Insurrection ! ! !
Pas en brûlant des voitures (cela rejette du CO2, réfléchissez un peu), mais en réduisant de nous-mêmes notre empreinte climatique. Sans leurs décisions à la con. Une insurrection positive.

Insurrection : voter avec nos porte-monnaie, puisque les bulletins ne servent à rien !
Insurrection : consommer moins, se limiter sur le superflu pour mieux choisir l’indispensable !
Insurrection : réinvestir les économies réalisées sur des produits locaux, saisonniers, utiles !
Insurrection : ne plus écouter les discours abêtissants et prendre notre destin en main, chacun selon ses convictions, mais y aller !
Insurrection : couper la radio, la télé, garder les journaux pour démarrer le feu et recommencer à se frotter aux autres pour voir de quoi on a vraiment besoin !
Insurrection : se tourner vers ses voisins, ses proches, qui sont plus vrais et pourtant plus difficiles à convaincre que ceux qui, par la magie de l’Internet, sont d’accord avec vous de l’autre côté de la planète !
Insurrection : prendre le risque de l’humain et du contact pour mener un travail de fond que les politicards viennent de remettre entre nos mains !

Insurrection : merci à eux !

Pourquoi avant comment

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 14 décembre, 2009

Ce week-end j’étais donc à Sèvres pour les sixièmes rencontres de l’imaginaire, ce qui m’a valu nombre de plaisirs ineffables et deux fois quatre heures de TGV, ce dont je ne me plains pas, vous allez voir pourquoi.

Mais revenons légèrement en arrière. Un jour, bêtement, j’ai lâché cette phrase très arrogante sur un forum : «La différence entre ceux qui veulent écrire et ceux qui écrivent, c’est le temps qu’ils y passent.» On est d’accord, c’est bête.

Ce n’est pas une question de temps. C’est une question d’envie et d’idée. Pour faire simple, on dira que ceux qui disent avoir envie d’écrire ont surtout envie d’avoir écrit. Et que ceux qui écrivent ne se posent pas la question : ils ont une idée, c’est pour cela qu’ils l’écrivent, mais ils pourraient aussi la peindre, la tourner en Super 8 ou la jouer au tuba.
J’ai bien prévenu que ce serait du simplifié.

Retour à Sèvres. Qu’ai-je appris à l’occasion de ces rencontres ? Deux choses :
1 – je peux passer huit heures dans le train sans lever le nez de mon clavier pour finir un roman ;
2 – aller de Sèvres à Viroflay en trottinette c’est possible mais c’est long et ça monte.
On ne dirait pas, mais les deux sont assez liées.

Revenons aux wannabe, cette personne jeune ou moins, qui voudrait écrire ou écrit déjà, voudrait surtout être publiée, et dont il est de bon ton de se moquer lorsque, soit on n’écrit pas (c’est plus facile), soit on est publié. Le wannabe m’intéresse, m’émeut souvent, m’agace parfois lorsqu’il a du talent et n’arrive pas à percer. J’ai l’impression, peut-être fausse, que le wannabe en arrive à un tel désespoir de ne pas être lu/reconnu/publié qu’il est prêt à sauter sur toutes les martingales qu’on lui vendra comme garantie à best-seller.

Et là, j’interviens, tel le Cabalier Vlan : cette martingale n’existe pas.
Wannabe crédule, lis ce qui suit, c’est pour toi !

J’ai lu Écriture, de Stephen King, où le maître explique comment il faut faire pour réussir comme lui. C’est bien, lisez-le, adaptez-le à votre sauce ou méprisez-le. Cela ne changera rien. Parce que je crois que le gros problème de l’écriture, ce n’est pas comment, c’est pourquoi. Le comment, on finit toujours par trouver, et puis ça se travaille. Alors que le pourquoi…

Pourquoi ai-je passé huit heures à boucler trois chapitres que personne ne m’avait demandés, alors que je n’avais pas ou mal dormi, m’étais réveillé à 4 heures du mat’ pour choper le train de Paris, et avait au moins trois livres à pleurer d’envie dans mon sac ? Pourquoi ?

Pour finir ce que j’avais commencé ? Ouais, ça le fait. Mais ça ne fait aussi que déplacer la question à : pourquoi donc avais-je commencé ?
Parce que ! La raison est propre à chacun, mais il faut en avoir une, et une bonne. Parce que j’avais une idée et qu’une idée on la creuse, sinon elle meurt. Parce que mon épouse aime lire ce que j’écris. Parce que j’adore rencontrer d’éventuels lecteurs et leur parler de ce que je viens d’écrire pour eux. Parce que j’aime aussi croiser des gens que je ne connais pas et qui me connaissent un peu parce qu’ils m’ont lu. Parce que, à mon âge, on a réussi ou raté suffisamment de trucs pour oser se lancer sans savoir, pour voir si on peut… A vous, wannabes chéris, de trouver vos parce que, pas les miens, ils sont déjà pris.
Le seul que je vous prête, c’est celui-ci : écrire pour quelqu’un. C’est toujours mieux que pour soi, ça pousse plus fort, ça regonfle quand il y en a marre. Si à « Pourquoi ? » vous répondez « Pour toi ! », vous y arriverez.

Voilà, c’est dit : demandez-vous pourquoi ou pour qui, et le comment ne sera qu’une suite logique.
Cette révélation vaut son poids de cachou. N’hésitez pas à la partager.
Ce qui me ramène à Sèvres-Viroflay en trottinette. Écrire, c’est bien, c’est fun, c’est gratifiant. Mais c’est long et c’est dur. Pour tout le monde. J’ai commencé ce deuxième épisode des aventures de Djeeb Scoriolis en juillet dernier. Je l’ai achevé hier, en arrivant du côté de la gare Mâcon-Loché-TGV.

Certains pourraient dire que cinq mois d’écriture pour un roman, ce n’est pas si long. Ils seraient loin du compte. Plus on avance, plus c’est long. Plus la masse du travail accompli augmente, et moins la masse de ce qui reste à écrire diminue. Ce n’est pas un paradoxe, c’est le principe de fatigue. Ayant écrit ce que vous avez écrit, vous savez les efforts que cela demande, et la seule idée de les transposer à ce qui reste à écrire vous anéantit. Vous êtes fatigué autant par le boulot fait que par celui à faire. Cela ne s’additionne pas : ça se multiplie. Et si vous ne savez plus pourquoi, il y a de bonnes chances que vous laissiez tomber.
Travaillez votre pourquoi. Parce que c’est long, et qu’en plus ça monte.

Sur ce, je vous prie de m’excuser d’avoir été si long. Aujourd’hui, mon pourquoi, c’était vous. Alors ça le valait.

Je tiens à remercier tous ceux qui, ce samedi à Sèvres, ont participé par leur seule présence à l’élaboration de ces considérations oiseuses sur l’écrit. Auteurs, éditeurs, amis, lecteurs, ils sont l’équipe que je trimbale toujours avec moi. Ils sont mes pourquoi de tous les jours.
Donc merci à : Joseph Alteirac, Karim Berrouka, Pierre Bordage, Stéphane Beauverger, Philippe Caza, Fabrice Colin, Nathalie Dau, Catherine Dufour, Jacques Fuentealba, Frédéric d’Omerveilles, Gaby Ferrandez, Laurent Genefort, Johan Heliot, Serge Lehman, Jean-Philippe Jaworsky, Maïa Mazaurette, Jean-Luc Rivera, André-François Ruaud, Jérôme Vincent, Karine, Jean-Loup, Peggy, Stéphane, Maxime, et les autres…

Copyright Meluzine

Sevrage

Posted in Promo par Laurent Gidon sur 10 décembre, 2009
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Ce samedi, plein de chouettes gens imaginatifs seront à Sèvres pour les 6èmes rencontres de l’imaginaire (l’affiche précise Science-Fiction et Fantasy, alors je le précise aussi).

Tant qu’à être précis, j’ajoute que je me fais un week-end sevrage à Sèvres, c’est vrai, j’y serai en vrai.

Le programme et les invitados maravelos :

Invité d’honneur : Gérard Klein

Les lieux :
Au Sel (pour les stands)
49 Grande Rue
de 10 h 30 à 18 h 30

A l’esc@le (pour les conférences)
51 Grande Rue
de 11 h à 18 h 00

Voici les thématiques des conférences :
• L’uchronie de 11 h à 12 h
Animée par Eric Henriet et Alain Grousset.
• Blade, les 40 ans d’une série de SF populaire de 14 h à 15 h
Avec Patrick Eris, Richard Nolane, Nemo Sandman et Arnaud Dalrune.
• Gérard Klein : les 40 ans de la collection « Ailleurs et Demain » de 15 h 30 à 16 h 30
Gérard Klein, invité d’honneur, est interrogé par Joseph Altairac.
• La Maison d’Ailleurs et la mise en valeur du patrimoine de la SF mondiale de 17 h à 18 h. Par son directeur Patrick Gyger.

Les auteurs invités :

Jean-Michel Archaimbault (auteur)
• Jacques Barbéri (auteur)
• Jacques Baudou (auteur, essayiste, directeur de collection)
• Stéphane Beauverger (auteur)
• Pierre Bordage (auteur)
• Anthony Boulanger (auteur)
• Céline Brenne (auteur)
• Michel Borderie (illustrateur)
• Edouard Brasey (auteur)
• Jean-Michel Calvez (auteur)
• Paul Carta (auteur)
• Philippe Caza (illustrateur, auteur de l’affiche)
• Pierre Christin (auteur)
• Fabien Clavel (auteur)
• Fabrice Colin (auteur)
• Mathieu Coudray (illustrateur)
• Philippe Curval (auteur, artiste, critique)
• Jeanne-A. Debats (auteur)
• Philippe Druillet (illustrateur)
• Catherine Dufour (auteur)
• Patrick Eris (auteur)
• Laurent Genefort (auteur)
• Laurent Gidon (auteur)
• Alain Grousset (essayiste,directeur de collection)
• Patrick Gyger (directeur de la Maison d’Ailleurs)
• Johan Héliot (auteur)
• Eric Henriet (essayiste)
• P. J. Hérault (auteur)
• Eric Hosltein (auteur)
• Jean-Philippe Jaworski (auteur)
• Gérard Klein (auteur, essayiste, directeur de collections, invité d’honneur)
• Jean-Pierre Laigle (essayiste, auteur, éditeur)
• John Lang (auteur)
• Serge Lehman (auteur)
• Colin Marchika (auteur)
• Xavier Mauméjean (auteur, directeur de collection)
• Maïa Mazaurette (auteur)
• Mézières (dessinateur)
• Sylvie Miller (auteur)
• Stéphane Mouret (auteur)
• Jean-Michel Nicollet (illustrateur)
• Richard Nolane (auteur, essayiste)
• Oksana (auteur)
• Claire Panier-Alix (auteur)
• Pierre Pevel (auteur)
• Gilbert Prou (auteur)
• André-François Ruaud (auteur, essayiste)
• Pierre Saviste (auteur)
• Jérôme Sorre (auteur)
• Kurt Steiner (auteur)
• Sire Cédric (auteur)
• Alain Sprauel (bibliographe)
• Brice Tarvel (auteur)
• Natacha Vas Deyres (essayiste)
• Philippe Ward (auteur, directeur de collection)

Les stands (21)
• ActuSF
• Association « Les Amis de Régis Messac »
• Association « BASIS » (Perry Rhodan)
• Bernard Queruel (modeleur de figurines)
• Colexia
• Éditions Argemmios
• Éditions Eons / « Galaxie »
• Éditions Griffe d’encre
• Éditions Kymera Comics
• Éditions Malpertuis
• Éditions Mille Saisons
• Éditions Pyrémonde
• Éditions Rivière Blanche
• Éditions Temps impossible
• Hoshikaze 2250
• MéluZine
• OEil Du Sphinx
• Papiers nickelés
• Présences d’Esprits (club d’amateurs de SF)
• Tribune des Amis d’Edgar Rice Burroughs
• Le Visage vert

Il y aura plusieurs Expos :

Au sel :
*Martine Fassier
*Jean-Yves Kervévan
*Jackie Paternoster

A la Bibliothèque-Médiathèque / du 3 novembre au 12 décembre 2009
Les Fées et les Enchanteurs – exposition
S’il est vrai qu’elles ne sont pas faciles à approcher, cela n’en reste pas moins possible. Il suffit de se concentrer pendant quelques minutes et de fermer les yeux. Attention ! Cela ne marche que si on le souhaite vraiment … et c’est magique !

Rétrospective des 40 ans de la collection« Ailleurs et Demain » – exposition
parue aux éditions Robert Laffont sous la direction de Gérard Klein, auteur et créateur de la collection en 1969.

Au pays des Fées le samedi 21 novembre à 16 h – veillée contes –
Avec les Conteurs de Sèvres. Tout public, entrée libre.

L’Esc@le / du 12 novembre au 12 décembre 2009
Fantasy design – exposition Mangas, Science -Fiction, Tribal, extraterrestres, vaisseaux et autres personnages sortis de l’imaginaire des jeunes de Gambetta et de l’esc@l’anim. Le tout chapeauté par Josée Rodriguez. De la mise sur papier à la transformation en PAO, vous y découvrirez des univers surprenants.

L’affiche de Caza (que vous pourrez rencontrer en vrai chez Scylla dimanche, et même déjeuner avec lui en ayant une pensée pour moi qui me boufferai un sandwich dans le TGV de retour) :

Livraison

Posted in Lecture par Laurent Gidon sur 5 décembre, 2009
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Allez, c’est bon, on arrête avec l’énervitude : guilleretisons un peu !
À l’instar de bon nombre de mes contemporains, qui se foutent joyeusement sur la gueule en famille ou claquent leurs millions à MontéCarl, j’ai mon truc à moi pour me calmer les nerfs : la lecture d’œuvres littéraires majeures. Et c’est donc bien relaxé des neurones que je vais vous parler de Petits arrangements avec l’éternité, et du Neveu du Magicien, tome 1 du Monde de Narnia.

Pourquoi ces deux-là ? Parce que je les ai lus en parallèle selon les occasions, chacun campant à un étage de ma maison à moi (qui donc en compte deux).
Et je soutiens que ce parallèle n’était pas que contingent.
La preuve ? Tout plein j’en ai, à commencer par la première phrase de chaque œuvre :
« C’est une histoire qui s’est passée il y a très longtemps, à l’époque où votre grand-père était un petit garçon. Une histoire très importante… » pour C.S. Lewis.
« 160 m2 en duplex avec terrasse, XVIème arrondissement, vue sur le bois de Boulogne. C’est chez moi pour les deux prochains mois. » pour Eric Holstein.
Je sais, le parallèle ne saute pas à l’œil, mais j’y vois une communauté de ton, ou au moins de moyens, pour une adresse directe au lecteur. Chez l’un comme chez l’autre, la sauce prend. Et si je m’y attendais d’Eric Holstein, je dois dire que dans ce domaine Lewis m’a un peu soufflé.

OK, je crois qu’en termes de correspondances entre les deux œuvres, on peut s’arrêter là.
Si, encore une : le plaisir. Et le plaisir, ce n’est pas sale, même si c’est bien fait.

Chez Holstein, c’est un plaisir Audiardesque (période Michel) qui se déguste à chaque phrase, avec son ambition zygomatique et sa formule en embuscade. Qui se déguste, je dis bien, parce qu’à la longue le soufflée peut retomber. Les chapitres sont courts : deux par jour c’est le bonheur, ne pas dépasser la dose prescrite. Après, l’histoire de vampire à sucer les émotions, je suis forcément pour (relisez Aria des Brumes), et même si la baston tire parfois à la ligne, ça sent la belle ouvrage et le fait exprès pour me plaire.

Narnia, on va dire que c’était plus dur, loin d’être gagné, surtout après la déception du film. Je l’ai commencé pour faire plaisir à mon fils tout fier que papa lise son livre de grand, et je l’ai terminé pour ma gourmandise à moi. D’accord, il y a la version narniesque de la création du monde bien cucul le béni, mais tout le reste, quelle verve, quelle vivacité, quelle légèreté dans la convocation du merveilleux. JK Rowling peut aller prendre des cours, Narnia, c’est écrit, point !

Voilà, c’est tout. Bien peu de chose dans le monde qui nous entoure, mais j’ai la faiblesse de croire que le bon temps bien pris vaut plus que le mauvais. À vous de faire…

La honte de la honte

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 3 décembre, 2009
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Malgré tout ce qu’on en dit, une seule question me taraude au sujet de Copenhague.
Nos chers dirigeants occidentaux vont-ils ajouter à la honte de n’avoir rien fait pour améliorer le sort de l’immense majorité de leurs ressortissants (ceux qui les ont élus, rappelons-le), la honte de ne trouver aucun accord pour faire face aux défis de la planète entière (qui ne leur a encore rien demandé, mais ça va venir) ?

On connaît déjà la réponse. Intérêts nationaux en bandoulière, ils vont tirer le feu roulant des objections à toute entente, à tout objectif, à toute autre décision que l’engagement de se retrouver dans 5 ans pour en parler encore.

Pourquoi ? Pas pour que leurs électeurs s’en sortent mieux, non non ! Mais bien pour que, jusqu’à la dernière minute, les possédants qui mènent le monde puissent en presser tout le jus, toute la sueur, et bourrer les poches de leurs linceuls sur mesure.

La honte s’ajoute à la honte dans ce défilé de cravates. La leur s’ajoute à la mienne, et à la vôtre aussi, pour avoir toléré, sinon appelé de nos vœux, ce pouvoir qui nous écrase dans l’illusion que nous allons continuer sans rien changer, ou si peu.

Mes enfants me regardent me débattre, économiser, gérer mon empreinte carbone au plus juste, alors que les couloirs aériens nous survolent, que les hélicoptères et les avions militaires s’entraînent dans nos montagnes pour garantir notre sécurité de nantis, que les bouchons puants sur notre route empêchent les cohortes d’employés nécessiteux d’aller faire tourner les usines à croissance.

Et demain ? Rien de nouveau : la honte.

Un crépuscule, c’est beau si on est sûr que le soleil se lève demain.


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