Comme ça s'écrit…


Tiens, j’y pense…

Posted in Promo par Laurent Gidon sur 29 octobre, 2008

Puisque Léo Scheer a eu la gentillesse d’inscrire la titre « Aria des Brumes » parmi la foultitude proposée aux votes des votants pour les Prix @ « B », je me suis dit que si certains, lecteurs chéris qui croisent en ces eaux-ci, se sentaient un peu une âme de votant au fond d’eux-même et avaient la bonne idée d’aller voter pour, ce serait par là.

Mais l’affaire est limitée aux commentateurs du net (avec site), ce qui rend dérisoire toute tentative d’ingérence promositoire. Tant pis, tant mieux, tant fout…

Je dis ça, je dis rien, mais je n’en pense pas moins.

Allez, la couv, en aide mémoire.

Vent sombre

Posted in Lecture par Laurent Gidon sur 28 octobre, 2008

Tony Hillerman est mort.

Merci à lui, pour tout.

Pause

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 24 octobre, 2008

On va tenter de parler de choses sérieuses.

J’ai été militaire dans ma jeunesse, comme plein de gars de ma génération (et de celles d’avant). On appelait ça « le service », un mot qui n’a plus vraiment sens, ni dans le publique, ni dans le social, ni même dans le bancaire.
J’aurais pu y échapper, j’y suis allé. Pourtant, j’étais plutôt pacifiste et antimilitariste. Mais comme je voulais étayer mon opinion sur des faits plus que sur des principes, j’y suis allé, et à fond, pour voir de l’intérieur. J’ai fait l’École d’Officiers de Réserve de Saint-Cyr, et comme j’ai eu la chance (avec quand même quelques efforts, croyez-moi) de sortir bien classé, j’ai pu choisir mon affectation : Berlin.

Je ne raconte pas cela pour me faire une prestance, mais parce que cela vient donner un peu de poids à mon propos. La guerre, c’est une connerie, mais parfois il faut la faire… sauf que pas n’importe comment, et pas par n’importe qui. Nos soldats, il faut les considérer comme nos enfants, pour ne pas leur demander n’importe quoi, et les assurer qu’on les suit, qu’on attend leur retour, que ce qu’ils font à un sens, et une fin.

Je pense (et je ne suis pas le seul) que la guerre repose aujourd’hui sur deux principes.
Principe 1 : ceux qui la décident poursuivent des objectifs qui n’ont rien à voir avec les raisons affichées.
Principe 2 : une fois déclenchée, la guerre ne repose plus sur aucun principe, ne respecte aucune règle, fout en l’air tout ce qu’elle touche.

Principe 1
Si vous dites vouloir tuer Ben Laden en y envoyant pour des milliards de dollars en bombardiers, missiles et chars, vous ne voulez pas vraiment tuer Ben Laden : vous voulez faire tourner les usines d’armement de vos copains avec l’argent public. Pour vraiment tuer Ben Laden (c’est un objectif comme un autre), il suffit de convaincre celui qui peut l’embrasser de le faire avec une lame de rasoir entre les dents.
A mon sens, la vraie guerre moderne c’est ça : peu d’hommes, entraînés et motivés, prêts à faire ce que les autres ne peuvent pas faire, mais en comprenant et adhérant aux raisons qui les obligent à risquer leur vie et leur âme (tuer n’est jamais neutre). C’est moins coûteux, moins rentable pour les nantis, mais beaucoup mieux pour tout le reste du monde.

Principe 2
Avant, en France, il y avait les « appelés », des enfants de tout le monde, qui n’avaient pas choisi d’être habillés en vert et alourdis d’un flingue. Lorsqu’on envoyait nos enfants porter la mort et la destruction là où il nous semblait que c’était nécessaire, j’ai l’impression qu’on réfléchissait un peu plus aux vraies raisons. C’était nos enfants, c’était un peu nous.
Ce que j’ai vu à Berlin, la réalité de la vie à l’Est sous le joug soviétique et l’ampleur des moyens réunis pour nous détruire un jour, nous les pauvres petits défenseurs de la liberté et de la démocratie, tout cela m’a motivé plus sûrement que les vibrations patriotiques des discours officiels. J’avais choisi d’être là, mais aucun des gars de m’a section n’avait fait ce choix. Et pourtant, ils voyaient, ils comprenaient, ils adhéraient (et pourtant, je peux dire qu’en tant que gourou, j’étais nul).
Il y avait des appelés à Berlin, mais aussi dans la Finul au Liban, au Koweit pendant la première Guerre du Golfe, et en ex-Yougoslavie. Monsieur et Madame Tout-le-Monde se sentaient concernés par ce que faisaient leurs enfants, les risques qu’ils prenaient, les dégâts qu’ils commettaient. L’armée Française, c’était la France entière, et pas seulement un pseudopode professionnel, dangereux. C’était des gens comme vous et moi, qui partaient en restant un peu normaux. Pas une main qu’on se tranche pour l’envoyer faire le sale boulot sans que l’autre main n’en sache rien, quitte à s’étonner qu’au retour cette main coupée nous saute à la gorge.
Maintenant, on envoie des soldats dont c’est le boulot. Je ne les critique pas, souvent (comme aux Etats-Unis par exemple) ils ont été plus ou moins obligés de s’engager pour s’extraire de la merde où l’incurie des gouvernements successifs les avait maintenus. Ils ne sont plus considérés « comme nous ». Ils sont payés pour obéir sans réfléchir, et surtout sans que nous n’y réfléchissions. Ce qu’ils font ne nous regarde plus vraiment. On suit aux infos, on s’émeut brièvement quand il y a plus de morts que prévu. Et puis ont oublie ce qu’ils font, là-bas, sans notre intérêt ni notre approbation. Mais ils le font, parfois salement, et puis reviennent.

Une guerre n’est jamais une opération de police. Des soldats sous pression, lâchés dans un environnement hostile, feront n’importe quoi pour sauver leur vie, ou tout simplement pour réduire la pression. Moins ils croient à ce qu’ils font, plus ils adopteront d’attitudes méprisantes envers ce qu’ils sont censés défendre. Les comportements aberrants, immoraux, cruels, deviennent la règle de survie physique et mentale de combattants démotivés, floués de leurs idéaux, ou tout simplement traumatisés.

Qui peut partir faire nos guerres d’aujourd’hui, au nom de valeurs, de slogans ou de gouvernements grotesques, et revenir indemne ?

Je sais que dans ce que je viens d’écrire, beaucoup de points sont contestables. Une chose est sûre : de nos jours, une guerre fait d’autant plus de dégâts qu’elle est décidée pour de mauvaises raisons et menée sur place par des jeunes qui y perdent leur raison.

C’est le thème du texte que je suis en train d’écrire. Une nouvelle pour une anthologie déjà citée. Même s’il n’est pas retenu, ce texte restera important pour moi. Il remonte de profond, de mes vingt ans, de ce que j’ai dû faire pour rester saint d’esprit, coincé entre ma fantaisie rieuse et les chars soviétiques.

On ne peut plus, aujourd’hui, se désintéresser de la guerre portée en notre nom par des soldats de métier, aux confins d’un monde qui nous hait de plus en plus. Nos politiques ne suffisent plus à penser et gérer l’ampleur du problème. Il faut que chacun se le réapproprie.

Pour finir, une citation de Vincent Remy dans Télérama :
« Le 7 novembre 2000, 537 voix hasardeuses en Floride suffirent à propulser à la Maison-Blanche un fils à papa, ex-alcoolique, raisonnablement inculte, qui déclencha trente mois plus tard une guerre sur des mensonges ; incapable financer cette guerre, comme le révéla l’économiste Joseph Stiglitz, l’Amérique baissa ses taux d’intérêt pour devenir le pays merveilleux de la vie à crédit ; le dollar plongea, qu’importe puisqu’on pouvait faire des paris à la hausse sur tout, les maisons, le pétrole, le riz, le blé… »

Même lointaine, même professionnalisée, la guerre nous touche. Ne l’oublions pas, et allons en paix.
(tiens, je me suis amélioré comme gourou, non ?)

Fallait pas me chercher…

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 22 octobre, 2008
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Avec un titre comme ça, on sent l’auteur vengeur, principes en bandoulière, qui part redresser les torts à coups de beignes. Mais en fait non.

C’est juste que, depuis bon nombre de mois, traîne dans la communauté des science-fictieux l’appel de Serge Lehman relayé par Gilles Dumay pour des textes qui fourniraient matière à une anthologie d’anthologie (Ha Ha Ha !) : Escales 2010.

Je me fais une très haute idée de Serge Lehman et de Gilles Dumay, tant en termes littéraires que science-fictifs. Ce sont des gars qui s’y connaissent, savent lire et écrire. Bref, j’étais tellement intimidé que je n’osais même pas envisager de penser écrire un texte dans le but de caresser l’idée de peut-être l’envoyer se faire bouler sur le parvis de cette antho cathédrale (rien de moins que l’état des lieux de la SF française).
Et puis, voilà que j’en parle sur un forum, de cette timidité. Et qu’on me secoue sur le thème « c’est pas parce qu’on est nul en science qu’il faut se la pleurer pour pas écrire une bonne histoire. C’est un prétexte, c’est tout, sors-toi les doigts pour les mettre à taper du clavier, fissa ! »
D’autant que dans la discussion, j’avais cité l’exemple d’une idée SF (sur le temps, le principe d’incertitude et la dissymétrie) qui m’avait été démontée par un scientifique avant même que j’aie eu le temps de commencer à l’écrire. Et là, on me dit que cette idée est peut-être contestable, mais qu’elle ne vaut pas rien, que ça dépend du traité, que c’est encore un prétexte pour buller. Jusqu’à Dieu lui-même qui descend par deux fois préciser les questions théoriques que cette idée soulève.

Bref, ils m’ont cherché.

Surtout que hier soir, en lisant mon Tim Powers (Les voies d’Anubis) voilà que je tombe sur cette phrase :
« Quelque chose a percé des trous dans la structure du temps. »
C’était la provoc de trop. Je ne pouvais plus en dormir.

Je me suis relevé, et j’ai frappé comme un forcené jusqu’à trois heures du mat, dopé à l’Aberlour Sherry Cask, avant de retenter le dodo. Et puis à cinq heures, ça me reprend ! J’ai emballé le truc en cravachant jusqu’à vers les huit heures, quand les enfants se sont réveillés (oui, c’est mercredi, c’est bisous au lit). J’avais fini. Avec la fierté : une nouvelle de 23 000 caractères tout chaud pondue. Dans la nuit. Fier. Et avec une idée qui pose des questions à Dieu lui-même. Très fier.

Ensuite…
Ben, j’ai imprimé, j’ai fait lire à ma Douce, comme d’hab. Elle m’a dit que c’était une bouse, que si je parlais comme j’ai écrit ça elle ne m’aurait jamais épousé et fait deux enfants tout blonds. Plus fier du tout. Mais elle a ajouté que l’idée n’est pas si mauvaise. Si je veux bien m’y remettre un peu et faire mon travail correctement, ça peut.

Ce que je vais, promis. Tenez, j’ai déjà changé le titre ; ça s’appellera : « Sale temps ! »

Moralité : quoi qu’en dise Irène, écrire vite et bien c’est trop dur pour moi, même avec du bon single malt et toute la nuit devant.

ça, c’est du bon !

Posted in Lecture par Laurent Gidon sur 20 octobre, 2008
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Il y a dans Le Monde un article où un certain Frédéric-Yves Jeannet voit dans l’attribution du Nobel à Le Clézio une sorte d’insulte à la littérature française.

Bon. c’est son droit et, comme il le dit lui-même, il s’exprime en tant que professeur de littérature et non en tant qu’écrivain, ce qui nous la fait belle mais surtout martelle d’entrée son point de vue de mandarin auto-autorisé. Il s’y connaît, lui, en littérature française, puisqu’il la professe, alors que le jury Nobel ne fait que jurer et se tromper.

Ensuite,  Frédéric-Yves entreprend, par la comparaison de quelques phrases débutant un roman de Le Clézio avec d’autres tirées de « grands écrivains » (Duras, Genet, Faulkner, Kansum), de démontrer combien Le Clézio lui n’est pas un grand écrivain universel et ne mérite que notre mépris (et donc pas le Nobel).

Déjà, je trouve le procédé minable. Réduire le talent (ou non-talent) de quiconque à quelques phrases… c’est nul. Mais Frédéric-Yves est un professeur. Il sait très bien que sa façon de démontrer ne repose sur rien. Alors pourquoi le fait-il ? Peut-être parce qu’il a écrit trop vite, sous le coup de l’énervement. Peut-être parce qu’il a toute une cartouchière d’exemples du même type et qu’il attend qu’on critique ce premier tir pour mitrailler plus large. Peut-être parce qu’il n’a rien trouvé de mieux, et dire une ânerie c’est toujours mieux que rien dans le concert ambiant.

N’ayant jamais lu Le Clézio, je ne vais certainement pas le défendre sur le fond. D’autant que la thèse de Jeannet se défend (le Nobel de JMG va figer la perception internationale de la littérature française actuelle et en occulter tout un pan peut-être plus progressiste). Mais sur la forme, ça me rappelle toutes les âneries qu’on a pu dire ici ou là sur ce qu’est le bon ou le mauvais style, exemples à l’appui, et notamment un petit critique qui s’était fait un nom (d’oiseau) en flinguant tout un recueil par la seule lecture commentée de la première phrase de chaque nouvelle. Je ne connaissais pas M. Jeannet, mais je crois que les présentations faites par le biais de son article vont m’inciter à en rester là.

Dès qu’on dégaine son dictionnaire de citations pour dire « ça c’est bien, ça ça pue ! », je crois qu’on creuse pour se planter profond. Qu’on s’appelle Bégaudeau ou Jeannet, dans le Monde ou ailleurs.

Ceci dit, pour vous faire une idée de savoir si Djeeb c’est du bon ou du mauvais sans vous arrêter à la première phrase, tapez-vous donc un nouvel extrait sur mon Wizzz (vas-y Yann, tire le premier).

Lecteurs / éditeurs : la course au Djeeb

Posted in Djeeb par Laurent Gidon sur 16 octobre, 2008
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Une fois que chacun se sera tenu informé des derniers développements de la crise financière qui nous navre, nous pourrons revenir à une question d’une toute autre importance : qui, des lecteurs qui se régalent (flattons-nous) des extraits en ligne ou des éditeurs à qui j’ai envoyé le manuscrit, oui qui arrivera en tête de la course au Djeeb le Chanceur ?

Pour l’instant, les lecteurs tiennent la corde.

M’est avis qu’ils vont la conserver un moment, puisqu’un nouvel extrait est disponible, en cliquant là.

Messieurs et dames les éditeurs, vous qui vous pressez en nombre sur ce blog, allez-vous laisser longtemps les anonymes jouir de l’aventure sans bourse délier, alors qu’ils pourraient assouvir leur besoin d’émotions livresques et de merveilleux stylisé en achetant cet ouvrage (et alimenter par là même le redressement de toute la chaîne du livre, pensez-y) si vous aviez la judicieuse sagacité de le publier sans attendre ? Hein ?

Mais bon, selon la formule consacrée : j’dis ça, j’dis rien…

Puisque Martin le demande…

Posted in Djeeb par Laurent Gidon sur 14 octobre, 2008
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Oui, Martin Cadeau le demande : comment arrive-t-on à 300 pages de Djeeb, comme ça, il le demande. Et sans bien le connaître, je me doute qu’il s’attend à une réponse.
Et puis il y a Nicolaï Lo Russo, qui écrit ceci sur le blog de Léo Scheer : « Or comment écrit-on un roman ? Dans quelles conditions est-ce que ça naît ? Serait-ce dans le silence ouaté des chambres sourdes, où pendant des mois et sur des tables en noyer, l’angoisse blanche l’y dispute au viscéral ? » Lui, je le connais peu aussi, et je sens plus le côté rhétorique de sa question. Elle n’appelle pas vraiment de réponse, mais esprit de contradiction aidant, je vais m’y risquer.

Donc Djeeb.
Comment ça commence ? (pour « comment ça finit ? » il faudra attendre qu’il sorte en librairie)
Très simplement. Disons que c’est une question de confiance qui percute une envie. Ou l’inverse. Un peu comme : envie d’écrire un truc pour se faire plaisir, et confiance dans sa capacité d’aller au bout.
En fait, je me souviens très clairement l’état d’esprit du début : l’envie de me lancer à poil, sans savoir où ça va, avec la même curiosité qu’en lisant des livres qui ne se prennent pas trop le chou question message, ou illustration de notre condition, ou que sais-je encore, mais m’embarquent dans une histoire pleine d’aventures. Je cite un nom au hasard : Jack Vance.
Voilà, c’est dit : Djeeb est né dans un total esprit Vancien d’embarquement à l’aveugle. Et je ne me suis peut-être pas complètement planté, parce que plein de lecteurs ont fait le rapprochement, tout en ayant l’élégance de ne pas faire la comparaison (Vance ne s’en relèverait pas, Ha Ha, ironique moi !).

Bien sûr, ne pas savoir où l’on va pose des problèmes. On peut se tromper de chemin. Le héros, par exemple, sacré Djeeb : au départ, c’était un petit magouilleur plein de veulerie qui ne comptait que sur sa chance. D’ailleurs, les premiers pas de l’histoire étaient titrés « Djeeb le chanceux ». Mais bien vite, ce guignol m’a déçu et je l’ai transformé. Cela s’est fait en le cognant dans des situations qui surgissaient, quitte à revenir en arrière pour corriger le tir. Il s’est dessiné peu à peu, renforcé, et m’a finalement paru plus tenable en esthète aventurier, qui laisse parfois son goût pour le beau geste l’emporter sur la raison. Un gars comme ça, c’est tout bonheur de le tremper dans les circonstances les plus crispantes. Si je me souviens bien, le premier truc auquel j’ai eu envie de le confronter, c’était de lui faire signer sa propre condamnation à mort et de voir comment il s’en tire. J’ai gardé l’idée au chaud, mais vous verrez… En tout cas, voilà Djeeb : un type qui cherche à échapper au destin qu’il s’est lui-même forgé, juste parce que sur le coup, il trouvait que ça avait de la gueule !

Hop làààà, j’ai un héros, son nom, pas encore son passé, mais ça viendra, ni son avenir, puisqu’il est en cours. Que me manque-t-il ? Une première phrase bien bateau, qui ouvre toutes les portes que j’ai envie de pousser plus tard. Alors j’ai écrit :
« Il y avait dans cette brume quelque chose d’inquiétant qui venait lécher les flancs du navire. »

De la brume (j’étais en plein brouillard, et puis j’en avait déjà utilisé pas mal sur Aria, mais il en restait), un navire (toute l’aventure concentrée dans une coque de noix) et un peu d’inquiétude pour corser. Ça partait bien. J’ai changé plein de trucs par la suite, corrigé, raboté, mais rien à la première phrase. Nickel, la première phrase, elle me plait, elle bouge plus, et toc !

Ensuite, il me fallait un univers à mettre autour du héros, et un Mc Guffin pour l’occuper un peu dans cet univers. C’est venu, petit à petit, à l’usage. Mais c’est la question du rythme qui allait vraiment emballer l’affaire. Le rythme… Tadadaaa ! Et puis le lieu (merci Nicolaï), aussi, inséparable du moment (oui, on n’est pas tout le temps au même endroit, et le lieu où j’étais au moment où j’écrivais le plus gros de Djeeb a joué beaucoup sur la tonalité du récit). On verra ça une autre fois.

Djeeb est très Wizzz !

Posted in Djeeb par Laurent Gidon sur 13 octobre, 2008
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Parce que ceux qui lisent Djeeb en feuilleton (les veinards, ils ont droit à l’intégrale) passent leur temps à me demander la suite,

Parce que je ne peux pas envoyer des fichiers word à tous ceux qui me le demandent,

Parce que je ne me sens pas au niveau pour intégrer les déjà célèbres m@nuscrits de Léo Scheer,

Parce que mettre les mêmes textes en ligne sur plusieurs blog n’a aucun sens,

Je vous invitent à aller lire les extraits de Djeeb le Chanceur que je poste régulièrement sur mon Wizzz.

Il suffit de cliquer là pour commencer et découvrir l’incroyable approche de la cité d’Ambeliane.

En cliquant ici on s’esbaudit à la première prestation artistique de Djeeb.

Quant à sa tentative pour forcer le passage dans les Hauts d’Ambeliane, c’est par là.

Il y aura des suites, allez voir de temps en temps si le coeur vous en dit.

(ami éditeur, toi qui t’angoisses à l’idée que des lecteurs potentiels se gavent à ses extraits, n’aie point d’inquiétude : je compte alimenter leur soif de Djeeb, mais ne pas l’étancher complètement. Bref, contente-toi de lire et publier ce magnifique manuscrit, je me charge ici de la prévente. Merci.

Signé : Don Machiavelo avec une balle dans le pied)

Addenda à la richesse de l’auteur

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 9 octobre, 2008
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Désolé, je ne parle pas de moi en tant qu’auteur dans le titre, mais de tous les auteurs regroupés sur BabelPocket (et dont je ne suis pas, c’est donc de la pub gratuite).

Voilà donc une belle bande de chouettes auteurs qui ont décidé de prendre leur compte en banque par les cornes et vendre leurs œuvres en direct, sous format numérique ou en papier. Ce n’est pas de l’édition à compte d’auteur, c’est… autre chose.

Allez voir, faites-vous une idée, achetez si le cœur vous en dit.

Ce que j’en pense, moi, c’est que la grande foire numérique est en marche et que si personne ne s’occupe d’arpenter et critiquer les initiatives en cours, d’une part elles vont sombrer dans le grand rien (qui ressemble au grand tout mais en plus grand), et d’autres part ceux que ça intéresse vont vite être submergés par le retard pris dans l’exploration de ce nouveau continent.

Une première fois n’est pas coutume

Posted in Non classé par Laurent Gidon sur 6 octobre, 2008
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Martin Cadeau m’a tagué. Je n’aime pas trop ces chaînes qui nourrissent artificiellement la blogosphère, mais comme c’est ma première fois (et qu’un dépucelage à mon âge, ça se fête), je joue le jeu. Donc…

Le règlement, c’est :

– Choisir 5 chansons qui vous ressemblent et dire pourquoi
– Faire une playlist des 5 titres
– Rajouter en sixième position « The Song » :
celle que vous-aimez-d’amour-que-plus-jamais-vous-ne-pourrez-vivre-sans !
– Et taguer 5 personnes de votre choix
Les chanssons:

Gimme Shelter des Stones, parce que, rien que d’entendre les premiers accords je me roule dans cette ambiance sonore comme dans un doudou qui fait chaud partout.
The End, des Doors, en souvenir d’Apocalypse Now et d’un ami perdu.
The needle and the damage done, de Neil Young, parce que le bûcheron a trouvé le ton juste entre colère et compassion.
Hallelujah, écrite par Cohen mais dans l’interprétation de Jeff Buckley, parce que grand frisson même si très mode en ce moment.
Good Evening Mr. Waldheim, parce que Lou Reed n’a pas oublié la musique pour envelopper ce texte drôle à pleurer (mais tout l’album New York mérite vraiment).

Si j’avais eu plus de place, j’en aurais mis plein d’autres, mais il faut bien choisir.

Et « the song » :

My Room, de Van der Graaf Generator, le morceau qui m’accompagne et me fait fondre depuis que je l’ai croisé, voici près de trente (30) ans.
Van der Graaf, c’est ma madeleine à moi (Madeleine, pourquoi m’as-tu fait ça ?!).

Sincèrement désolé pour ceux que je vais choisir, mais bon, c’est juste pour cette fois.

Dans le désordre alphabétique, j’appelle :
Irène Delse
Marco
Christian Cottet-Emard
Leo Scheer parce qu’il ne le fera pas
Et Wrath, pour rigoler

Edit : après une discussion sur le blog de Leo Scheer concernant une chronique de Dahlia, je reviens sur l’aspect « générationnel » de ce tag. Non, ces chansons ne me « ressemblent » pas. Elle me plaisent, m’ont tissé l’affectif de fils joyeux ou tristes, mais rien ne me ressemble, surtout pas une chanson, et c’est tant mieux (pour la chanson en général).

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