Comme ça s'écrit…


Vos avis sur Aria (clap clap clap, troisième)

Posted in Promo par Laurent Gidon sur 31 mars, 2008
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Commençons par une citation, ça pose toujours. Et une de Claude Ecken encore, ce qui va envoyer ce blog dans les sphères très hautes de l’intelligence et de la sensibilité (merci Claude, c’est à vous que ce début de billet rend hommage). Donc :

« Aujourd’hui, on ne peut bien parler du présent qu’au futur. » Claude Ecken (je vous l’ai déjà dit)

Bon, en dehors du fait qu’Aria des Brumes est écrit au présent, cette formule de M. Ecken m’est immédiatement venue à l’esprit lorsque j’ai lu la critique de Karine, alias Lhisbei, sur le blog du Répertoire de la Science-Fiction. En effet, lorsque Lhisbei écrit :

Aria des Brumes ouvre des perspectives de réflexion, de spéculation sur des futurs possibles, des choix de société.

J’ai l’impression toute frémissante d’avoir scrupuleusement obéi à Claude Ecken. Voilà, sans fard, tel quel, comme je vous le dis. En même temps, je n’ai pas fait exprès. Comme il m’est déjà arrivé de le dire, en bossant sur Aria je ne pensais qu’à l’histoire. Après, que certaines idées sur la vie, l’univers et tout le reste se soient glissées dans le manuscrit, c’est absolument à l’insu de mon plein gré (autre citation cyclique).

Ceci dit, la critique, ou plutôt l’avis de Lhisbei (puisque elle-même se refuse le statut de critique) m’est allé droit au cœur. Je vous laisse lire.

Juste une chose encore : cette critique, je suis allé la chercher. En me baladant sur les blogs, en laissant des messages, en osant.
Oui, on peut oser, amis auteurs (ou futurs auteurs). On peut faire fi de son «quant à soi» et se dire : mon bouquin, là, avec tout ce que j’y ai mis, défauts compris, j’aimerais que cette personne le lise et dise ce qu’elle en pense, bien ou mal. Et tant pis pour l’image, la modestie, ce que pensent ceux qui pensent que vous en faites trop. Quand un éditeur a pris le risque de publier votre livre avec ses sous (ouais Marco et Yann, je sais, il y a débat là-dessus aussi), en faire trop ce n’est pas encore assez. Alors on se colle la timidité dans la poche avec son mouchoir dessus, et on y va. En faisant confiance à la personne pour faire une critique honnête, sans laisser interférer la relation qu’on a commencée à tisser avec elle.

Voilà. Conclusion : merci Karine/Lhisbei.

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Mais que je suis donc djeuns !

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 29 mars, 2008
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Sur les conseils avisés de Blandine Longre (ai-je été bien avisé de les suivre ? on verra…), je me suis penché sur le cas Myspace. Autant vous dire tout de suite que je ne me suis pas encore relevé. On a beau faire on a beau dire, quand on a passé l’âge il ne revient pas (Ha Ha).
Traduction : je n’y comprends rien de rien.
À quoi ça sert, ce truc ? Je tape myspace dans google, et je vois une page avec des tas de petites images et un cadre avec « Myspace pour tous » en gros, et « Crée ton propre espace et montre aux autres qui tu es. »

Honnêtement, sans vouloir dire du mal de mon nombril, je ne vois pas l’intérêt. Enfin si : créer de l’espace, je veux bien. Je ne sais pas ce que j’en ferais, mais c’est le seul truc qui me paraisse vraiment luxe de nos jours, la place… Ça et les amis qui passent dans mon espace où il y a toujours de la place, n’est-ce pas ? Alors créons de l’espace, on pourra toujours y ranger des trucs (c’est fou ce que ça prend comme place les skis, les planches à voile, les vélos, les cordes et les crampons…). Sauf que de l’espace, j’en ai déjà, et juste assez si vous m’en croyez mignonne, surtout les jours de serpillière ou de carreaux.
Quant aux amis, on en a jamais troooop (bango !). Mais des vrais, des qui respirent le même air que moi, laissent des traces sur le lino, du chaud dans le canapé et travaillent à voir venir le fond des bouteilles.
Parce que Myspace me propose de créer mon propre réseau d’amis. Propre comme « à moi tout seul » ? Les beaux amis que voilà, propriété privée de moi, réseau fermé, même pas sous creative commons…
Je galèje, on s’en doute. Et je ne suis sans doute pas le premier béotien à poil dur qui enfile des perles sur le concept Myspace. N’empêche que, tout vilain communicant que je sois, je trouve qu’un service qui ne dit pas plus clairement ce qu’il propose n’aura certainement aucun succès…
Ah… c’est trop tard ? Déjà un succès planétaire ? J’ai peut-être juste raté le train…
Bon, passons le cerbère de la page d’accueil pour plonger dans la page « Informations ».
Et là, j’ai beau faire mon djeuns à deux balles net, c’est cata et strophique main dans la main jusqu’au jugement dernier. Car au lieu de m’informer, on me balance une FAQ à faire fuir Freddy Kruger et la cassette de Ring.
Jugez plutôt :

1.          Comment supprimer le profil de mon enfant de MySpace ?
2.        Comment supprimer le faux profil d’un enseignant/membre de faculté ?
3.        Je pense qu’un utilisateur a corrompu mon compte : je ne parviens pas à me connecter et les choses semblent avoir changé !
4.        Comment rendre mon profil privé ?
5.        MySpace est-il gratuit ?

Avouez que ça fait peur. Comme si on vous vendait une voiture (alors que ça n’existe pas encore, ou en tout cas vous ne savez pas à quoi ça sert) en vous informant sur comment éviter de vous faire arnaquer au péage, comment ne pas vous faire voler votre autoradio, comment changer une roue crevée et comment empêcher que vos gosses se tirent en week-end avec la vôtre (de tire). En terme marketing, c’est pas seulement nul : ça relève du pénal. Franchement, je ne lui prédis pas une carrière mirifique, à ce Myspace…
Ah… trop tard ? Bon.

Allez, je vous la fais courte. Vous me reconnaissez, j’ose tout. Je clique donc sur « Inscription » et tombe sur un formulaire qui m’enjoint de rejoindre Myspace ici !
Après des tas de questions indiscrètes sur mon nom, mon prénom, mon âge et ma région, on me prévient que je dois lire les conditions d’utilisations, où j’apprends que

3.   Tarifs. Vous acceptez que MySpace se réserve la possibilité de facturer des redevances pour toute partie des Services MySpace et de modifier ses tarifs (le cas échéant) de temps à autre, à sa discrétion.

Ce qui vaut réponse au point 5 de la FAQ (voir plus haut). Mais vous le savez, vous êtes tous chez Myspace depuis lurette qu’elle est belle, et donc vous vous en secouez le gras, comme moi.

Ensuite, on me demande une photo, puis d’inviter mes amis… Je n’aime pas déranger les gens pour rien, surtout mes amis. Donc ne vous étonnez pas de ne rien recevoir : c’est normal, passez plutôt à la maison, tout le monde sera content de vous voir.

Voilà, c’est fait… je suis sur Myspace maintenant. Ça le fait grave, non ?

Bon, heureusement que Blandine m’a promis de m’aider à peaufiner un profil un peu plus classe, parce que là… comment que je fais pas djeuns, c’en est pitié.

Ceci dit, un truc qui sert juste à rencontrer des gens qui pensent comme vous et font les mêmes trucs que vous, c’est over flippant (djeuns ?). Je préfère les autres, qui font et pensent pas pareil. Ils ne sont pas toujours de tout repos, mais y a de l’aspérité, du grain à moudre, de la discuss jusqu’à point d’heure sur tout et rien qui vont si bien ensemble, marions-les. Sur Myspace (ou Yourspace, on verra) ça va être dur… Encore que…

J’ai vu le profil du Capitaine du Navire. Faut reconnaître, elle n’est pas la dernière pour la déconne, et ça se sent, même de profil. Sauf que je préfère l’avoir en face, na !

Ça verse à pleut !

Je vous avais laissés tout pétris d’allégresse par les commentaires de Blandine Longre sur mon Aria à moi. Une gloire ne tombant jamais seule (entendez-vous le drapé froufroutant de la chute de gloire tout autour de votre auteur chéri), voici que le téléphone sonne et me saisit en pleine rédaction d’un futur billet.
On me siffle et je décroche (n’en déplaise à Cocteau ou Guitry, je ne sais plus).

Moi : Allôôô (classique)
Lui : Bonjour, vous êtes bien Don Lorenjy ? (léger accès belge)
Moi : Heuuu… Ouiiiii… (ça dépasse les 7000 tours entre mes hémisphères : suis-je bien Don Lo, ou seulement le véhicule corporel d’une hypothèse qui pourrait s’appeler ainsi).
Lui : Je suis Benoît Anciaux, du magazine Ado-Livres, en Belgique. (lui au moins est sûr d’être qui il est) Une de nos collaboratrices a lu votre livre…
Moi : Ah… elle a aimé ? (ce doute qui me taraude…)
Lui : Elle a adoré, et elle veut vous interviewer… C’est possible ?

Alors Benoît, sachez que vous pourrez toujours interrompre ma rédaction bloguesque pour m’annoncer de telles nouvelles et me poser de telles questions.

Sachez aussi que j’accepte l’interview avec une joie non dissimulée quoique teintée d’angoisse (pas de bêtises… ne pas dire de bêtises !).

Sachez enfin que plus jamais je ne m’abaisserai à raconter d’histoires belges.

Tenez, juste une dernière : savez-vous comment un français se suicide ? (ici, placer un geste de la main formant un pistolet qui tire vingt bons centimètres au-dessus de votre tête) Comme ça, en plein dans son complexe de supériorité…

Une info encore : c’est le magazine Ado Livres qui a permis aux Virus de L’ombre d’Hicham Charif (chez Le Navire en Pleine Ville, bien sûr) d’être sélectionné pour le prix Farniente 2008. Ah oui, tiens, Hicham a remporté ce prix (qui récompense le livre préféré des lycéens belges) dans la catégorie Une Basket (à quand la paire ?). Bravo Hicham et vive le Navire !

Vos avis sur Aria (deuxième clap)

Posted in Lecture par Laurent Gidon sur 25 mars, 2008
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Il y a quelqu’un, à qui le Navire avait adressé un exemplaire d’Aria des Brumes personnellement dédicacé par mes soins attentifs, quelqu’un qui avait publiquement mis le livre dans ses lectures à venir, quelqu’un dont je redoutais le jugement parce que, ma foi, c’est une personne dont je respecte aussi bien les engagements que la précision dans la critique. Ce quelqu’un c’est Blandine Longre qui nous fait l’honneur de passer de temps en temps sur ce blog.

Je vous la fais courte : fini la redoutation, l’article de Blandine sur Aria des Brumes est paru dans Sitartmag, le tout bon tout beau magazine culturel en ligne. Sous le titre Philo-fiction en plus. Un nouveau genre, ou alors je n’étais pas au courant, mais qui me va bien parce que le label Science-Fiction colle à ce livre comme un badge peace and love au blindage de Dobelyou.

C’est vrai, je l’avoue, question science je n’ai pas dépassé le stade primaire, pour ne pas dire primate. Question philo aussi, d’ailleurs, ce qui ne m’empêche pas de me poser des questions (même si les réponses font rigoler mes potes, mais ce sont mes potes, ils peuvent). Après, que j’ai pris ces questions pour en faire tout un roman, et que Blandine Longre l’ai lu et commenté, c’est une autre histoire qu’elle est belle.

Sachant que vous allez courir tout bavant lire la critique là où elle se trouve, je ne résiste pas au plaisir de vous en glisser les bonnes lignes dans une vaine tentative doublonnatoire (parler deux fois de moi, est-ce en parler deux fois mieux ?). Donc, après avoir magistralement résumé l’histoire sans rien dévoiler de dommageable au plaisir futur d’un éventuel lecteur – il faudra d’ailleurs que je m’arrête un jour sur ce talent qu’ont certains critiques de ne pas reprendre texto la quatrième de couverture pour présenter une vision personnelle du livre qui ne crame rien de l’intrigue – Blandine se lance :

Carl est un « héros » déstabilisant auquel on ne s’attache pas vraiment, malgré son rôle important dans l’intrigue – car qu’est-il véritablement ? Homme ou machine ? Un hybride, assurément, que l’on a du mal à voir comme un être humain…

Donc je note pour une prochaine fois : rendre le héros plus attachant. Blague à part, c’est utile. J’avais tellement voulu éviter le « premier roman qui ne parvient pas à se défaire de l’autobiographie » que j’ai peut-être trop désincarné le héros, pour être sûr que ce ne soit pas moi. Le trop étant l’ennemi du pas mal, j’aurais pu mieux faire. D’autant que…

… son évolution est certes au cœur du récit – qui se fait alors roman d’apprentissage), mais c’est d’autres qu’on apprécie davantage, les habitants de cette planète presque harmonieuse (ou qui tend à l’être) : Shepher, Loubiane (la fermière télépathe) ou encore Ston’Faro, fidèle en amitié.

Voilà. Si je peux rendre les sidekicks sympas ou au moins intéressants, pourquoi ne pas mieux bosser sur le héros, hein ? C’est noté.

Autre point faible, né d’une recherche de cohérence, certains passages sur des personnages mornes et chiants sont… mornes et chiants. La preuve, tel que dit gentiment pas Blandine :

On s’amuse aussi de l’indécision et de la passivité de ceux qui sont accoutumés à tempérer leurs émotions (furets obligent !), ce qui donne lieu à quelques scènes de débats démocratiques (où chacun a droit à la parole) qui virent parfois au ressassement et aux tergiversations de toutes sortes…

OK… Il ne fallait pas les inventer comme ça (après tout, rien ne m’y obligeait), ou alors ne pas rendre compte de tous leurs atermoiements. Enfin… si je veux tenir intégralement compte de l’avis de Blandine, parce que je me souviens m’être bien amusé sur ces scènes proches du ridicule, où des êtres aux pouvoirs étonnants sont bloqués par leur incapacité à se penser en « acteurs ». Nuancer, peut-être, ou au moins élaguer… Merci Blandine.

Et pour finir, ce qui m’a fait encore plus plaisir :

Un premier roman réussi, inventif, qui nous en dit long sur les pulsions humaines et la résilience de la psyché.

Yep ! C’est agréable, non ?

Si d’autres que Blandine ont des avis, n’hésitez pas. On prend tout, même les lynchages. J’ai lu sur un forum qu’Aria n’avait aucune originalité et qu’on s’ennuyait ferme en le lisant. Je le répète ici juste pour rappeler que je ne prétends pas au chef-d’œuvre planétaire. Juste de la Philo-Fiction (copyright Blandine Longre), honnêtement troussée, avec une certaine marge de progression pour le suivant (qui progresse lui aussi). A bientôt.

Racontons-nous des histoires !

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 20 mars, 2008
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Il y a, quelque part, je ne sais où mais à cet instant précis, quelqu’un qui souffre dans sa chair des coups (ou électricité, water boarding, injection, arrachages, introductions diverses, rayez les mentions utiles) d’un autre être humain son semblable. A chaque seconde, et en disposant d’assez d’oreille interne, vous pouvez entendre ses hurlements désespérés. Si vous arrivez à vivre normalement en gardant cette idée et ces cris présents à l’esprit, vous êtes plus fort que moi. Alors il faut oublier, et se rouler dans l’odorant champ fleuri de notre bonheur sans fin. Mais oubli n’est pas absence. Croyez-moi : une fois installée en vous la souffrance de l’autre ne s’oublie jamais complètement. On la masque, on l’écarte, mais elle reste tapie dans son irréductible carré de conscience. Par bêtise ou par gourmandise morbide, on peut venir lever le voile et contempler l’horreur. Mais il se lève aussi tout seul, souvent aux heures creuses de l’avant sommeil, quand il ne reste plus rien du déguisement quotidien de petits soucis, petits projets, petites envies… Là, l’horreur de la douleur de l’un voulue par l’autre frappe et ne lâche plus. Que faire ?

C’est à ce passage précis que l’honnêteté commande à l’auteur d’avouer mon incompétence crasse en matière de philosophie. Oui, amis du beau verbe et du gai calembour, cette introduction poisseuse ne visait qu’à poser le problème. Pour sa solution, demandez à Freud ou à tout autre qui n’est jamais là quand… Mais je persiste : je n’y connais rien et aucune vérité ne sortira de ces lignes, même si je leur collais les électrodes. Alors pourquoi ?

Parce que je me demande ce qui fait le succès d’œuvres (soyons larges : films, livres, BD, spectacles, sentez-vous tous invités dans ce billet) décrivant par le menu des sévices dont nous n’imaginerions même pas vouloir être le témoin, ne serait-ce qu’indirect – et je ne parle pas de les subir. Quelle jouissance y a-t-il à effleurer ainsi l’horreur pure ou cradingue, sans même être sûr que le méchant va payer à la fin (dirty end) ? N’importe quel psychologue de comptoir va me tousser des mots techniques avec ses 5 potes (pauvres catarrheux, ils s’y mettent à six) qui expliquent tout. Yeeeees ! On sait : on en a besoin pour supporter ce pour quoi on ne peut rien (je résume). Mais n’aurait-on pas plutôt besoin que tout cela cesse ? Plutôt que de trouver des moyens détournés pour supporter, je veux dire…

Alors changeons d’angle : pourquoi un auteur qui sait dans quelle encre tremper sa plume et dans quel dico pêcher ses mots – un bon technicien, quoi – se sent-il d’aligner des pages de meurtres sanglants, d’arnaques tordues, de guerres vicieuses et de viols itou ? À part le fait que ça se vende, au moment de l’écrire ça doit être dur pour le gars, non ? En plus, demeure toujours en lui (l’auteur) cette idée affreuse que ce meurtre, cette torture, cette ignominie fondatrice de son roman (de son scénar, de sa BD… voire de son musée, oui, rappelez-vous, le musée des tortures, aux Halles, à Paris, avec même l’odeur de la chair brûlée), ont peut-être déjà été décrites ailleurs. Aaargh ! doit-il se dire, le soir après le soufflé de chandelle, non seulement c’est moche ce que j’écris, mais en plus c’est du déjà lu… Alors pourquoi, hein ? Pourquoi n’invente-t-il pas de belles histoires d’amour, qui même si elle sont déjà lues feront au moins rêver de bisous là et de frissons ici, plutôt que de charcutage d’orteils à la lampe à souder.

Je ne sais pas, je vous l’ai dit au début. D’autant que moi-même, aussi fier sois-je de mon roman sans haine ni violence, je me surprends parfois à écrire des horreurs. Ça me prend comme ça, sans colère particulière. Un vrai défouloir (de tout ce que je voudrais faire dans la vraie vie ? Mickey m’en préserve !) sans frein ni retenue – ce qui redonde et superféte un max. J’ai ainsi martelé le visage d’une femme à coup de fer à repasser, flingué un pauvre italo-américain au lendemain des obsèques de sa mère, réduit toute une armée de fantasy en chair à pâté, et même achevé l’humanité dans un massacre dégoulinant de religiosité… et je n’en suis pas plus fier. Suis-je méchant ?
Je suis sûr que Stephen King ne ferait pas de mal à une mouche, que Jonathan Littel est particulièrement bienveillant, qu’aucune des 1275 âmes de Jim Thompson n’est noire, et ainsi de suite. Pourtant, devenir auteur semble devoir commencer par une bonne descente à la cave, avec une pioche pour creuser un peu plus profond dans le sombre.

Mais je me demande encore : quelle genre de vie on s’invente, à se raconter de telles histoires ?

Combien sommes-nous ?

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 15 mars, 2008
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Personne n’est sûr du dernier décompte, et puis ça augmente tout le temps. Il paraît que de toute façon il sera possible de nourrir jusqu’à douze milliards de nos semblables. Vu qu’il est déjà impossible – là, quelqu’un va m’expliquer que si, bien sûr c’est possible, mais que c’est l’homme qui n’arrive pas à s’organiser pour… alors je répondrai que si l’homme n’y arrive pas, je ne vois pas qui va s’en charger pour nous – déjà impossible donc, de faire manger à leur faim une bonne partie de nos contemporains, on comprendra ma dubitativité©.

En fait, je me posais la question du nombre dans un cadre plus restreint. Combien sommes-nous à partager un peu le même air, la même Terre, et surtout les mêmes idées au sujet de cet air et de cette Terre à partager (ou des idées proches, faut pas charrier) ? Boarf… un certain nombre. En fait, s’agit-il vraiment de quantité, ou devrais-je plutôt aborder le sujet sous l’angle de la qualité ?

Oui, ami lecteur, tu fais preuve d’une certaine qualité en n’inondant pas ce blog de commentaires aussi inconvenants que déplacés, à l’instar de certains qui sévissaient chez Irène alors qu’ils auraient bien assez de monde à qui pourrir la vie dans leur propre foyer – ah, ils n’ont pas de foyer, personne n’accepte de partager leur minable existence ? Alors disons botter le cul de leur chien ou gripper la roue de leur hamster, enfin passer leurs nerfs sur du local à leur mesure, quoi… Mais je m’égare. Vous n’êtes pas de ceux-ci, et je vous en remercie, ce qui vous la fait belle, mais quand même c’est sympa…

Bref, il n’aura échappé à personne qu’Aria des Brumes (tiens ? on parle d’un livre ? bizarre…) se contente d’être une aventure sans haine ni violence. Je me demandais alors combien donc de lecteurs une telle histoire peut bien intéresser, à notre époque de meurtres sordides Expertisés en praïme taïme. Attention, Capitaine, je ne demande pas les chiffres des ventes, c’est une question hypothétique, voire rhétorique (encore que je ne sois pas bien sûr de ce que rhétorique veut dire).

Combien sommes-nous à penser que la vie vaut d’être vécue sans forcément gâcher celle de son voisin ? Combien à dire que «toujours plus !» ne sonnera jamais aussi doux que «un peu mieux» ? Combien à croire que l’on peut toujours croire ce qu’on veut, mais que ça n’implique pas d’obliger les autres à croire ce qu’on croit (enfin, je crois…) ? Combien à lever le pied de temps en temps, pour se dire que untel qui, là tout de suite, commence à me trotter sévère sur le haricot, ne mérite pas forcément que je lui défonce la courge, même métaphoriquement ? Combien à foncer vers la mort sans s’imaginer que le chemin sera plus long ou plus large si l’on raccourcit ou étroitise celui des autres ? Bref, combien à respecter suffisamment ce qui nous est donné pour respecter aussi ce qui est donné aux autres (lesquels autres nous sont donnés aussi : essayez donc de vivre sans eux, vous verrez). Combien, hein ? Eh bien si on me demandais à moi, je répondrais «pas beaucoup, et encore, pas tout le temps.» Ce qui fait finalement assez peu et explique pas mal de choses, vu le soupier dans lequel on est tous, à des titres divers, mais collectivement je vous garantie que ça pue.

Pour revenir à des considérations plus littéraires, ce questionnement assez oiseux et pas nouveau pour deux cents est le thème du livre que j’écris en ce moment. Comme pour Aria, le fond est contenu dans la première phrase du chapitre 1. Je vous rappelle celle d’Aria : «La réalité est ambiguë.» Incontestable, non ? Si ! Ensuite, j’ai mis quelques trois cents pages à le démontrer. L’énoncé du livre en cours sera du même tonneau : «Personne n’est seul.» Vous noterez la similitude de construction (parataxe de rigueur, comme dirait Marco). Pas la peine d’en faire plus dès l’exposition, c’est le développement qui compte. Personne n’est seul…
(les trois petits points, c’est juste pour dire que je n’ai pas encore fini ma démonstration, mais j’en suis au chapitre 13, ça avance, merci)
Autant j’avais dédié Aria à mon épouse (la « pionnière des Brumes », c’est elle), autant je crois que le dédicataire du suivant (oui, nom de code « le suivant » : vous ne croyez quand même pas que je vais vous lâcher le titre dès maintenant) sera mon père. Qui a tout réussi dans sa vie, même son suicide, sans jamais me laisser vraiment seul. Ça sonnera comme « À mon père, et à sa dernière victoire ! »
Papa, au bout du compte, est-ce qu’on est seul, ou finit-on enfin par se rejoindre ?

Voilà. J’ai fait exprès de ne pas prévenir au début que ce billet ne serait pas drôle et qu’en plus il dégoulinerait d’une philosophie de bistrot propre à faire fuir les plus indulgents d’entre vous. Vous êtes au bout de vos peines. Combien êtes-vous ?

J’ai un voisin qui a un Oscar !

Posted in Lecture par Laurent Gidon sur 11 mars, 2008
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Bon, ce n’est pas vraiment un voisin, juste un gars du coin qui a son nom sur des enseignes de magasins à la Clusaz, là où je vais faire des traces dangereuses quand la neige est tombée.

Mais quand même, il fait de la pub, écrit des livres… et a gagné un Oscar (donc ce n’est pas moi, c’est Philippe Pollet-Villard)… ça rapproche.
Dans l’interview qu’offre de lui Culture Café, il dit des trucs intéressants sur la supposée « souffrance de l’écrivain ».

Culture Café : Est-ce difficile d’écrire ?
Philippe Pollet-Villard : Si cela l’était, je ne le ferais pas ! Je suis venu tardivement à l’écriture, personne ne m’y obligeait, même pas moi-même ! Et puis, en outre, je n’y crois pas à cette idée de souffrance dans l’écriture. Je pense que si les gens souffraient vraiment, ils n’écriraient pas. On aime peut-être l’idée de souffrir, mais la véritable souffrance empêche de réitérer l’expérience.

Vous savez quoi ? Je trouve qu’il a raison. Mais pour avoir l’air sérieux, il veut mieux ne pas dire qu’on écrit pour le plaisir. Alors qu’exprimer une souffrance, écrire parce que ça fait mal, dire qu’on est obligé sinon c’est trop dur, ça c’est classe. Et ça passe bien à la télé.

Sauf que, comme dit Pollet, si c’était dur comme certains le racontent, je leur laisserais tout le boulot au lieu de me faire du mal à encombrer avec ma propre production.
Vous le savez déjà, perso, je m’éclate à scribouiller. De tout, nouvelles, pages de blog, plaquette institutionnelle de grande enseigne du store (ouais, ça aussi, correctement torché ça peut être plaisant) et second roman bien sûr. Sauf que là, je bloque sur le chapitre 12… et c’est pas avec onze chapitres et demi que je vais ramener un Oscar. Pourtant, j’ai planté un vache de décor, monté une grosse arnaque avec plein de ficelles pas si grosses, délicatement posé mes personnages dans une mouise planétaire… et puis non, j’arrive plus.
C’est pas une question d’imagination (je sais comment les sortir de là, c’est moi qui les y ai mis, quand même !), même pas un coup de flemme (qui frappe toujours deux fois), plutôt l’angoisse de la page pleine. En gros, je sais ce qui va se passer dans les quatre ou cinq derniers chapitres, et c’est gluant à écrire. Tout est déjà résolu dans ma tête, pas besoin d’en faire 150 pages. J’ai les pattes qui collent au clavier, je tergiverse, je détourne, je blogue aussi un peu… Vous feriez quoi, vous ?

On rembobine

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 10 mars, 2008

En (petite) forme de réponse au billet précédent, et en raison de l’afflux de visites dû à la citation de l’auteur de ce blog parmi les membres de la conférence de Léo Scheer, il convient séance tenante de proposer un plan d’accès aux épisodes les plus épatibluffants de ce qui, sans eux (les épisodes), ne serait qu’une bête opération de promotion (buzz buzz) d’un roman de SF « que tout le monde peut lire, même ceux qui n’aiment pas la SF ». Même les peluches de mes kids le disent et le redisent

Alors, qu’est-ce qui vous cachouille le plus la curiosité (de cachoullier : lécher dans le sens du poil) ? De quoi ça parle, comment ça s’écrit, ou les 12 leçons pratiques pour trouver un éditeur à coup sûr (parce qu’un éditeur de coups foireux on évitera, mais ça prend plus de 12 leçons) ?

Aujourd’hui, et pour ne froisser personne, on va se limiter à comment ça s’écrit. Et même à « comment je l’ai écrit », version jivarisée du sujet, mais la seule que je maîtrise à peu près. Donc, voici voilà, vous n’avez qu’à cliquer sur les liens, vous connaissez le topo, et les ceusses qui ont déjà tout lu, faites autre chose.

Le mieux sera de commencer par le début, en remontant au premier billet intitulé « Pas encore Aria des Brumes« , et qui bien que trompeur dans son titre vous expliquera comment tout cela commença (enfin, l’aventure d’Aria des Brumes, sinon j’aurais titré « Pas encore le Big Bang » et ça n’aurait pas remonté à octobre 2005). Une fois rendus, tapez-vous les billets suivants, histoire de savoir pourquoi il « Faut que ça reparte« , ce qui fait passer « des Brumes et des ombres, comment « demain sera toujours demain » et ainsi de suite… jusqu’à « ça parle de quoi donc« , qui mérite bien son titre. Vous aurez une petite idée de comment on peut écrire un petit roman sans autre prétention que de faire plaisir à son épouse et se prendre pour Dieu.

Sautez ensuite les considérations oiseuses sur la quête d’un éditeur, sachez juste que le mien est un Navire en Pleine Ville, et voilà. En parcourant « première notes en lignes » vous aurez un extrait du prologue (pour voir comment c’est écrit plutôt que comment ça s’écrit), ainsi que la première citation des blogs de léo et de marco. Sautons encore quelques billets sur l’utilité de tout cela (et donc inutiles, les billets) pour retomber sur le grave problème du pseudo en écriture. Vous voyez qu’on n’a pas encore brisé le fémur d’un canard trijambiste.

Un petit article sur « Thierry Magnier et la loi de 49 » vous donnera une idée de ce qu’il ne faut pas faire pour devenir riche et célèbre (soit écrire de la SF pour les jeunes et moins jeunes). Séance de rattrapage après les Fêtes et les voeux de rigueur avec « venez pas me gratter sous le genre » où je m’improvise critique littéraire, ce qui n’est pas pire que de vendre des enfants sur les marchés du tiers monde, mais presque. Mais c’est vraiment avec « c’est comme ça pis c’est tout » que nous retrouvons enfin les lumineux conseils nimbés d’autodérision que tout wannabe bien né recherche sur ce blog. N’hésitons pas plus longtemps, et sautons sur « auto-bluff » pour s’esbaudir en bonne compagnie de cet illustre inconnu qui donne des conseils à la manière d’un Stephen King sous casquette : moi-même. Incroyable ?! Ben, si…

Voilà, il n’y a guère plus que « et maintenant » qui vous explique quoi faire pour rester un auteur même après avoir publié un roman (ce qui n’a de paradoxal que le paradoxe). Tout le reste n’est que promo assumée et relation panégyrique de ce que je fis entre dédicaces en hypermarché et interview radiophonique. Il faut dire à ma décharge que ce blog avait pour unique fonction de soutenir l’intérêt de lecteurs potentiels jusqu’à la sortie du livre… Il a fallu trouver de quoi remplir.

En revanche, je me demande pourquoi je continue. Si je comptais vous en dire plus sur comment écrire un second roman, il faudrait que j’écrive un second roman. Ben tiens…

Celui-là, c’est le premier. Pourvu qu’il ne m’arrive pas la mésaventure de Ron

La clampougnette est formelle…

Hier il m’a été donné de vivre une expérience troublante et je ne résiste pas au plaisir de vous la narrer (en même temps, vous ne pouvez pas m’en empêcher), d’autant qu’il en sortira peut-être une de ces pensées profondes quoiqu’à longue portée dont j’ai le secret (pouf, pouf !). Mais foin de préambule, l’expérience !

Je me suis enregistré un film. Pas moyen de me souvenir du titre, et en plus ça n’a rien à voir, passons.
Donc, et pour être plus précis, j’ai programmé l’enregistrement d’un film, et malgré mon génie aussi légendaire qu’universel, notamment en ce qui concerne l’usage de toutes ces petites choses modernes qui nous empoisonnent l’existence au lieu de la rendre encore plus belle que nos rêves si l’on en croit la pub, malgré donc mon génie de la communication avec cette pure offusquerie d’enregistreur à disque dur, je me suis planté dans l’horaire. De combien, je ne sais pas, mais en tous cas l’enregistrement commençait après le générique (ce qui n’a rien d’une formulation d’excuses détournées pour avoir oublié le titre, puisqu’on s’en fout, je vous le répète).

C’est là que l’expérience proprement dite débute. Je voyais des personnages d’une profondeur troublante se débattre dans des situations tordues dont les tenants et aboutissants s’éclairaient peu à peu, mais pas tous. Certains se connaissaient, voire s’aimaient, d’autres se découvraient, d’autres se haïssaient cordialement et se présentaient bonne figure. Mais d’où venait donc le trouble et la profondeur nés de ces personnages fictifs ? Du fait qu’ils avaient un passé. Que je ne connaissais pas. Mais j’étais incapable de différencier leur passé connu du spectateur lambda qui aurait vu le début du film, de leur passé caché qui se découvre selon le bon vouloir du scénariste. Vous allez dire que la différence est subtile et que j’entame les mouches par la rondelle, mais quand même, c’était une sacrée expérience, et sacrément troublante. Parce que, chaque fois qu’une part de passé se révélait au détour d’une conversation, je ne savais pas si j’étais censé être au courant, ou pas. Comme si, spectateur d’une pièce de boulevard, vous sortiez pisser et reveniez au moment où le mari découvre l’amant dans le placard. Tout le monde éclate de rire, mais vous-même ne savez pas s’il convient d’être surpris de voir l’amant ici (puisque vous ne l’avez pas vu entrer et ignorez si les autres l’ont vu) ou de s’esbaudire du cocu révélé à lui-même.

Vous commencez à nous connaître, mon nombril et moi : je n’ai pas pu m’empêcher (et vous non plus) de rattacher cette expérience confusante avec le boulot d’écriveur.
Que faut-il dire au lecteur de ce qui précède l’histoire ? Et comment doit-il le découvrir ? Je me rappelle avoir lu un roman qui détaillait les détails (ouais, je sais, répétition !) d’un futur proche à chaque itération de l’expression d’un de ces détails. Comme si un auteur du XIXème nous livrait un précis du système financier international chaque fois qu’un de ses personnages retire des sous au distributeur (qu’il aurait imaginé, puisque c’est un auteur de SF du XIXème particulièrement clairvoyant). Au bout d’un moment, ça lasse.
D’un autre côté, vaut-il mieux laisser le lecteur dans le noir, éclairé uniquement par la chandelle vacillante d’un fait isolé (genre « Il sortit sa clampougnette et consulta l’écran spectral, rassuré de ce qu’il y lisait » sans expliquer ce qu’est une clampougnette, ni le niveau de développement du réseau intergalactique qui a permis l’invention de la clampougnette, et encore moins l’avancée spectaculaire qu’à représenté l’écran spectral pour découvrir l’heure et le lieu de sa propre mort).

Voilà où j’en suis. Faut-il rembobiner le livre jusqu’au générique pour le confort du lecteur, ou le laisser vivre quelques expériences troublantes qui le font s’interroger sur l’éventualité d’un tome 0 préalable à l’ouvrage qu’il a entre les mains ? C’est une question, à laquelle je n’attends pas vraiment de réponse, mais si vous pouviez m’éclairer de vos avis ce serait sympa. Merci.

D’autre part, si vous aviez l’ambition d’utiliser correctement les quelques minutes qui viennent (et qui ne sont pas celle qui précèdent votre mort, je vous rassure, ma clampougnette est formelle), n’hésitez pas à en gaspiller quelques-unes sur le site des Histoires Sans Fin où vous pourrez lire des tas de trucs intéressants sur des tas d’éditeurs, des tas d’auteurs, des tas de bouquins, et pas une ligne sur Aria des Brumes, ce qui reposera tout le monde. Enfin, pour le moment…

On air !

Posted in Promo par Laurent Gidon sur 2 mars, 2008

Ce demain lundi, la très attendue interview du très tempestif Don Lorenjy (l’intempestivité, je suis contre !), auteur du totalement indispensaire Aria des Brumes (joli roman SF bien titré puisqu’il y a Aria dedans, et du brouillard aussi parfois) sera multidifusée (parce que cinq c’est mieux qu’une, comme dis ma main droite) sur l’extrêmement sommitale Radio Semnoz (91.5 sur Annecy, 97.9 si vous êtes plutôt du côté de Rumilly, mais ça porte sur cette fréquence jusqu’à la Balme de Sillingy, parce que la Mandalaz fait un peu écran et masque le Semnoz) aux horaires suivants : 7h20 , 12h15 , 18h15 et 23h25 (ce qui ne fait que 4, mais je dis Pouce !).

Avis donc à ceux qui ont de grandes antennes ou qui sont du coin (ça marche aussi), ils pourront entendre ma douce voix – et celle de l’encore plus douce Virginia – dire du bien d’Aria et déclamer (entre autres âneries) un extrait du prologue. Oui, je lis un extrait, et à la radio en plus ! Ce qui me permet de conclure : lundi, c’est radio lit !

Et bonne semaine à tous, merci de votre attention, à vous les studios…


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